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 Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]

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MessageSujet: Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]   Mar 19 Mai - 0:43

Ça avait été plus long que prévu, et plus compliqué. Rien que l'allée avait duré près de quatre heures de vol, plus le temps du déchargement de l'aérostat et enfin, le voyage de retour. Ils étaient partis en pleine clarté et revenaient en soirée. La Tour Mirage était tranquille, à l'atterrissage, et c'est un court silence qui les accueillit une fois les moteurs des trois engins éteints. Aschton avait été le premier à poser les pieds à terre, suivi de près par le massif Rambo, et enfin par Guillaume et Brynn. L'heure était à la bonne humeur et au rire, les quatres sentinelles réunies au milieu des chasseurs immobiles avaient repris comme si de rien la conversation qu'ils avaient entamée en cours de vol. On parlait de rien de bien sérieux, ni de particulièrement intéressant mais, on parlait avec entrain, et les sujets s'enchaînaient spontanément sans laisser place à la moindre interruption.

[...]
-Ça te va pas, de fumer, Aschton.
-C'est pour casser ses airs d'angelot.
-Beeeuh même pas vrai, Rambo! Et depuis quand fumer est sensé aller à certains et pas à d'autres!?
-C'est seulement que, je ne m'imaginais pas que t'étais le genre de mec qui fume.
-Quoi!?! Mais explique-moi, à quels gars ça va, de fumer, alors?
[...]

Guillaume et Rambo s'échangèrent un regard ennuyé, bien qu'amusé en même temps. Tous deux n'étaient pas sans savoir que le blondinet avait sérieusement flashé sur Brynn et, il était clair qu'il profitait du sujet pour alimenter cet échange avec elle, premier qui durait plus de cinq secondes. Quant aux intentions de l'appétissante brune, il ne faisait aucun doute qu'elle se prêtait au jeu par pur amusement, et peut-être aussi pour profiter du fait qu'elle en avait au moins un de conquis. Mais les réflexions du bleu n'appronfondissaient absolument pas la chose jusque là. Lui s'était jusqu'à présent contenté d'un rôle de guilleret auditeur. Sa légèreté était telle que c'était à se demander s'il n'avait pas laissé sa tête dans le cockpit du chasseur, avec tous les souvenirs, bons ou mauvais, qu'elle était supposée contenir. Cependant, les rondeurs de l'unique femme du petit regroupement ne devaient sûrement pas avoir aidé les neurones de monsieur le Second. Mais comment ne pas!?!?! Comment ne pas oser!?! Comment ne pas oser profiter d'une minuscule tranche de seconde pour baisser les yeux et voir, VOIR!!! S'ils étaient toujours là, évidemment. Et ils étaient toujours là... Ah ça pour être là, ils l'étaient bel et bien. Le tissu de la combinaison devait être étiré à son maximum, pour qu'ils soient aussi bien... sculptés.

[...]
-Tu plaisantes! Toi aussi, tu aimes cette musique!? Je croyais qu'il n'y avait que Guillaume, pour écouter des trucs pareils...
-Moi aussi, j'aime bien!
-HA! Laisse-moi rire! Je me souviens très bien de ce que tu disais, l'autre jour. « Faut vraiment être cingl-
-Ça va, ça va! Tout le monde a le droit de changer d'avis...
-Cin quoi, Aschton?
-Siiiiiin...gulièrement cool.
-T'es sûr...?
-On sortira ensemble, un de ces jours, Guillaume. J'adore danser.
-Ah ouais!? Cool.
-Ouep! Cool.
-Moi aussi, j'aime danser...
[...]

Ô délicieuse victoire que celle de la prédatrice qui se sait devenir cible sous le regard de sa proie. Les rôles s'inversent et se renversent, exactement comme elle l'espère, exactement comme elle le désire, parce qu'elle le désire, rien de plus certain. N'avait-elle pas défait de quelques centimètres la fermeture éclair de sa combinaison, tout à l'heure, dans le cockpit? Ne s'était-elle pas fait tout un cinéma en imaginant une panne soudaine, les obligeant à atterrir au beau milieu de nulle part... Rien que tous les deux, perdus et oubliés, avec des heures et des heures à occuper.

-Gellounette!

Mm? Qui? Ah, elle. Et c'est qu'il était content comme un toutou qui venait de voir sa maman, la beau bleu. Abandonnant instantanément les trois autres, brisant carrément le cercle en marchant au beau milieu, interrompant physiquement la conversation, Guillaume avançait vers Gelli, qu'il venait d'aperçevoir près de l'entrée du hangar.

-Ça fait longtemps que t'es là!? Je t'avais pas vue... Ç'a été plus long que je croyais. Franchement ce genre de mission, je vais dire au Chef qu'il se trouve d'autres équipes pour s'y coller. On est les meilleurs, on mérite mieux tu crois pas? Tu verras quand tu reviendras, on ira péter des sales gueules de pirates.

Bon ça y était, l'enthousiasme avait été en parti évacué, Guillaume recommençait à voir un peu plus clair.

-Dis donc, t'as l'air pas mal. Tu t'es bien reposée?

Et qui dit « pas mal » ainsi que « bien reposée », dit une Gelli plutôt en forme, non? Et avec une Gelli plutôt en forme, c'est qu'on peut en faire, des trucs de grands... Le genre de trucs qui nous font regretter de devoir quitter un petit appartement, le matin, après une nuit garnie de frais et bons souvenirs. Bref, pour voir clair, il voyait très clair, effectivement.

Pendant que Guillaume s'occupait de s'informer de sa Gelli, Brynn, suivie d'Aschton, ainsi que Rambo, s'étaient rapprochés pour les rejoindre. La brunette souriait avec une complaisance admirablement bien feinte, amoureusement mangée des yeux sans aucune subtilité par Aschton à ses côtés, alors que Rambo avait visiblement un truc amusant en tête.

-Salut... Gellounette.

Guillaume n'entendait rien, planté face à la Gelli, lui tenant désormais une main, le regard scotché à son visage, un niais de demi-sourire gravé dans sa belle face. Alors Gelli, tu vas bien dit, tu vas bien? On couche ensemble, ce soir? Hein? Hein? Enfin... Si tu veux... S'il te plait?

-Le jeune t'a pas accompagné? Il a pourtant insisté pour rester à la Tour, pour dignement t'accueillir, vois-tu...

« Le jeune? » Jeune comme dans, rouquin et jeune stagiaire qui avait donné l'adresse de Gelli à Brynn? Mais qui, surtout, avait l'adresse de Gelli. Guillaume avait désormais une préoccupation de plus à l'esprit. S'en fut trop pour son sourire de chiot.
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MessageSujet: Re: Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]   Lun 25 Mai - 6:32

Le gars en uniforme tapait du pied sur le sol, nerveusement. Le casque sous le bras, il semblait – par l’odeur plus que par l’apparence – mûr pour une douche. C’était ça les simulateurs d’aujourd’hui, toujours plus performants au niveau émotions. Surtout pour les jeunes étudiants. Quand enfin les portes d’en face s’ouvrirent dans un « ding » plus qu’agaçant pour les habitués, il fit un pas en avant, confiant, avant d’apercevoir que l’ascenseur était déjà occupé. Par une toute petite silhouette, en réalité ! Si il ne l‘avait pas vu tout d’abord, c’était parce que celle-ci semblait se cacher. Toute recroquevillée sur le coté de la cabine, elle étira le cou pour jeter un rapide coup d’œil dans le couloir.

- Sentinelle Peinamps ? Vous n’étiez pas…

Mais elle l’interrompit en posant furieusement un doigt sur ses lèvres. Il sembla comprendre le message et entra discrètement dans la cabine. Une fois que les portes se furent refermées sur eux, Gaëlle poussa un profond soupir de soulagement. Le gars la regardait un peu bizarrement.

- Vous vous cachez de qui ?
- Qu’est-ce que ça shlingue. C’est toi ?

Il jeta un regard un peu gêné à son torse transpirant.

- Heu… Je crois.

Mais il n’avait pas eu de réponse. Et puis il voulait profiter de l’occasion pour discuter avec une vraie sentinelle, pour une fois. Quoique… Il aurait préféré tomber sur une autre que Peinamps.

- Vous n’étiez pas en arrêt ?
- Si si.

Elle leva la tête, prenant un air tout à fait dégagé, pendant qu’il regardait sa cheville, encore bandée, et les béquilles qu’elle était encore obligée d’utiliser.

- Ah ouais… Les pirates.

Elle sourit à demi, pendant que l’ascenseur s’arrêtait dans un dernier sursaut. Voilà de quoi ficher une putain de frousse à ce jeune bleu. On ne se rendait compte des risques du métier que trop tard, le plus souvent.

Avant de sortir, Gaëlle se plaqua encore sur le coté de la cabine.

- Tu vois quelqu’un ?

Il jeta un coup d’œil.

- Non, personne. Mais…
- Merci.

Tel le pirate unijambiste, elle batailla avec ses béquilles un petit moment puis s’extirpa de l’ascenseur avec forces injures. Derrière, les portes se fermèrent une nouvelles fois sur un stagiaire à l’air un peu perdu.

- Gellounette !

Ah ? Ils étaient déjà là ? L’interpellée se redressa, maugréant, pas vraiment fan de ce nouveau surnom. C’était rare qu’elle soit là dans des habits normaux. Tant mieux d’un coté, parce qu’elle avait encore maigri ces derniers jours, si c’était possible. A vrai dire, elle n’avait plus faim, du tout, et quand elle mangeait c’était souvent parce que sa mère la forçait, ou parce qu’elle sentait qu’elle ne pouvait pas tenir debout plus longtemps sans nourriture. Un uniforme aurait affreusement mit en évidence les os pointus qui étaient désormais visibles un peu partout… Pour essayer de cacher ça, elle avait enfilé un pull a col roulé noir, le plus gros qu’elle ai pu trouver. Hélas, n’étant pas frileuse et détestant les vêtements amples, ce dernier était fin et très près du corps.

Bah. Elle s’en fichait après tout que les autres la trouvent laide et toute squelettique. Elle voulait juste éviter d’inquiéter Guillaume, parce qu’elle savait qu’il en aurait fait toute une histoire. D’un autre coté, il l’avait vue la nuit dernière, et pas vraiment habillée… Et il en avait pas fait toute une histoire, de son squelette de Gelli…. Bon d’accord. Elle voulait pas paraître laide à coté de Brynn, qui était plutôt du genre vache à lait. D’un point de vue masculin, il fallait admettre qu’elle était carrément canon, surtout ainsi roulée dans son uniforme, mais Gaëlle observait sa poitrine mise en valeur avec un regard dégoûté. Comment pouvait-elle supporter ces deux mamelles ? Ca devait peser super lourd. Non, vraiment, elle ne parvenait pas à trouver du charme à ces deux boules de chair honteusement moulées dans le tissu couleur ciel…

COULEUR CIEL ??? Ca y était ! Voilà pourquoi elle n’avait pas pu détacher les yeux de cette connasse depuis qu’elle était apparue ! Elle avait enfilé une combinaison bleue. Le bleu qui était normalement réservé à Guillaume. Coup d’œil à Guillaume : même bleu. Et Gelli, en jean et en pull noir, avec ses longs cheveux bruns encore mouillés de la douche de ce matin, un résidu de cerne sous chaque œil…

Maintenant, Guillaume lui tenait la main, un sourire très niais sur le visage. Gaëlle avait l’impression de flotter dans le hangar, alors elle tendit une de ses béquilles à Rambo et enlaça le cou de Guillaume de son bras nouvellement libre. Elle aurait eu l’air encore plus moche si elle était tombée.

- Dis donc, t'as l'air pas mal. Tu t'es bien reposée?
- Heu… Ouais.

Il lui avait fallu un peu de temps pour répondre à ça. Son regard volait de Rambo, à Brynn, à Aschton, à Brynn, à Guillaume. Elle s’accrocha un peu plus fort à ce dernier, qui souriait toujours. Normalement le voir ainsi l’aurait fait sourire aussi, mais elle n’imprimait pas.

- Salut… Gellounette.

Rambo sembla s’attendre à une répartie cinglante, une de celles dont Gaëlle avait le secret, mais elle ne réagit pas, regardant les autres comme un zombi. Un peu inquiet, il tenta de la secouer autrement.

-Le jeune t'a pas accompagné? Il a pourtant insisté pour rester à la Tour, pour dignement t'accueillir, vois-tu...
- Heu… Non. Je l’ai semé.

Un peu rassuré, le géant se mit à jouer avec la béquille, dont Gaëlle suivit les mouvement d’un regard absent.
A ce moment, ledit jeune arriva juste derrière eux, essoufflé comme jamais.

- Gaëlle ! Tu es là ! Je t’attendais en bas, mais tu m’as pas vu et t’es montée tout de suite. J’ai dû prendre les escaliers !

Il semblait très fier de lui. Gaëlle lui jeta un regard, qui sembla lui passer à travers.

- D’solé.

Mais il n’avait pas fini. Très content, il sautait littéralement sur place.

- En fait j’ai pris plus de temps parce que la secrétaire d’en bas m’a donné ça.

Il brandit une grande enveloppe, souriant comme un gamin.

- Et j’ai pas pu m’empêcher de le lire tout de suite. Et… Vous savez quoi ?

Bien sûr, il avait désormais l’attention de tout le monde.

- Ils ont décidé de compléter l’équipe ! Comme Rambo et Aschton ont pas de co-pilotes, ben ce sera Brynn et… et moi !

Il leva les poings vers le plafond, comme si il venait de gagner à la loterie.

- Je suis sentineeeeeelle ! Je suis avec Gaeeeeee…

Rambo le prit alors dans ses gros bras, comme pour le féliciter, mais c’était surtout pour l’empêcher de finir son mot. Brynn avait un peu sursauté, et avait maintenant sur le visage un sourire très satisfait qu’elle essayait en vain de dissimuler. Aschton souriait comme un gamin. Quant à Guillaume… Il dû bientôt sentir que le bras derrière sa nuque n’y était plus. Gaëlle avait glissé sur le sol comme un pantin privé de ses ficelles, ses genoux ayant brusquement décidé qu’ils n’étaient plus en mesure de la supporter.
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MessageSujet: Re: Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]   Jeu 30 Juil - 19:14

Depuis quand les chiots sourient, de toute façon. Un chiot c'est con. Ça pisse et ça fout la merde, dans tous les sens du terme. C'est un tas de poil ignorant qui ne sait que bouffer, dormir et faire chier. Des années de travail forcé et d'argent gaspillé, voilà ce que c'est qu'un chiot. Guillaume n'a donc rien d'un chiot. Non seulement il brille par son intelligence supérieure, mais en plus il est propre, du moins de sa personne, et... il est bleu. Vous avez déjà vu un chiot bleu? Hm? Bon. Voilà.
Le jeune, en voilà un au parfait profil du chiot désespérément nuisible. P'tit con. Si au moins il n'était pas demeuré aussi longtemps dans leurs jambes, mais non, il y était depuis toujours, semblait-il à Guillaume, et y serait peut-être encore un moment, hélas.
En plus d'être assailli par de si sombres pensées, le pauvre Second, il avait faim et aussi il avait soif... Et aussi ça lui grattait sous le pied et il avait envie que sa Gelli elle lui dise qu'il était le plus beau bleu de l'univers et... Et qu'elle se trempe dans un bain de chocolat fondu et qu'ensuite elle se roule dans des noix et qu'elle se meuve au rythme de cette chanson débile qu'il aime tant. Mais sa Gellounette, se prit-il à soupçonner, s'appuyait davantage sur lui qu'elle ne s'y collait. Plus loin qu'elle ne l'était concrètement, Gelli lui sembla hors de portée, et il n'aima pas. C'était bizarre, inconfortable et inhabituel. Sa Gelli était toujours là pour lui, avec lui, paré de son sourire ou de son sale caractère, qu'importe, elle était là d'habitude, alors que maintenant, non. Guillaume avait beau tenir la main de Gelli, il avait, en vérité, l'impression de n'en tenir que son ombre.

- Gaëlle ! Tu es là ! Je t’attendais en bas, mais tu m’as pas vu et t’es montée tout de suite. J’ai dû prendre les escaliers !

Le regard concerné de Guillaume, du visage de Gelli glissa vers la bouille de gnome du jeune. Ce type ne deviendrait jamais Sentinelle, se dit-il en guidant inconsciemment sa main vers la taille de Gelli, il était beaucoup trop gamin. Il finirait comme une de ces trop jeunes Sentinelles, tuées prématurément, bêtement, une proie facile pour n'importe quel pirate, une vie de gaspillée, une autre. Parce que ouais, qui sait, il aurait pu faire... Commis dans un fast food, par exemple. Il avait la tête de l'emploi, en plus.

- En fait j’ai pris plus de temps parce que la secrétaire d’en bas m’a donné ça.

Guillaume s'empara de l'enveloppe sans demander et alla pour l'ouvrir, constatant aussitôt qu'elle avait déjà été décachetée. Il leva les yeux vers le rouquin, visiblement mécontent.

- Et j’ai pas pu m’empêcher de le lire tout de suite. Et… Vous savez quoi ?

Mais pour qui il se prenait, ce morpion? Se rendait-il seulement compte qu'il avait devant lui le Sous-chef de la Brigade?! C'était clair que non, et c'était d'autant plus exaspérant, et frustrant.

- Ils ont décidé de compléter l’équipe ! Comme Rambo et Aschton ont pas de co-pilotes, ben ce sera Brynn et… et moi !

Pas l'ombre d'un sourire n'étira les lèvres du Second. Il avait renfilé son rôle de chef, prêt à donner une leçon à celui qu'il considérait toujours comme un stagiaire, paré déjà de cette impitoyable attitude qui lui avait jadis aisément fait gagner à la fois respect et autorité sur ses subalternes. Mais le terrible Vollmer n'eut point l'occasion de faire usage des mots qu'il gardait en réserve pour ces grands moments, freiné par le geste de Rambo qui s'empara de sa cible. Il ne dit donc mot, refermant la bouche, interrompant le pas qu'il avait entamé, légèrement déstabilisé. À peine sa main nichée au creux de la taille de Gelli avait-elle achevé de s'éclipser qu'un bruit sourd le fit tourner la tête.

Avec sa chute était tombé sur eux un silence, que Guillaume ne tarda pas à briser, renonçant automatiquement à son impérieux élan pour plutôt se précipiter à la suite de Gelli, pour la suivre dans sa chute et s'accroupir à ses côtés. Il ne dit mot, glissa son bras droit dans son dos, le gauche sous ses genoux et la souleva en se relevant.
Alors que Guillaume se dirigeait vers l'extérieur du hangar, derrière lui les suivaient des yeux le reste de l'équipe. Brynn avait engagé le pas pour les suivre, pour se rendre utile, évidemment, mais Aschton l'avait retenue doucement. Rambo avait reposé le jeune parterre et ce dernier, levant d'abord les yeux vers le molosse avant d'oser quoi que ce soit, comprit, malgré sa déception, qu'il valait mieux rester où il était.

Guillaume avançait dans le couloir d'un bon pas en tenant toujours solidement Gelli dans ses bras, décidé à la laisser poser pied à terre uniquement quand il le voudrait. Il était muet et arborait un air fermé, l'air de quelqu'un qui gardait le silence pour éviter de laisser transparaître sa pourtant pas moins évidente irritation.
Le transport prit fin devant une porte sur laquelle on pouvait lire, sur une mince plaque métallique : Sous-chef de la Brigade Anti-piraterie, et juste au-dessous, Guillaume Vollmer. Le bureau de Guillaume n'était pour lui qu'un lieu où il avait habitude de faire halte que brièvement. La pièce servait visiblement peu, vu l'état dans lequel elle se trouvait, c'est-à-dire impeccable. Trois fauteuils, un derrière un bureau de bois, les deux autres devant, une patère, une lampe au plafond, une autre sur le bureau près d'un écran éteint, un classeur dans un coin, une petite table près d'un mur, une causeuse dans un autre coin, une fenêtre, l'ensemble sobrement décoré, carrément impersonnel.

Gelli fut posée sur la causeuse. Quant à Guillaume, il se dirigea derrière son bureau et il ouvrit un tiroir, duquel il sortit un sac de mélange de fruits séchés et de noix, dans lequel il ne restait presque plus que les fruits séchés. Il revint vers Gelli et laissa tomber le sac sur ses genoux. Croisant ses bras, il demeura planté devant elle, et prit finalement la parole.

- Je veux pas que tu reviennes à la Tour tant que tu ne seras pas complètement guérie.

Parce qu'il avait eu peur, et qu'il ne s'y attendait pas. Il ne voulait plus avoir peur, c'était chiant.
Pourquoi était-elle venue si elle n'était pas bien? Évidemment qu'elle n'était pas bien, pour s'être effondrée comme ça... Pourquoi fallait-il qu'elle prenne toujours des risques!? Ne savait-elle pas? Ne comprenait-elle pas? Elle ne devait pas vouloir comprendre, elle était Sentinelle, après tout, qui plus est Gelli. Et elle était un peu comme lui, au fond... Reste que ce n'était pas pareil, ça ne l'est jamais. Et elle n'écouterait pas, elle n'écoutait jamais, n'en faisait qu'à sa tête... Sale tête de cochon.

- Je te l'interdis.

Il l'avait dit d'un ton ferme, mais avait baissé les yeux, et restait là devant elle, muré dans son air renfrogné.
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MessageSujet: Re: Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]   Mar 4 Aoû - 13:34

[Houuuuuloulou ! Réveil difficile ! C'est nul, bouh c'est nul ! Je fais mieux à la prochaine, je te jure crache.]

Saleté d’adrénaline. Le cœur de Gaëlle avait tout simplement beuglé « nooooooon » comme si on venait de lui annoncer qu’un grand type en noir était son père. Elle avait senti le palpitant s’insurger dans sa cage thoracique, rebondissant furieusement sur les parois… Toute force l’avait alors abandonnée, à la gravité. Cruelle… Surtout qu’elle n’eu pas le temps de profiter de ce providentiel repos, déjà ses yeux se rouvraient en demi lune. Tout le monde la regardait d’en haut, du genre « what the f…. », du coup elle les referma, les yeux. C’était mieux dans le noir. Dans le silence, elle sentit les bras de Guillaume l’entourer et la soulever. Elle n’eut pas besoin de ressentir son léger tremblement pour affirmer qu’il était en colère. Et merde… Elle aurait pensé être plus vaillante que ça, c’est sûr. Là elle sentait venir le savon du second à une vitesse ahurissante. Avec un peu de chance il ne remarquerait pas si elle continuait de faire semblant de dormir…

Le trajet jusqu’au bureau – elle savait qu’il irait dans son bureau – lui paru bien trop court. Sous ses fesses se fit bientôt sentir le coussin pas très moelleux de l’espèce de truc que Guillaume appelait une causeuse. Là, enfin, elle refit surface, pour darder sur lui un regard à la fois coupable et hargneux, histoire qu’il ne soit pas trop dur.

Mais il le fut. Négligeant le paquet de fruits secs qu’il lui balança sur les genoux, elle se redressa jusqu’à s’asseoir et pris un air pas content.


- Ok.


Ok ? Ca voulait dire « enclenche l’alerte cyclonique » et non pas « d’accord ». Depuis quand lui donnait-il des ordres ? Bon, il était son boss, mais quand même… En vol elle pouvait comprendre, mais là, non. De plus, il était le mieux placé pour savoir que Gaëlle, ben… c’était Gaëlle. Et que, de fait, elle faisait à peu près tout ce qu’elle voulait, quand elle voulait. Il devait être en train de réfléchir à ça, pas vrai ? Du genre, se dire qu’il était con. En tout cas, il aurait dû.


- Tu ne veux pas que je revienne ici… Très bien. Ca tombe bien, moi aussi j’ai quelque chose à t’interdire.


Gaëlle croisa les bras sur sa poitrine, se privant de deux points d’appui indispensables. Du coup, le haut de son corps tangua un peu, mais qu’importe.


- Je ne veux pas que tu acceptes ces deux rigolos dans l’équipe. Et je ne veux pas non plus que tu montes encore dans ton chasseur avec cette salope.


C’était le duel des yeux. Et puis au bout d’un moment, quand même, Gaëlle tendit le bras pour s’emparer du paquet. Elle connaissait plus ou moins ses limites… Un bout de pruneau eu sa préférence, et se fit mordiller pensivement. Les choses avaient pris un tour qui ne lui plaisait vraiment pas. Il était hors de question de bosser avec le rouquin, et encore moins avec Brynn. Pourquoi les événements se compilaient-ils ainsi, de sorte à ce qu’arrive exactement ce qu’elle redoutait ? Farce de l’administration ? Punition des Dieux ? Ou pire, sombre dessins du destin. Ca devait être ça. Le destin voulait que Guillaume finisse avec Brynn, alors il faisait en sorte de lui faciliter les choses.

Un peu crétin, le destin, quand même. Il aurait dû compter sur Gelli, qui pour sûr ne se laisserait pas faire comme ça. Et même se dresser contre cette entité douteuse ne l’effrayait pas le moins du monde. Il n’y aurait NI cheveux roux NI énorme poitrine dans SON unité. Et encore moins une énorme poitrine BLEUE. Gaëlle releva les yeux vers Guillaume. Bon sang, qu’est ce qu’elle l’aimait. Qu’arriverait-il à Brynn si celle-ci osait le lui voler ? Pour sûr, la brunette ne serait pas du tout en sécurité… Fallait pas compter sur le self control de Gaëlle, jamais. Maintenant qu’elle avait couché avec son bleu, il y avait quelque chose de plus entre eux. Genre… Une complicité supplémentaire, si c’était possible. Des sous-entendus dans chacun de leurs mouvements. Un désir beaucoup moins bien dissimulé.

Gaëlle tendit la main pour attraper la celle de Guillaume. Il était tout chaud.


- Je vais bien en fait. C’est juste que j’avais envie qu’on soit seuls tout les deux. T’as vu ça a marché !

Genre il était assez con pour tomber dans CE panneau là. Mais sait-on jamais… Guillaume avait jamais été très fut fut pour ce genre de choses. Peut être qu’il penserait à AUTRE CHOSE et que cette AUTRE CHOSE chasserait de son esprit tous les doutes qu’il pouvait avoir. Et puis, elle était confo cette couveuse pas vrai ? Ah non, merde, causeuse.
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MessageSujet: Re: Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]   Lun 10 Aoû - 8:25

C'est toujours plus agréable, enfin, moins pénible, de chicaner plutôt que de se faire chicaner. En relevant les yeux vers Gelli, Guillaume avait croisé ses bras. Bla bla bla bla, ça y était, elle entamait sa chanson. Plusieurs fois il s'en manqua de peu pour qu'il l'interrompe. T'as pas le droit de me chialer dessus, grosse patate, c'est à moi, ce bureau de merde, c'est à moi, le titre de Second, songeait-il bêtement en serrant les dents, déterminé à soutenir le regard de démonne de Gelli. Il songea également à reprendre la parole pour lui dire que Brynn n'était pas une salope, mais finalement en y réfléchissant une petite seconde de plus, il en était venu à la conclusion que cet argument n'avait tout simplement aucun poids... Alors il se tut, une fois que Gelli sembla en avoir terminé, et il renifla un bon coup en se frottant le nez avec le dessus de sa main. L'envie de cogner quelque chose lui brûlait les poings et les pieds. Avec ses pieds de métal il aurait put frapper assez fort dans le mur pour le trouer. Ça aurait fait du bien, ça. Ou encore il aurait put se débarrasser de cette petite table stupide en la tapant bien fort avec ses deux poings, bang, juste là dans le milieu, et elle aurait fendu en un rien. Une dizaine d'années plus tôt il l'aurait fait sans même prendre le temps de réfléchir avant, tout simplement emporté par l'impulsion, et après il se serait senti bien. Mais maintenant il était vieux, vieux et beaucoup trop sage, c'était dur à supporter, souvent, et il devait ravaler sa colère, parce qu'il avait du mal à l'exprimer autrement que physiquement. Voilà pourquoi c'était si satisfaisant, d'assommer des pirates.
Ses bras s'étaient décroisés, sans vraiment qu'il n'y songe, et tranquillement les tremblements, à peine perceptibles mais tout de même de la partie, s'étaient apaisés. Guillaume respirait à nouveau, le silence avait étouffé la violence, se resserrant sur elle jusqu'à la reclure dans un petit coin du coeur du bleu. Un petit coin de plus de pourri.

Ce n'est que lorsqu'il sentit la main de Gelli enserrer la sienne qu'il la regarda de nouveau, occupé qu'il avait été, ces dernières secondes, à se contenir. Encore une fois il ne dit mot, dardant plutôt sur elle son regard un peu confus. Les liens avaient du mal à se faire. Il fronça les sourcils, regarda ailleurs avant d'en revenir à Gelli et de s'en approcher d'un pas. Ses jambes se retrouvèrent de chaque côté de celles de Gelli et, lâchant sa main, il se pencha pour la prendre par les épaules et la redresser. Sans la lâcher il la fixa un instant, puis laissa son regard errer un moment avant d'en revenir à elle. Elle changeait de sujet. (Ah, tiens!) Et lui... Il avait ce tas de pensées qui remuaient dans sa tête, ces phrases qu'il aurait put, et voulut, lui dire. Il aurait voulut lui expliquer, lui dire pourquoi il était en colère, lui dire qu'il s'inquiétait pour elle, comme un gros con, et que c'était angoissant, qu'il n'avait pas l'habitude de s'en faire pour quiconque excepté lui-même, pas comme ça en tous cas. Lui dire, aussi, qu'elle était stupide de s'en faire pour Brynn et le jeune, que ça le faisait chier aussi, parce qu'il n'avait pas eu son mot à dire, mais pas uniquement pour ça...

Plutôt, il avait chaud, et si chaud que la buée lui montait à la tête et du coup, tous ces mots s'effaçaient, disparaissaient dans un brouillard épais, confortable d'ignorance. Guillaume n'avait plus à s'expliquer, à parler, parce qu'ils n'avaient soudainement plus les moyens pour le faire. Il pataugeait dans le noir, mais ses yeux rencontrèrent repère à s'accrocher, une bouche. Deux lèvres l'appelaient, et il répondit à l'appel sans tarder, se penchant vers le visage de Gelli pour l'embrasser en fermant les yeux, définitivement à l'abri de la réalité, pour quelques secondes.
Aaah... Ne goûtait-elle pas un peu le chocolat? N'y avait-il pas eu, dans ce sac, quelques arachides enrobées de ce divin cacao? Peut-être s'étaient-elles lubriquement frottées contre ce laideron de vieux pruneau qu'avait ingurgité la Sentinelle Peinamps...? Sentinelle Peinamps bien moulée dans sa combinaison, cigarette au bec, les cheveux dans le vent, ses yeux de vile séductrice rivés à lui, le déshabillant de tout ce qu'il est. À nu le Guillaume, voué aux bons soins de sa terrible Gelli. Quelle boîte à fantasmes que le grand bleu... Il se laissait couler dans ce baiser, absorbé par le fou désir que lui intimait son corps brûlant. Des épaules de Gelli les mains du bleu se rendèrent en glissant à sa taille, de laquelle elles s'emparèrent, une à la fois, de laquelle Guillaume se rapprocha, appuyant un genou sur le siège de la causeuse. Ses hanches n'aspiraient plus qu'à retrouver celles de Gelli, mais il maintenait tout de même une distance entre eux, parce que sinon...
Sa main gauche s'aventura sur la poitrine de Gelli, vaguant sur le tissu noir de son col roulé de plus en plus vigoureusement et c'est avec toujours plus de passion qu'il l'embrassait. Il ne pourrait bientôt plus s'arrêter, les images s'enchaînaient dans sa tête à une folle vitesse, alimentant son désir, le faisant oublier tout le reste.

Bip-bip Bip-bip

Guillaume ne s'arrêtait pas, au contraire, il commença à s'en prendre au pantalon de Gelli.

Bip-bip Bip-bip

L'attache défaite, la fermeture éclaire abaissée, les mains du bleu plongèrent sous le pantalon, sous la petite culotte.

Bip-bip Bip-bip Biiiiiiiip
-Guillaume? Guillaume tu es là?

NON! RACCROCHE!

-Guillaume si tu es là, s'il te plait répond. Je t'ai appelé à la maison, mais il n'y avait pas de réponse... J'en ai seulement pour une petite minute... Guiiiillaaauuume...!

Frustré, totalement freiné par cette voix qui venait du répondeur du téléphone sur son bureau, il se redressa vivement en abandonnant Gelli sur la causeuse, elle et les délicieuces minutes qu'il s'apprêtait à vivre.

-QUOI!?

Il avait appuyé sur la touche « haut-parleur » violemment, et faisait dos à Gelli, les mains plaquées sur le bureau, crispées, aussi raides que tout son corps l'était subitement devenu. La même voix haut-perchée et au ton hautain du message retentit dans la pièce.

-Je te dérange?
-Oui!
-Qu'est-ce que tu faisais?
-Ca te regarde pas!
-Guillaume Alexandre Vollmer, quelle manière ingrate de t'adresser à ta mère!
-Mais qu'est-ce que tu veux, à la fin!?
-Rhooo Guillaume! Y'a quelque chose qui cloche, mon chéri?
-... Non.
Tentant de se ressaisir, il se râcla la gorge avant de reprendre d'un ton qui se voulait aimable et qui, bien que totalement faux, sembla contenter madame Vollmer.
-Je... Je suis très occupé, ces temps-ci.
-Je vois. Excuse-moi de te déranger, alors. Je voulais seulement m'assurer que tu pourras assister à la fête d'anniversaire de ton père.
-C'est quand...déjà?
-Guillaume!
-Ben quoi!?
-Demain mais la réception aura lieu après-demain. Arrive à 17h.
-17h!?!
-17h30 alors!
-Mais maman!
-18h maximum! N'oublie pas de lui apporter un présent!
-Quoi?
-Trouve quelque chose!
-Mais...
-Suffit! Aller je raccroche. À bientôt. ... Et soit à l'heure! Rugit la voix avant que la ligne coupe.

Guillaume demeura un instant immobile devant l'appareil, consterné. Enfin, il ferma la ligne à son tour et se retourna vers Gelli. Adossé contre le bureau, bras croisés, il l'observa sans bouger. Le sourire lui vint rapidement en coin de bouche, malgré lui, il ne parvint pas à s'en cacher et à demeurer fâché, comme il le souhaitait, bêtement certes, mais quand même, orgueil obligeant, ou quelque chose comme ça.

-P'tite cochonne... Tu peux vraiment pas te passer de moi... marmonna-t-il.

Après l'épisode du sourire retenu vint celui de la moue. Guillaume décroisa ses bras et revint vers la causeuse en traînant les pieds.

-Ca te dit, une soirée chez les vieux? Hub' fête ses... euh... je sais plus. Y'aura des grosses pointures et des imbéciles de la Haute mais, y'aura aussi du champagne.

Il se laissa mollement tomber à côté de Gelli, bien calé dans le petit canapé.

-Punaise ma mère ce qu'elle peut être chiante t'as entendu!? Non mais! Elle me parle de la même manière depuis que j'ai 5 ans j'te jure! Pff... 18h mon cul, j'y serai quand je voudrai à c'te fête de cons...

Où donc était passée sa folle envie de se laisser aller, une fois encore, à l'impudique conquête des contrées gelliennes? Sa mère était partie avec, en tous cas pour l'instant. Et pour ce même instant, Guillaume n'avait plus en tête que cette réception qui venait de s'ajouter à son agenda imaginaire. Quelle agréable soirée en perspective, n'est-ce pas Gellounette?
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MessageSujet: Re: Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]   Ven 14 Aoû - 11:51

Hameçonné le Guillaume. Et d’une main de maître qui plus est… Gaëlle savoura sa victoire et les lèvres de son bleu, en même temps. Même si elle le connaissait mieux que bien, c’était pas tous les jours qu’elle arrivait à le faire aller là où elle voulait… Il était comme elle, un peu, très libre et plutôt timbré. Mais là, elle avait vraiment besoin qu’il fasse ce qu’elle lui disait. Les hormones du bleu, c’était comme des petits chasseurs sans pilote qui volaient tout azimuts dans sa tête (et ailleurs…) pour le pousser vers les pires folies. La dernière en date étant la nuit dernière, la seule que Gaëlle ne lui reprocherait jamais. Au souvenir de cet instant brûlant, elle enlaça son compagnon à couleur de cheveux douteuse d’un mouvement pressant qui lui rappela douloureusement qu’elle n’était pas encore tout à fait réparée. Peu importe, elle l’avait fait hier, aucune raison pour que ça ne marche pas aujourd’hui.

La combinaison de Guillaume était déjà dézippée sur jusqu’en bas et retroussées sur ses épaules, dévoilant le haut de ses Ô combien fantasmables tatouages, lorsque le téléphone commença à sonner. Tout comme le second, Gaëlle ne s’en formalisa pas outre mesure. Des années qu’elle rêvait de se faire Guillaume, juste *ici* précisément sur *cette* causeuse. Hors de question de laisser un quelconque abruti lui gâcher ça. En plus c’était bien possible que ce soit cette connasse de Brynn qui les appelait de l’administration pour rappeler à Guillaume qu’il avait un rapport à faire, ou quelque chose du genre. Se laissant elle aussi emporter par la danse enfiévrée sur laquelle voguait déjà Guillaume, elle détourna la tête et embrassa son épaule décorée avant de mordre cette peau si chaude qui la rendait dingue. Il lui donnait une faim de loup, à la toucher comme ça. D’un autre coté, c’est pas comme si elle ne l’avait pas cherché… Elle sentit la main du bleu se frayer un chemin vers son plaisir, à coup de féroces déboutonnages. Ses paupières se fermèrent de délice alors qu’elle s’autorisait à peine à penser à ce qui allait suivre…

Mais non, c’en était trop pour Madame Vollmer, qui décida de les couper à ce moment là. D’ailleurs Gaëlle eu besoin de quelques secondes avant de capter qu’il s’agissait de sa belle-maman – de longue date. Une nana un peu coincée qu’elle aimait bien provoquer à cause de ses réactions marrantes, même si, bon, c’était la maman de Guillaume, ce qui lui conférait un certain statut dans l’estime de Gaëlle. Aujourd’hui pourtant, elle ne pu s’empêcher de la maudire, toujours avec sa délicatesse légendaire.


- Foutre.

La chaleur Guillaumesque, déjà, s’éloignait. Trop rapide tout ça, bien trop rapide pour notre petite Gelli qui fit une grimace dans le dos de Guillaume. Quelque chose qui aurait pu ressembler à une belle-mère, mais il fallait beaucoup d’imagination. C’était dégueulasse de lui faire ça, à elle. Toute frustrée qu’elle était, elle suivit les premières répliques de l’échange en se crispant sur la couveuse, avant de comprendre qu’elle ne pourrait plus rien tirer de son bleu après ça.


- Foutre, foutre, foutre.


Pas la peine de s’y attarder, elle n’en tirerait qu’un agacement plus grand encore. De nouveau correctement habillée et assise sur ce qui aurait pu être leur sulfureux lit d’amour, elle reprit un souffle plus profond, toujours concentrée sur la conversation du second avec sa mère. Une réception, hum… Putain, elle aurait bien aimé se taper Guillaume quand même !

- Saloperie. Merde. Fait chier.

Raaah, une cigarette ! Elle enfonça rageusement sa main dans la poche de son jean (qu’est ce qu’il fichait encore là lui !) et en sortit un petit paquet cartonné tout raplapla, dont elle réussit à extraire avec peine une longue et fine cigarette un peu tordue. Quelques secondes supplémentaires de bataille acharnée furent nécessaires pour dégoter le briquet, calé dans l’autre poche. Il n’y avait que ça pour calmer Gelli à ce moment là. D’ailleurs ça se voyait, elle dardait de nouveau sur Guillaume un regard mauvais. Quelle chieuse.

- Bien sûr que si que je peux très bien me passer de toi. J’ai juste pas envie, c’tout.

Fallait pas la prendre pour une cruche non plus. Elle le foudroya encore une ou deux fois du regard avant de tirer sur sa clope d’un air plus ou moins satisfait. En apparence seulement. Si il avait su l’ampleur du feu qu’il venait de réveiller dans les entrailles de sa Gelli, Guillaume se serait enfui très loin. Heureusement que la sentinelle (elle, pas lui) était un modèle de self control. N’est-ce pas.

- Hum… On se fait toujours chier aux soirées de ta mère.

Genre, comme si elle était invitée souvent. Ca avait dû lui arriver deux fois, et encore la deuxième fois elle était partie au bout de dix minutes parce que… Un, elle avait pas pu cloper parce qu’un vieux monsieur moche et riche ne supportait pas la fumée ; deux, belle maman avait crisé en voyant l’état des cheveux de son fils (genre elle se souvenait plus qu’ils étaient bleus) ; trois, y’avait plus de petits fours et les deux supers sentinelles avaient la super dalle. Ils avaient jarté de là vite fait et avaient finis dans un fast food avec Kriss et deux de ses copines. D’ailleurs Guillaume avait fini par s’en faire une. Ou bien les deux, Gelli ne savait plus. Sa mémoire était excellente, mais sélective, ce qui l’arrangeait bien.

- Et bordel, me parle pas de champagne. C’est dégueulasse ce truc, et tu sais très bien que j’aime pas les bulles.

Gaëlle était plutôt vodka, et encore, occasionnellement. En fait, Gaëlle était plutôt tabac. C’était son sirupeux à elle. Et au moins elle ne perdait pas la tête avec ça. Quelle horreur de laisser vagabonder ses neurones comme ça, comme si on pouvait s’en passer.

Voilà, maintenant qu’elle avait pensé au champagne, elle avait envie de dégobiller. Nauséeuse, elle expira la fumée qu’elle avait dans les poumons pour porter une main devant sa bouche. Et merde, il allait encore croire qu’elle allait mal. Mais NON elle allait bien, très bien même, c’était juste qu’avaler quelque chose, ces derniers temps, lui paraissait incroyablement incongru. Pour faire passer plus vite son petit moment d’inconfort, elle laissa tomber sa tête en arrière, qui percuta doucement le mur dans un « thumb » témoignant bien que sa tête était loin d’être vide.

Le bleu était revenu s’asseoir à coté d’elle tout en crachant sur sa mère, rien de très surprenant. Gaëlle ne lui sauta pas dessus – à elle aussi ça lui était passé – et resta sans bouger, son pied valide tapotant nerveusement le sol. Ses béquilles étaient restées dans le hangar, mais ça ne l’inquiéta pas. Elle pouvait compter sur le second pour la supporter *encore* un trajet.


- J’ai besoin de faire du sport. Ca sera rigolo de jouer à saute-moumoute avec les copains de tes vieux.

Elle tira une dernière fois sur sa cigarette, puis écrasa le mégot dans le pot de la malheureuse plante verte qui passait par là. Captant le regard de Guillaume, qui disait clairement « espèce de sale cochonne », elle consentit à faire un effort. Par respect pour la plante verte. Avisant une corbeille à papier à coté du bureau, c'est-à-dire à deux (bons !) mètres de là, elle arma son bras et… tira. Ce fut pathétique. Le mégot ne plana même pas, et s’écrasa presque à ses pieds. Le mouvement de Gaëlle avait été… exceptionnel de nullité. Elle-même perplexe quelques secondes devant la faiblesse son geste, elle resta conne un moment avant de tenter de rattraper le coup.

- Ouaiiis juste devant le pied de la table ! T’as vu !


Elle leva le pouce de la victoire, assez peu convaincante en vérité. Elle n’avait jamais été très bonne actrice.
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MessageSujet: Re: Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]   Mar 18 Aoû - 3:45

-Mouais...

Saute-moumoute avec les copains de ses vieux? Ça faisait longtemps.
Maintenant qu'il avait réglé le compte de sa mère, Guillaume perdait de l'assurance. Son âge ne pourrait plus justifier ses conneries. S'il agissait en con, désormais, c'était par choix. Enfin, ça l'avait toujours été seulement là, on dirait que c'est par choix, on le croirait, et alors on en viendrait à la conclusion que le fils unique des Vollmer est un petit con de Sentinelle qui sait pas se tenir. Mais qu'est-ce qu'il en avait à foutre, de ce que les vieux croûtons d'amis de ses parents diraient de lui!? Rien. C'est ce que ses parents diraient de lui, qui était plus chiant. Son père ne l'emmerdait pas, c'était sa mère. Hubert Vollmer était même plutôt intéressé par le style de vie libertin, comme il le disait, de son fils. Peut-être en avait-il secrètement rêvé. Sans doute, même. Guillaume n'avait jamais réalisé, jusqu'à aujourd'hui, à quel point son père avait souvent fait montre d'un grand intérêt pour ses activités. Et ben... Qui l'eut cru, Hub' était un libre penseur refoulé, vivant dans l'ombre d'une femme qui voyait la vie comme un téléroman à l'eau de rose. La vie était un drame quotidien, ou alors un miracle quotidien, avec Corélienne. Et quel prénom de merde elle avait.

Du fond de sa superbe causeuse, Guillaume regardait sa Gelli viser la corbeille avec son mégot. Il baissa les yeux vers ses fesses. Il avait déjà vu son père mater le popotin de sa Gelli, une fois qu'il l'avait amenée chez lui. C'est vrai que quand même, elle avait un joli petit c

-Wow. T'es nulle.

Il regarda la corbeille, le mégot, puis la corbeille à nouveau et enfin Gelli.

-T'as raison, t'as besoin de faire du sport. Et Hub' sera content si tu viens. Je parie qu'il fantasme sur toi.

Guillaume recommençait à loucher, bah à regarder là, en bas, et cette fois il tendait la main également, mais sans toucher, pas encore. Faut croire qu'il ne voyait vraiment que ce qu'il voulait voir, ou alors qu'il ne prenait tout simplement pas conscience que sa Gelli n'avait pas la super forme. Lui il avait la super forme. Plus que des cicatrices, presque, il ne sentait plus rien de toute façon, si ce n'est cette force d'étalon qui lui coulait dans les veines, partout. De la virilité à l'état pur, ça revenait aussitôt qu'il ne pensait plus à rien, parce que penser à rien rimait tout simplement à céder toute la place à ça, il avait besoin de s'exprimer. À travers les gémissements de Gelli, idéalement. Elle avait beau visiblement avoir quitté le mode réceptif à ses besoins de mâle en rut, il n'y voyait rien, son cerveau lui intimait que le champ était libre et qu'il suffisait de se jeter dans la gueule de la bête, que c'était inévitablement ce qu'elle attendait, comme absolument tous les spécimens féminins de cette planète, exception faite de sa mère. Et de ses grand-mères, si elles étaient vivantes...

-Gelli...

Maintenant il la touchait, parce qu'il s'était rapproché jusqu'à se retrouver collé contre elle. Il avait passé une main dans son dos pour venir lui prendre la taille et de l'autre, il lui caressait la cuisse, tout ça en fixant sur les lèvres de Gelli, après lui avoir avalé du regard la poitrine, un regard denué de toute subtilité ou pudeur. C'était presque innocent, tant ses pensées se concrétisaient dans ses yeux gourmands sans la moindre entrave. Les siennes de lèvres étaient même demeurées entrouvertes avant qu'il ne poursuive.

-Euh...

Trop difficile de se concentrer. Déjà tous ses neurones surchauffaient parce que la main qu'il avait glissée dans son dos passait désormais de la taille de Gelli, au dessous de son chandail, à son soutien-gorge, et au dessous de son soutien-gorge. Il aurait bavé. Mais il n'en fit rien. Il avait quelque chose à dire et il le dirait, sans pour autant abandonner sa tentative de reprise de ce qu'il avait entamé plus tôt, mais tout de même. Se concentrer sur ses yeux, en voilà un pas mal, de truc, pour se revigorer quelques neurones.

-Je vais parler au boss, pour l'équipe... Et... Et tu seras mon co-pilote...

Quand? Pas nécessaire de le préciser. Brynn était douée, ils avaient besoin de quelqu'un de doué, Gelli aussi l'était, mais en attendant, elle ne valait pas grand chose, anti-piraterie parlant parce qu'évidemment, à d'autres niveaux...

-Guillaume? ... Désolée. (pas le moins du monde...) Je passais seulement pour te laisser le rapport de la mission d'aujourd'hui. Puisque tu ne revenais pas, j'ai pris la liberté de le remplir pour toi.
-... Il devrait le refaire, de toute façon. Merci...
-Quand tu veux. À demain!

La porte se referma sur la plantureuse Brynn, qui n'avait pas adressé un regard, encore moins un mot, à l'adresse de Gelli. Un coup de vent bien frais. Un peu plus et il se mettait à neiger. Guillaume regarda Gelli, l'embrassa sur la joue et se leva. Il laissa tomber le papier sur son bureau et rattacha sa combinaison, ce qu'il n'avait toujours pas pris le temps de faire.

-J'te ramène. On dormira chez moi et demain je te laisse chez toi en allant à la Tour, ou alors tu restes chez moi, j'm'en fiche.

Il se rapprocha et empoigna sa Gelli comme il l'avait fait en venant.

-J'ai un super plan, commenca-t-il en quittant le bureau. Je te mets dans mon speeder, je t'amène dans mon appartement, je te laisse tomber sur le canapé, la porte se referma derrière eux, Guillaume s'engagea dans le couloir, direction l'ascenseur, je te rapporte une pomme coupée en cubes parfaitement identiques sans la pelure avec une goutte de miel chacun, la porte de l'ascenseur se ferma sur eux ainsi que deux autres individus, tu bouffes ta pomme, je bouffe du chocolat, on regarde la ferme en folie, je te prends, je te laisse tomber sur mon lit, je t'enlève ton chandail, ding! Les voilà au garage, le speeder de Guillaume les attendait plus loin, ton pantalon, tes sous-vêtements, ah et tes chaussures mais en premier, posant Gelli parterre un instant, il ouvrit la portière d'une main et la laissa s'installer à l'intérieur de l'engin, avant de rejoindre son côté et de poursuivre sa tirade, ensuite je te fais toutes sortes de trucs vicieux et... on dort. Tu peux pas refuser.

Le speeder démarra.
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MessageSujet: Re: Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]   Dim 23 Aoû - 14:20

Bon sang, quel sale petit Guillaume. En le sentant se rapprocher d’elle jusqu’à la coller honteusement et même passer une main sous ses vêtement, elle se raidit dans une posture bizarre et posa sur lui un regard mi-ennuyé, mi-excité. Elle allait se laisser aller contre lui quand la porte du bureau s’ouvrit sur l’autre salope, comme par hasard. Gaëlle se figea une nouvelle fois, l’œil mauvais. C’était bizarre, parce que la main de Guillaume était restée sous son pull, et que Brynn les regardait comme si de rien n’était en déblatérant ses conneries. Enfin, LE regarder aurait été plus juste. C’est ça, pauvre pouf, ignore tout ce que tu veux ça n’effacera pas les faits ! Ah ah ah. C’était sur SON sein que se trouvait la main de Guillaume, sur son tout petit sein, pas sur son énorme à elle.

- C’est ça, fous nous la paix.


La porte venait de se refermer derrière l’importune. Pas sûr qu’elle ai entendu, mais qu’importe. Gaëlle avait surtout dit ça pour se défouler. Elle se retourna vers Guillaume, un petit sourire sur les lèvres, histoire de faire comprendre qu’elle était bien contente que l’autre les ait aperçus ainsi. C’était quand même dommage… Si il n’y avait pas eu madame Vollmer, ils auraient sans doute été en train de baiser sauvagement, et Brynn aurait doublement compris que le bleu était définitivement hors d’atteinte. Parce qu’il l’était. Pas vrai ?

Enfin, on aurait le temps de se torturer là-dessus plus tard. Depuis la nuit précédente, Gelli s’interdisait de penser à quoique ce soit de sérieux concernant Guillaume. Elle avait trop peur qu’il se passe entre eux la même chose qu’avec toutes les autres – le fameux « trois ptits tours et pis s’en va – même si c’était irrationnel. Les autres, il les rencontrait au hasard, le baisait, et les quittait, ainsi que le voulait la coutume. Gaëlle, c’était quand même… Genre sa meilleure copine depuis des années. Il pourrait pas la laisser tomber comme ça. Rien que par *peur* de ce qu’elle pourrait lui faire si il osait. Ouais ! Parce qu’il savait très bien comment elle était sa Gelli, et pour sûr il voudrait pas s’exposer à toutes les viscieusetés dont elle était capable.

Tout ça était tellement incertain. Elle remarqua à peine quand il l’embrassa sur la joue, trop occupée à réfléchir à ces trucs désagréables. Rrrrumble. Elle secoua la tête et se redressa, le regardant de nouveau avec son regard de Gelli killeuse. Elle aurait, en effet, bien apprécié d'aller chez lui, là tout de suite. Et ne plus se concentrer que sur ses petites hormones à elle…

Il la prit dans ses bras, encore une fois, et ils descendirent jusqu’au parking. Tout au long du voyage, il lui indiqua à l’oreille tout ce qu’il avait en tête pour la suite, et cela eu pour effet de coller sur les lèvres de Gelli un petit sourire qu’elle avait bien du mal à ne pas faire apparaître comme niais.


- D’accord, d’accord, d’accord.

Elle attendit qu’il vienne s’installer à coté d’elle dans le chasseur, et qu’il mette le contact.

- A condition qu’on commence par la fin.


Au regard qu’il lui lança, elle répondit par un haussement d’épaule goguenard.


- A moins que tu sois trop fatigué…


Il n’en fallait pas plus pour stimuler les ardeurs du gentil tueur de pirates. Le chasseur fila vers son appartement plus rapidement que jamais. En tant que précieuse princesse, Gaëlle attendit qu’il sorte, qu’il fasse le tour, qu’il ouvre sa portière, et elle tendit nonchalamment les bras pour les enrouler autour de son cou. Décidément, elle aimait de plus en plus cette position… Ils montèrent jusqu’à sa porte, Gaëlle ponctuant les efforts de son bleu par des « Allez… » « Plus vite ! » « C’est mou… » amusés. Oubliés ses soucis de Brynns, de rouquins, de côtes cassées… Y’avait plus que Guillaume. Guillaume Guillaume Guillaume.

Il la déposa sur son canapé, mais elle ne le laissa pas s’éloigner très loin. La nuque fermement enserrée par les doigts avides de Gaëlle, il n’eut d’autre choix que de se coucher sur elle en même temps. Elle éclata de rire en bataillant avec ses jambes pour enserrer celles de Guillaume, et ainsi l’empêcher de bouger. Ca la prenait de temps en temps, d’affirmer son autorité. Et quelle autorité. Le regard espiègle, elle se souleva légèrement pour poser ses lèvres sur les siennes dans un volatile baiser.


- La ferme en folie ça commence pas avant une bonne heure. Avant, y’a que des redifs à con de Bob le hérisson.

Elle passa ses mains dans le dos de Guillaume de manière assez explicite. Il n’aurait pas besoin de beaucoup plus…

- Et de toute façon j’ai pas envie de pomme.

[Je te laisse là-dessus ! C’est… affreusement court. Mais c’est le bran-bas-le-combat ici, je pars dans deux semaines ! :O Du coup… Bref, je me rattraperai. Mais ça tu le sais Razz]
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MessageSujet: Re: Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]   Mar 1 Sep - 7:06

Bob le hérisson est vraiment un con. Lui et son copain, Patrick le chien flic, ont toujours des aventures stupides et ennuyeuses. La seule raison pour laquelle il pouvait arriver à Guillaume d'écouter un épisode au complet était qu'il se trouvait avec Kris et qu'ils attendaient la Ferme en Folie. Alors, ils passaient leur temps à insulter Bob le hérisson et Patrick le chien flic en mangeant du chocolat, s'encourageant mutuellement en lançant les pires insultes possibles. Quand même il fallait le faire, insulter des dessins animés, mais d'un autre côté, ça avait quelque chose de défoulant. Parce qu'effectivement, l'exercice pouvait devenir assez violent, dans le genre physique, même. L'écran de la télévision avait souvent été la cible de divers projectiles, la plupart alimentaires. Il en portait encore quelques marques.

Dans l'épisode d'aujourd'hui, Bob le hérisson apprenait à conduire avec Patrick le chien flic. Mais ça, Guillaume l'ignorerait, parce que la télévision était éteinte et qu'il n'avait absolument pas l'intention de la mettre en marche. Guillaume était très concentré sur ce qu'il avait à faire et il le faisait bien : déshabiller Gelli le plus rapidement possible. Déjà il avait réglé le compte du gilet et de l'attache du pantalon.

Maintenant qu'elle pouvait être sûre que le Second viendrait à bout de cette nouvelle mission qu'elle lui avait peu subtilement intimée, Gelli n'avait plus à le retenir en prévention d'une éventuelle distraction. Nulle distraction ne pourrait le sortir de cet état. Le devoir avant tout, comme on dit, et le devoir pressait. Bondissant au bout du canapé, Guillaume attrapa les deux extrémités du pantalon de Gelli et les tira vers lui. Le vêtement, vaincu, fut aisément retiré et jeté par terre. À demi-nue, la sentinelle étendue sur le dos, devant lui, lui parut si... petite. Elle avait encore son bandage à la taille. Interrompu un instant dans son enthousiasme, Guillaume la constatait en silence. Il hésitait, incertain de ce qu'il avait sous les yeux. Chose certaine c'était Gelli mais, une Gelli plus fragile qu'il le croyait. Dans ce cas, il suffisait d'être plus précautionneux.
Il abaissa la fermeture à glissière de sa combinaison, s'en dévêtit du haut, dénudant d'abord ses épaules, puis ses bras, faisant glisser le long de ses tatouages le tissu ô combien bleu, jusqu'à ce que le vêtement ne tienne plus qu'à ses hanches.

Quelque chose lui échappait? C'était normal, non, qu'elle soit un peu maigrichonne, Gelli, après l'accident qu'elle avait eu... Bah ouais, forcément. Elle était en forme, elle se remettrait, fallait pas s'inquiéter. Ainsi le rassuraient ses hormones. Aussi les écouta-t-il, faisant définitivement taire, au moins pour les minutes à venir, ses très inconfortables inquiétudes. Guillaume, à l'attaque!

La combinaison tomba par terre, découvrant un artistique caleçon recouvert de petits speeders de toutes les couleurs. Il était un peu serré parcontre, parce qu'il y en avait pas pour adultes, au magasin, alors il avait dût prendre la plus grande taille pour enfants. Il ne ferait pas longue vie, le machin, mais bon, du temps qu'il y serait, il serait fièrement porté. S'il avait échoué en tant que Sentinelle, Guillaume aurait été mannequin pour sous-vêtements. Hélas il dut également se défaire de cette oeuvre d'art qui lui couvrait les fesses, et le fit, pour la cause, au nom du Désir, se mettant littéralement à nu devant le public qu'incarnait très bien la Gellou. Mais il ne resta pas planté devant elle bien longtemps, retrouvant bien vite sa place sur le canapé, au-dessus de Gelli. Il la débarrassa de son soutien-gorge et de sa petite culotte, l'embrassa sur la bouche, au coin des lèvres, près de l'oreille, dans le cou, pendant que ses mains redécouvraient encore et encore le corps de Gelli et tous ses recoins en caresses, touchant, effleurant, palpant, pressant... Tout comme cette envie de la posséder, de s'y fondre. Un dernier baiser sur ses lèvres, brûlant, et Guillaume s'immergeait en elle d'un coup de hanche qui en précéda nombre d'autres. Il ne fut bientôt plus que plaisir, n'existant plus, semblait-il, qu'à travers les sensations que lui procurait cette étreinte.

L'appartement était silencieux, seules les voix des amants troublaient le silence. La nuit tombait, la rue était quasiment déserte, les insectes de Guillaume patientaient dans l'ombre... Le temps n'existait plus, il n'y avait plus que la peau claire et douce de Gelli, son souffle et sa voix, sa bouche, comme un phare au milieu de ce brouillard dans lequel il faisait bon se perdre.
Oubliant la Ferme en Folie, Bob le hérisson et tout le reste, Guillaume laissa le plaisir grandir en lui et guider ses pulsions de plus en plus intenses jusqu'au comble de la jouissance. Ébloui, le corps tendu dans un ultime élan, un instant se passa avant qu'il ne voit à nouveau. Son coeur battait rapidement, son rythme lui emplissait la tête.
Doucement, Guillaume retomba sur Gelli, respira contre elle en lui caressant d'une main les cheveux, toujours entre deux mondes. Sa respiration ralentit, retrouvant peu à peu une cadence normale. Se trouvant toujours au-dessus de Gelli, il ne se sentit bientôt plus la force de soutenir son poids, envahi par un agréable engourdissement. Il entreprit donc de se glisser sous elle et, étirant son bras vers le fauteuil adjaçent, il tira sur eux une couverture qui traînait souvent quelque part dans le salon.
Impossible d'être mieux. Avec sa Gelli tout contre lui, que ses mains continuaient de parcourir de haut en bas, cela dit de moins en moins vite, et cette converture pour les garder au chaud, il n'aurait put y avoir meilleures circonstances pour le pousser vers un confortant sommeil.

-Gelli...

Ses paupières ne se supportaient plus. Closes, elles risquaient de le demeurer pour les heures à venir. Malgré tout, il s'évertuait à marmonner encore, entrouvrant à peine les lèvres pour prononçer de presque incompréhensibles paroles sans doute sans importance.

-leuhm... 'omm...s'tu 'eux...han...? euhm...ferm 'lie... 'bliée...mmm...

Un dernier soupir et cette fois, c'était pour de bon, il avait succombé. Avec la constance d'un métronome son torse se souleva-t-il au rythme de sa respiration de dormeur. La descente vers les rêves avait été entamée, gageons qu'il y aurait de la Gelli et de la pomme... Du miel aussi, peut-être. Et des petits cochons. Un sommeil chargé de rêves tous plus agréables les uns que les autres, des rêves comme il en avait l'habitude, sans embûches, tous de sucres et de courbes. Il dormirait comme le gamin dont son père enviait la sérénité, des années plus tôt, appuyé dans le cadre de la porte de sa chambre.
Comment fait-on pour faire disparaître toutes ces pensées dont un esprit s'encombre en se laissant hanter, jour comme nuit... Sans doute fallait-il être un peu « Guillaume », pour y arriver. Loin de lui l'idée de s'embarrasser d'inquiétudes trop longtemps. Et pourquoi pousser la réflexion, pourquoi supposer des choses quand on ne peut qu'ignorer ce qui nous attend? Pas de raison. Franchement le Guillaume, il ne peut qu'être heureux. Et puis, avec une Gelli pour le border, en plus... Difficile d'avoir mieux.


[je te laisse voir si y'a réveil ou pas (ouais peut-être qu'ils meurent ._.), si tu préfères continuer ou clore... Super Man est toujours là quand on a besoin de lui. elephant ]
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Atterrissage pulpeux [Gellounette!!!!! 8D]
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