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 Event : Joyeux anniversaire Hubert

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MessageSujet: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Sam 19 Sep - 4:15

Soir de fête

Au bout de la rue trône en reine la demeure des Vollmer. Une clôture de fer forgé aux menus détails l'entoure jusqu'aux deux colonnes de pierre beige dont est constituée l'entrée, entre lesquelles se dressent des portes dont le design rappelle celui de la clôture, avec au travers deux fiers lions d'or. C'est qu'il y a effectivement de quoi être fier, car ces lions, après tout, vous introduisent à une imposante bâtisse aux tons de beige et de rouge, baroque à souhait, avec de larges et hautes fenêtres à carreaux et tout autour d'elle, un jardin florissant aux milles couleurs. Autrement dit, tout cela ne peut qu'être magnifique, ne peut que vous apparaître que tel un véritable chef d'oeuvre d'aménagement paysager, car il se doit d'en être ainsi, madame Vollmer y a veillé nuits et jours au cours des semaines qui ont précédées ce soir de fête.
Les deux portes jumelles s'ouvriront comme par magie devant vos yeux, tirées par deux majordomes qui, fort habilement, masqueront la douleur de leurs bras derrière leurs radieux sourires.
- Soyez les bienvenus
On vous débarrassera de vos manteaux, couvres-chef, ou que sais-je encore, avant de vous inviter à passer au salon, là où vous attendra nulle autre que Corélienne Vollmer, aveuglante éblouissante dans sa robe dorée à paillettes. Le lustre pendu au plafond est presque aussi lumineux qu'elle. La pièce est spacieuse et y sont disposés fauteuils, canapés, tables et chaises, tout en laissant un espace au centre pour les adeptes de la danse. Valses, quicksteps, slowfox et autres seront interprétés par l'orchestre engagé pour l'occasion, installé à l'une des extrémités du salon. Enfin, sur les tables vous aurez le plaisir de découvrir un riche buffet élégamment disposé, composé de bouchées diverses ainsi que de maints breuvages, mais ne vous inquiétez pas, le buffet viendra à vous si vous ne souhaitez guère venir à lui. Les serveurs ne manquent pas, postés ici et là, prêts à tous pour répondre à vos désirs...
Bref, invités très chers, la fête est vôtre.

Ainsi où est-elle donc, cette chère Corélienne?
- Guillôôôme!
Qu'il est dont beau, son Guillôme, dans son bel habit noir hérité prématurément de son père. Et qu'il est dont chic, son bel enfant, avec ses cheveux bleu-mais-peignés-malgré-tout. Elle ne peut que le serrer dans ses bras et lui tacher la joue de rouge à lèvres. Ce n'est d'ailleurs qu'à ce moment qu'elle voit l'autre, la fille, la...
- Gaëlle Peinamps!
De son nom et prénom, effectivement. Elle lui serre poliment la main en grimaçant un sourire avant d'en revenir à son fils.
- Tu devrais te peigner plus souvent... Tu es beau!
Il ne répond rien, trop occupé à inspecter de loin le buffet.
- Bon, je vous laisse, d'autres invités arrivent... Ah! J'oubliais. Guillôme, Mlle Westhood's viendra, ce soir...
Elle lui fit un clin d'oeil et passa aux suivants, un couple de vieux richards qui avaient hâte de manger plus qu'autre chose. Ensuite ils boiraient abondamment et se mettraient à danser comme des fous, bondissant sur la piste de danse, le diable au corps.
Gelli ne connaissait pas Candyce, Guillaume oui. Et avant que sa délicieuse moitié ne pose quelque question ennuyeuse, il entreprit de l'entretenir sur un sujet qu'il avait très à coeur.

- Gelli tu as vu ça!? À peine un quart de table avec du chocolat! À quoi elle a pensé, la vieille! Elle veut me faire crever de faim ou quoi!?

Aucun respect pour son fils...

- Bonsoir Guillaume, bonsoir Gaëlle...

Ah tient, le fêté! Hubert les avait rejoint et souriait d'un air amusé sous sa moustache. Guillaume ne changeait visiblement pas, du moins dans ses manières, il était toujours aussi... fidèle à lui même, vrai, peu importe les circonstances. Et bien qu'il était parfois un peu lourd, il l'aimait comme ça, son fiston, un peu con, ça le rendait plus divertissant.

- Vous êtes très élégante, ce soir, Gaëlle.

Elle aurait était vêtue d'un sac de poubelle et il lui aurait fait le même commentaire.

- Vous permettez que je réserve une danse à l'avance?

Guillaume ne put s'empêcher de rire, et de toute façon, même s'il aurait put... Attrapant un verre de champagne d'un plateau qui passait dans le coin, il prit la parole.

- Hub', Gelli est vraiment une danseuse hors pair, je doute que tu arrives à la suivre.
- Ne t'en fais pas pour moi, Guillaume. Ton vieux père n'a pas perdu son swing!
- C'est toi qui le dis! Dans ce cas, considère que c'est ton cadeau d'anniversaire.

- Et dire que c'est mon fils... fit Hubert à l'adresse de Gelli, levant les yeux en l'air. Cela dit mademoiselle, je ne vous oublie pas.

Un clin d'oeil et il était reparti, mains dans les poches, distribuant des « Bonsoir » au hasard, l'air bienheureux. Guillaume ricana avant de s'en prendre à sa coupe de champagne, qu'il vida à demi d'une gorgée.

- Hub' est en feu, ma Gelli, fais gaffe à tes fesses! Bon aller, je vais te chercher de la vodka dans la réserve personnelle de Coco. En attendant... Amuse-toi bien.

Aussi bien entourée de la crème de la crème de Suria, elle ne pouvait que faire d'heureuses rencontres, celle de la très charmante Candyce L. Westhood's par exemple, mais ça, Guillaume n'y songea pas, trop occupé qu'il était à se diriger vers la grotte aux trésors. D'ailleurs il s'en approchait, s'étant faufiler sans encombres à travers les invités, il entrait en territoire plus tranquille. Un regard à droite, un regard à gauche, personne. Il tourna la poignée de la porte et se glissa dans la pièce sans refermer complètement derrière lui. La pièce en question était le petit salon personnel de Corélienne, son salon de thé où elle reçevait son club de lecture pour parler de tout sauf de lecture. Il y avait bien une bibliothèque, dont Guillaume s'approcha, et des livres, dont Guillaume s'empara, et derrière ces livres... Bingo! Des bouteilles, des bouteilles et des bouteilles. Vodka, whisky, vin, porto, et beaucoup, beaucoup plus encore.

[Et maintenant, à vos claviers. Je propose que le premier arrivé se serve et qu'on suive l'ordre étable par la suite. Si quelqu'un se désiste, avertissez-nous (Gaëlle ou moi...). Pour le reste, amusez-vous! ^^]
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Candyce L. Westhood’s
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Mer 23 Sep - 18:23

(Pas génial, je vous l'accorde, mais pour ma défense je n'ai pas l'habitude de jouer des « Candyce » ! x3 S'il y a quoique ce soit à modifier pour votre bon plaisir, faites-moi signe !)


Une semaine entière qu’elle l’attendait ! Ce soir, c’était véritablement LA fiesta du moment, celle que tous les gens qui comptaient vraiment ne pouvaient tout simplement pas rater, celle à laquelle toutes ses amies mourraient d’envie d’être invitées, j’ai nommé : le méga « goûter » d’anniversaire de Papa Vollmer ! Par chance, rien que le caractère fabuleux de son nom de famille lui aurait permis d’apparaître à la fête sans même y avoir été conviée officiellement ; c’était bien simple, dans ce monde, les Westhood’s avaient leurs entrées partout – on se les arrachait littéralement et Candyce adorait ça. Par ailleurs, comme elle se savait entrée dans les bonnes grâces de Corélienne, la maîtresse de maison, depuis à peu près l’âge de ses sept ans, Candyce aurait très bien pu jouer de ses « relations » et de son charme naturel pour introduire quelques-unes de ses proches amies à la cour des Vollmer : hélas pour ces pauvres jeunes filles en fleurs, Candyce ne prétendait pas œuvré pour autrui. Sans compter que ce soir, elle avait d’importants projets qui n’acceptaient absolument aucun gêneur pour obstruer sa route vers ce qu’elle appelait ironiquement la « victoire ». Elle ria d'ailleurs légèrement à cette idée un peu saugrenue. « Victoire », c’était un bien grand mot pour pas grand-chose au final. Un homme, un de plus, à ajouter à sa collection. Depuis quelques temps, Candyce se sentait lassée du jeu. Tout était devenu trop facile, les hommes ne résistaient que trop peu, rendant la « chasse » ennuyante. Ce n’était pas drôle s’ils lui succombaient au premier regard, pas drôle s’ils la couvraient de roses et de présents, pas drôle s’ils lui murmuraient des mots d’amour enflammés, pas drôles s’ils tombaient trop vite amoureux... On lui gâchait son plaisir, délibérément. Alors les petits jeunes en quête d’aventures et d’ascension sociale, Candyce avait donné. Cela ne lui suffisait plus et même s’il était vrai qu’elle gardait toujours auprès d’elle les plus belles « pièces » de sa collection – ses fameux « protégés » – la belle se faisait moins tolérante, plus cruelle... Par exemple, si désormais quelques heures à peine lui suffisaient à faire succomber un homme, à lui faire espérer argent, pouvoir et plaisir entre ses bras, à le perdre complètement, elle ne finissait jamais le travail : une fois conquis, le naïf perdait alors tout attrait aux yeux de la belle qui s’en désintéressait complètement. Les hommes croyaient avoir conquit la plus jolie des roses, mais en réalité, c’était elle qui possédait, jamais l’inverse. Du coup, tant par ennui que par goût du jeu, Candyce avait récemment entrepris de placer la barre un cran plus haut. Elle voulait plus, toujours plus... Le pire, c’était qu'à présent, elle n’avait même plus besoin d’aller jusqu’au bout des chose : savoir que la victoire était sienne, qu’on avait enfin cessé de lui résister, suffisait souvent à la combler.

Soit. Ainsi, pour le moment, les cibles toutes désignées de Candyce n’étaient autres que Guillaume Vollmer, le rejeton du fêté de cette nuit, et Andrew Conneth, le fifi adoré de Monsieur et Madame Conneth, une des familles les plus riches et influentes d’Anthélima. Cela tombait d’ailleurs merveilleusement bien, puisque les deux jeunes hommes étaient tout deux présents à la big party made in Vollmer ; Candyce avait d’ailleurs l’intention de placer sur le front quelques pièces supplémentaires, histoire de faire avancer ses affaires et d’être prête quand il faudrait frapper un grand coup. Par ailleurs, si les deux jeunes hommes l’intéressaient tout deux grandement, Candyce avait tout de même une légère préférence pour Andrew, car celui-ci lui était en réalité parfaitement inconnu ; le défit n’en serait donc que plus grand ! En effet, notre Candyce connaissait plus ou moins bien Guillaume, pour entre autres l’avoir régulièrement fréquenté durant l’enfance et l’adolescence. Ils avaient des souvenirs communs, des souvenirs attendrissants de « quand j’étais môme », du coup, le Sous-chef de la Brigade ne se méfierait pas – ou moins. Le fait qu’elle le connaisse plus ou moins intimement rendait tout de suite le contact et la conversation plus facile ; la stratégie était plus aisée à déployer : comment quelques effleurements – involontaires, bien entendu ! – de la part de la siiii « douce » et siiii bien élevée fille des Westhood’s pourraient-ils paraître déplacés ? On lui pardonnerait bien évidemment sa maladresse et son besoin irrémédiable de « toucher », rien qu'un peu... Bref, vous l'aurez compris, Candyce se réservait tout particulièrement pour Monsieur Andrew Conneth, bien que sa position d’homme d’affaires influent soit beaucoup moins palpitante que la fonction élevée de Guillaume dans la Brigade Anti-Piraterie.

Ah, je n’ai rien de convenable à me mettre, c’est intolérable ! Molly ! MOLLY ! s’époumona soudainement la jeune femme, en rage, coupant court à ses réflexions philosophiques et mentales pour appeler sa pauvre « gouvernante » de toutes les forces que sa voix claire le lui permettait.

Une petite bonne femme accouru alors en catastrophe, le visage déjà déformé par l’agacement, sachant pertinemment bien qu’une grosse colère comme seule Miss Westhood’s savait les faire allait inévitablement lui tomber dessus. Molly, c’était un petit bout de femme guilleret et travailleur, un peu rondouillette sans que ses vêtements de domestique ne réussissent vraiment à la boudiner. Elle possédait de très beaux cheveux bruns foncés et de petits yeux rieurs. Elle avait la peau mate, le teint coloré des gens du voyage, et c’était également la seule domestique que Candyce ne méprisait pas ; la seule à lui tenir un tant soit peu tête, aussi... Généralement, tous les domestiques de la jeune femme préféraient se prosterner à ses pieds plutôt que de subir le courroux divin de leur maîtresse, à une exception près : Molly. Molly n’avait pas peur, Molly était intelligente, belle et raffinée, Molly avait du caractère, Molly ne se laissait pas marcher sur les pieds... Voilà pourquoi, étrangement, Candyce la respectait et lui témoignait de l’affection, un peu comme celle qu’une enfant porterait à sa grand-mère...

Oui, Mademoiselle ?
Je dois être prête dans exactement un quart d'heure, UN QUART D’HEURE, MOLLY ! Mais je n’ai rien à me mettre, encore une fois ! hurla Candyce, rageuse.
Mais Mademoiselle... Et votre jolie robe corail, celle avec la dentelle, est-ce qu’elle n’irait pas ? proposa Molly, tout en observant d’un œil critique la montagne de vêtements éparpillés ça et là dans l’immense chambre à coucher ; pour quelqu'un qui n'avait rien à se mettre, Candyce devait bien posséder une petite quarantaine de robes différentes !
Impossible, je l’ai mise le mois dernier, gémit la jeune femme. Ah, je ne trouverai jamais à temps !
Ne désespérez pas, Mademoiselle. Laissez-moi chercher... Celle-là ?
Non.
Celle-ci ?
Ça ne va pas, enfin !
Et la blanche ?
Non, non et non !
Celle-ci, dans ce cas...
No... Oh, mais attendez... Donnez-la moi ! Oui... Hum... Je pense que ça ira. Mais c’est étrange, je ne me rappelle pas avoir jamais porté cette toilette...

Quelques heures plus tard, finalement, Candyce fut fin prête, coiffée, maquillée et parée impeccablement, ravissante dans sa longue robe bleue ciel d’un cintré parfait. Bien entendu, elle serait en retard à la fête, bien entendu elle s’excuserait avec un petit sourire confus plus vrai que vrai, bien entendu on la pardonnerait. C’était toujours comme cela, parce que Candyce n’avait jamais rien à se mettre. Elle embarqua donc à l'arrière de son luxueux speeder, telle une véritable reine, et une fois arrivée à destination, devant la somptueuse demeure des Vollmer, la jeune femme se sentit plus joyeuse, comme si la perspective d’exercer ses charmes sur quelques beaux jeunes hommes riches à en rougir lui insufflait une énergie nouvelle. Elle attendit ensuite patiemment que son chauffeur – un parfait crétin ! – vienne lui ouvrir, pour descendre du sublime engin et se faire immédiatement aborder par Hadyam, un de ses protégés préférés et chevalier servant autoproclamé. Il lui tendit naturellement le bras, bras dont elle s’empara effrontément pour se laisser ensuite guider parmi les bosquets et autres buissons de ce sublime jardin. Que de souvenirs... Depuis quand n’était-elle plus venue ici ? Longtemps... Trop longtemps. Ah... Elle connaissait pourtant bien ce jardin, ces allées de gravillons crémeux, ces petits buissons impécablement taillés... Elle se rappelait y avoir souvent joué, étant enfant. Le jardin était si grand qu'il leur fallut tout de même quelques longues minutes avant d'arriver jusqu’aux marches qui menaient au somptueux manoir des Vollmer. Une fois débarrassée de son long manteau par un des majordomes, Candyce suivit son jeune compagnon dans le salon où la fête battait déjà son plein. Presque immédiatement, elle se fit harponner par Corélienne – à croire que cette femme était équipée d’un radar ! – qui l’abreuva de longs compliments entrecoupés de gloussements ravis. Elle serra ensuite fortement ses deux mains fragiles entre les siennes, avant de lui faire promettre de passer un moment avec son cher fils « siiiii impatient de revoir son amie d’enfance ! » ; comme si Candyce avait besoin de promesses pour cela, sérieusement ! La jeune femme entreprit ensuite de repérer les grands pontes présents, vérifiant qu’il n’y avait là aucune nouvelle tête qu’elle aurait oublié d’ajouter dans la véritable base de données qu’était sa tête. Les Shinnighans, la comtesse de Rochford et son immonde fille (elle n’était en réalité pas plus comtesse que Candyce, mais ne supportait pas l’abolition de la noblesse qui avait causé la perte de ce titre attaché à sa noble famille depuis des générations), le rejeton des Lewys, Anastasie Labelt accompagnée de son vieux mari et de son jeune amant, les Boscheys, enfin bref : tout le gratin de la Haute et aucun inconnu au bataillon. Satisfaite, Candyce se décida donc à chercher ce cher Andrew qui se révéla malheureusement absent, pour l’instant du moins. Elle chercha ensuite de ses jolis yeux violets la silhouette caractéristique de Guillaume, reconnaissable notamment à sa touffe de cheveux bleus (oooh, le gros copieur !). Elle le dénicha finalement à l’autre bout de la salle, une jeune femme un peu trop ravissante pour être honnête à ses côtés, et occupé à papoter avec son paternel. Soudainement agacée, Candyce entreprit de le rejoindre, tirant le pauvre Hadyam derrière elle, mais finit par se stopper avant même d’avoir parcouru la moitié du chemin qui le séparait de son pseudo ami d'enfance : Guillaume se faisait déjà la belle, abandonnant la demoiselle à son triste sort. Tiens. Bien fait.

Ah, je m’ennuie déjà, gémit langoureusement la belle contre l’épaule du jeune homme à ses côtés, jeune homme qui se mit d'ailleurs à rougir furieusement. Pas toi, Hadyam ?
Oh, et bien... Je... Enfin... Votre compagnie est à elle seule un ré... réconfort et... un parfait remède contre l’ennui, Miss Westhood’s, balbutia vaguement l’apprenti politicien.
Ah, vil flatteur ! Et puis, enfin ! Je t’ai déjà dit mille fois de m’appeler Candyce, Hadyam... Allez... Sois gentil et appelle-moi par mon prénom, d’accord ?
O-Oui...
Bien.

Aaaah, misère... Quel ennui, mais quel ennui ! Pourvu que Guillaume sorte vite de son trou ou que ce cher Andrew montre enfin le bout de ses petites fesses, bref, qu’il se passe quelque chose d'intéressant à cette soirée !
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Camelia Rosenshield
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Mer 23 Sep - 21:45

Camelia jeta un dernier regard, lourd de regret, à son laboratoire. Il allait lui manquer... P1 balayait tristement le sol de la cave, ses petits roues grinçant légèrement dans son déplacement. Lui aussi allait lui manquer. Le robot leva vers sa maitresse des globes oculaires lourds de reproches, et la Mad Hatter sentit son cœur fondre. Pauvre, pauvre petit Prototype ! Comme elle le plaignait. Comme elle aurait voulu rester auprès de lui, resserrant ses boulons et polissant son cuivre. Hélas, trois fois hélas ! Les contraintes de la vie allaient terriblement les séparer. P2 se rapprocha de sa créatrice, l'invitant à quitter son frère et à partir. Quel malheur ! Camelia sentit de petites larmes poindre aux coins de ses yeux jaunes. Comment allait-elle... Comment pouvait-elle...

« Allons, ma puce. On devrait y aller, tu sais. »

La voix de Ronald, du haut des escaliers, brisa la scène d'adieu, et Camelia referma la porte de sa cave d'un coup sec. Elle ne manquerait pas de se montrer désagréable à cette soirée, c'était sûr. Remontant les marches, suivie de son robot de compagnie, elle rejoint son père au rez-de-chaussée. Mais quelle idée, vraiment ! Qu'avait-il en tête ?
D'un pas pressé, indiquant clairement sa mauvaise humeur, elle alla récupérer son manteau, n'accordant pas un regard à son géniteur.


« - Pupuce, ne fait pas cette tête, je t'en prie !
- Papa, je n'ai aucune envie et aucun intérêt à y aller – surtout à ta place.
- Ma petite chérie, je ne peux pas louper cette réunion au Conseil, et tu sais bien qu'Hubert a été l'un des premiers à nous tendre la main.
- Certes. Et tu sais bien que sa femme est la première à dire du mal de Maman derrière son dos et à me jeter un long regard de pitié condescendante dès qu'on se croise.
- Allons, ma puce, ne soit pas si dure... »

Tout en parlant, la jeune femme était passée dans sa chambre, et parlait à son père depuis l'envers de son paravent. Elle s'habillait, aidée de P2, avec goût et avec soin, car cette... ce... cet événement ignoble auquel on ne l'avait même pas conviée, mais où elle devait tout de même se rendre, était important pour sa famille. Elle les aurait volontiers envoyé tous paître, surtout son père – comment pouvait-il débarquer chez elle et lui dire illico de partir ? Comme si l'anniversaire d'Hubert Vollmer valait mieux qu'une soirée de maintenance avec les robots. N'importe quoi. De pire en pire, le paternel.
Bref. Sa tenue de la soirée se composerait d'une chemise bouffante, avec profusion de jabots et de rubans de soie, d'une couleur bleu pastel qui allait très bien avec ses yeux, rehaussée de liserés bleu roi et bleu nuit. Elle porterait avec cela un pantalon blanc cassé, d'une matière toute aussi douce que la chemise, dont la coupe avait été spécialement ajustée pour la jeune femme : les plis tombaient parfaitement sur les grosses chaussures noire bouclées d'argent qu'elle avait choisies.

Pardessus ses habits de fête, Camelia avait posée une lourde ceinture assortie à ses chaussure, finement décorée, qu'elle laissait pendre sur ses hanches. Au fond, elle n'était vraiment pas laide, ce soir; mais bon sang, ce qu'elle allait s'ennuyer...
La jeune femme enfila son manteau de cuir et sortit de la pièce, toujours en coup de vent. Accompagnée du robot, elle monta quatre à quatre les marches qui menaient vers le toit. Son père les suivait toujours, s'excusant et se justifiant, mais elle n'était plus d'humeur à l'écouter, maintenant qu'elle avait accepté de se rendre à la soirée en lieu et place du Docteur.


« - Ma puce...
- C'est bon ! Papa, regarde, j'y vais. »
Sa voix était un poil moins indifférente qu'à l'ordinaire. Elle sonnait presque irritée. Ronald en fut légèrement effrayé. Il plaint soudainement tous ceux qui se dresserait sur la route de sa fille en cette terrible soirée, et recommanda leurs âmes aux Déesses. Ne pas y aller était un affront pire que d'y envoyer une Camelia bien décidée à ne rester que ce que la plus stricte politesse lui ordonnait, mais tout de même... Ils n'avaient pas mérité ça, les pauvres.

Le vent de la nuit s'engouffra dans les cheveux de sa fille, alors qu'ils arrivaient sur le toit. Ronald Rosenfield salua sa descendance et se dirigea vers son véhicule, un beau Speeder de fonction, conscient que là-maintenant-tout de suite était un bon moment pour s'éclipser.
Restée seule, Camelia en profita pour respirer un grand coup. Tout allait bien, n'est-ce pas ? Mais oui, tout allait bien. Elle reprendrait ses expériences demain. Et puis, P2 était avec elle. Ledit P2 ne s'était pas montré inactif : après avoir verrouillé la porte, il s'occupait maintenant de sortir le Dragonfly de mademoiselle de son hangar. Elle aurait pu le faire elle-même, mais elle était trop occuper à pester dans le vide, respirer un grand coup et réciter la liste des molécules chimiques connues pour se calmer. S'irriter ainsi ne lui ressemblait pas. La scientifique enroula sa vieille écharpe autour de son cou et enfila ses vieilles mitaines. Après avoir fermée la partie supérieure de son manteau et arrimé le pauvre P2 aux crochets prévus à cet effet sur son véhicule, elle respira un grand coup, et décolla.

Le vol était sans doute ce que Camelia appréciait le plus derrière la Science et discuter avec Harold. Elle songea d'ailleurs avec amusement au courriel long comme le bras qu'elle allait pouvoir lui envoyer pour lui relater ça. Ca les changerait un peu du détails de ses opérations...
La jeune femme savoura ces quelques minutes en plein ciel, libres et vivifiantes, avant d'atterrir devant la grille du manoir Vollmer.

Inutile de dire que toute la prétention de l'édifice et l'orgueil des jardins la laissa de marbre. Camelia libéra P2 de ses chaînes et enchaîna le Dragonfly à la grille, comme un vulgaire passant. Refusant poliment les services des garçons de garage de la soirée, la jeune femme montra l'invitation de son père au majordome de l'entrée, lui intimant en un regard noir qu'il n'avait vraiment pas envie de l'embêter avec ça, et traversa le jardin en gardant un visage fermé. Elle n'avait cure de cette soirée, elle n'avait que faire de ces gens et de leur argent, elle voulait juste rentrer chez elle. Mais, seigneur, ça n'était pas près d'arriver !
Tout le gratin d'Anthélima était là. Camelia n'en connaissait pas le tiers; aussi se dirigea-t-elle vers Corélienne Vollmer, l'hôtesse, fendant la foule avec une classe que seule son irritation pouvait lui donner.


« Madame... » D'une voix claire, ne souhaitant pas créer de scandale, Camelia indiqua sa présence à la reine de la fête, qui avait prit grand soin de l'ignorer depuis son arrivée.
« Camliahh, mais quelle bonne surprise ! » Cela sonnait comme « Je ne me souviens pas t'avoir invitée. » C'était assez cocasse, au fond, de voir le visage de cette ignoble mégère se tordre entre la politesse et le dégoût. La brune s'inclina avec toute la déférence qu'elle put trouver.
« - La famille Rosenshield s'associe à la liesse de la famille Vollmer en ce jour de fête, et envoie ses meilleurs vœux à Hubert Vollmer en cette superbe occasion. Mon père n'a pas put se libérer ce soir, et vous transmet à travers moi ses plus plates excuses.
- Heu, bien, certes... Ohh, mais ne sont-ce pas les Montgomery qui arrivent ? Vous m'excuserez, Camelia, je dois aller les saluer. »

Le lampadaire sur patte trottina vers un couple qui venait d'arriver. Camelia la regarda s'éloigner avec soulagement. Elle ne l'avait même pas remerciée, mais qu'importe ? Ses obligations étaient remplies. Bon, son entrée n'avait rien eu de spectaculaire mais avait tout de même déclenchés quelques commentaires, et les œillades assorties. Il faut dire que P2 la suivait toujours...
Bon, il n'y avait plus qu'à se placer en retrait et attendre que le fêté passe pour lui serrer la patte. La Mad Hatter se plaça en retrait, dans une position stratégiquement à côté du buffet, et attaqua les petits fours. Pour une fois qu'elle n'avait pas à cuisiner...
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Alpha Claus
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Dim 27 Sep - 13:54

Soirée mondaine numéro trente-six. Alpha aurait été éreinté s'il n'avait pris le temps de siroter un verre de lait et de fumer un coup. Il en conservait un goût âpre-amer, un parfum de fleur, mais déjà toute quiétude s'était évaporée.
La veille était survenu un épisode extrêmement désagréable. Le jeune homme avait dû supporter un pénible entretien avec son père. Sur quoi il s'était chargé, tenez-vous bien, de mettre en place une opération de haute envergure dont il ne savait rien. Strictement rien.
C'était bien la première fois que le paternel poussait aussi loin. Une mise à l'épreuve de son rejeton méprisé et méprisable ? Alpha avait déjà donné, merci bien.
Le jeune homme soupira, non pas de lassitude mais du désir de ne pas arriver à destination, ses pas résonnant sur le bitume lisse, peau noire tendue à craquer. Le soleil tapait encore un peu, tel un malade acharné à ne pas déjà crever. De temps à autre, un engin surfant à dix centimètres du sol passait à côté de lui, le frôlant avec délectation, comme s'il n'avait pas été aisé d'accorder un petit mètre à ce corps inattendu dans le jour déclinant.
Les invités arrivaient en masse à cette soirée, telles des mouches attirées par l'odeur enjôleuse d'un cadavre. Et quel enterrement ce serait ! Assurément, on célèbrerait dans le faste et la brillance la plus exacerbée la dévoration de nombreuses dépouilles d'animaux.

Ainsi Alpha avait-il été libéré tard dans la matinée. Ayant déployé ses libres ailes, il alla se promener dans les quartiers glauques. Puis il avait employé le restant de son temps à se préparer pour cette sortie-ci. N'imaginez pas qu'il se soit occupé de sa toilette des heures durant : il était surtout parti tôt. Un certain besoin de marcher, récidivant, l'avait poussé à satisfaire le caprice de ne pas se laisser dévorer par une quelconque mécanique.

L'ombre avide d'un aérostat de plaisance l'enveloppa tout entier. Le jeune homme, vacillant un instant sous le coup de la brutale disparition du vent, leva les yeux vers l'engin. Il pressentait la suite. La satisfaction de ne pas s'être trompé lui arracha un pauvre sourire, tandis qu'une échelle de corde se déroulait à toute allure pour venir claquer à cinq centimètres de son visage. Alpha n'avait nulle envie de rejoindre son père dans cette panse mécanique mais il obtempéra.
Sa présence à la soirée des Vollmers, se rappela-t-il, était devenue la condition à ce qu'ils laissassent...
« Alpha. »
Cette voix d'homme avait la froideur d'une haine nuancée par l'ambition.
L'interpellé s'engouffra dans la cabine. La porte claqua comme deux lèvres sèches. Se referma sur le père et le fils. La machine reprit alors sa digestion méthodique tandis qu'Alpha prenait la ferme décision de résister à l'assoupissement malsain qui risquait de le gagner.

Quatre minutes plus tard, les portes baroques de la bâtisse Vollmer s'inclinèrent devant un homme décharné, à l'aura glaciale. M. Claus senior avait le don de s'imposer non sans demeurer d'apparence galant, fort bienséant et poli. Sa sobre parure se composait d'un costume onyx impeccablement taillé, de manière à mettre en valeur son austère sveltesse. Un monocle soulignait le tranchant de son regard. Quiconque l'eut regardé - et il n'était plus guère possible de l'éviter dès lors qu'il conquérant un fragment de votre champ de vision - en aurait dit qu'il ne paraissait pas homme à se laisser marcher sur les pieds. Les deux colosses qui l'avaient encadré jusqu'aux portes entraient-ils en ligne de compte ?
Touche de maître au tableau, car tout seigneur se doit de posséder son fauve, il y avait un jeune homme à peine en retrait sur sa droite. Il se trouvait dans son ombre. A tout un chacun, il apparaitrait en second. Pourtant, sûrement serait-ce lui qui, des deux, laisserait l'impression la plus durable.
N'était-ce son regard sans ombres, son costume somme toute banal si ce n'était une edelweiss piquée à la poitrine... une balafre neuve ornait la joue d'Alpha, s'étirant langoureusement de la pommette au menton. C'était tout juste si cette plaie ne saignait pas encore. Il semblait qu'elle avait été cautérisée, au feu.
Alpha n'avait pas envie de jouer les trouble-fête. Pourtant, c'est ce qui allait advenir bien malgré lui. N'est-ce pas ? Il oscillait souvent entre deux extrêmes, tantôt trop fin, tantôt maladroit au possible.
Un air de piano s'éleva.

« Mme Vollmer, salua-t-il avec politesse.
- M. Claus ! Quel plaisir ! Mais où est donc votre pèère ? »

Inutile de répondre. M. Claus père, Anastote de son prénom, venait de se caler devant son rejeton comme s'il n'eut pas existé.
Alpha s'esquiva aussitôt. Son regard exercé glissa sur les petits groupes, ses oreilles s'ouvrant à contrecœur aux bavardages.
C'est alors qu'il aperçut cette femme, parce qu'elle était seule. Seule n'était d'ailleurs peut-être pas le terme exact. Il se trouvait à ses côtés un homme terriblement gêné. Alpha se retrouva devant lui en quelques instants. Il reposa sa coupe vide sur un plateau doté de jambes.

« Bonsoir, Monsieur.» Il esquissa un sourire qui se voulait engageant.
« Il me semble vous avoir croisé à l'université, récemment... Dans quel bâtiment était-ce ?...» Tout en ne s'adressant qu'à l'homme, Alpha porta son regard sur la jeune femme. Un bien étrange couple que ces deux-là.
« Ah, j'en oubliais de me présenter... Alpha Claus, fils de Lumen Ysis. Cette réception est une idée charmante, ne trouvez-vous pas ? »
Alpha s'amusait, se mettant au défi. Jusqu'où serait-il capable d'aller dans le registre monsieur-tout-le-monde de la Haute ? Une fois atteinte sa limite, éclaterait-il de rire ou bien son moral chuterait-il au plus bas ?
C'est alors qu'une pince, serre d'aigle, se referma méchamment sur son bras. Le jeune homme ne prit pas la peine de se retourner : c'était son père qui, le tirant à lui, l'entraînant dans la foule.
Le vautour grinça à l'oreille de son fiston : « Cesse tout de suite, Alpha. Ne prononce plus ce nom. »
Mouais. Entre eux deux, c'était parti pour une partie de chasse endiablée. Le charmant papa tendait à oublier l'âge du fiston. A moins que cette domination n'ait rien à voir avec la parenté, mais ne soit plus portée que par le "travail" ?..
Pour la seconde fois, Alpha s'écarta, disparaissant entre le fameux Hubert et une jeune femme qui n'était pas vêtue d'un sac poubelle.
Ainsi se retrouva-t-il près du buffet. Sans prendre garde, il heurta ce qui pouvait s'apparenter à une boîte de conserve d'un métal douteux, la forme mise à part. L'objet vacilla ; rapide, Alpha le rattrapa par un bout, sauvant sa propre vie par la même occasion. Il n'osait imaginer la teinte que prendrait cette Vollmer si venait à retentir un grand fracas de décharge.

Trouble-fête... Parviendrait-il à s'amuser, ce soir ?
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Dim 27 Sep - 23:29

-Putain, ça pue.

Gaëlle venait de renifler une petite montagne de gelée, posée assez précairement sur la longue table de banquet. Les couleurs en étaient vives - ça allait du jaune au violet - et ça bougeait bizarrement - comme les cuisses de Brynn quand elle faisait un mouvement un peu trop brusque - ... - ah ah ah ah ! - du coup, franchement, personne n'avait envie d'y toucher. La jeune femme en venait à se dire que c'était peut être décoratif, en fin de compte, jusqu'à ce qu'une dame un peu rondouillette meublée dans un F5 taille XL en soie des îles du nord ne s'en approche avec une assiette et une petite cuillère. Gaëlle plissa le nez en la voyant s'appliquer à prélever une considérable partie du plat tangeant - oui parce qu'il tangeait, du style dégoulinant limite de la table pour... heu oui prendre la tangente, si on peut dire. La nana dû remarquer sa grimace car elle lui jeta un regard presque offusqué.

- C'est la première fois que vous voyez de la gelée broyée aux petit oeufs de cornicans ? Cessez de me regarder ainsi et allez me chercher une coupe de champagne.

Gaëlle leva un sourcil, une réplique mordante au bout des lèvres, mais heureusement il y avait Guillaume, son sauveur de tous temps, qui venait de débarquer juste derrière elle. Tout naturellement, les lèvres Gelliennes abandonnèrent l'idée du lynchage verbal au profit d'une tendre caresse sur leurs meilleures copines les guillaumesques. Alors qu'ils tournaient les talons le concert, Gaëlle jeta un dernier coup d'oeil à la bourgeoise.

- Promis si il en reste après mon passage, je vous en ramène.

Faut dire, elle n'était pas tout à fait dans le mouv' la Gelli ce soir là. Guillaume avait bien ricané en venait la chercher chez elle ce soir là, mais c'était plus par amusement que par mépris. D'un autre coté, venir à ce genre de réception vêtue d'un jean trop grand troué au genou et d'un petit tshirt laissant voir la peau du ventre ne relevait pas tout à fait de la classe. Ni de la fantaisie d'ailleurs. Gaëlle n'en avait tout simplement rien à foutre. Elle n'avait ni robe ni envie d'entrer dans une robe, ni notions de bonnes manières ni la motivation de se tenir correctement et de ne pas dire de conneries, ni comptes à rendre à qui que ce soit ni personne à impressionner. Le seul qui comptait ce soir c'était Guillaume, et Guillaume savait bien comme elle était sa Gaëlle. Il aurait sûrement été déçu en la voyant arriver parée d'une tenue hors de prix comme toutes les poulettes de la soirée. Au moins, avec cet affront direct à Coco et ses manies, elle lui donnait l'occasion de bien rigoler, et c'était tout ce qui comptait.

En parlant de perroquet, belle maman venait de les spotter dans la foule. Gaëlle supporta comme d'habitude ses jérémiades haut-perchées en sifflant mentalement et en regardant les nuages d'un air absent. Elle salua la madame d'un hochement de tête, parce que quand même, et même sa main fit présence dans la sienne. Bien sûr qu'il était beau Guillaume, avec son super costume classe coupé et tout. Elle n'avait pas l'habitude de le voir comme ça, et du coup ça lui donnait de légères palpitations dans le bas du ventre. Comptant distraitement les boutons de sa veste, elle se fit la réflexion que l'après-fête serait géniale. Un gentleman, rien que pour elle ! Seulement c'était sans compter sur ses oreilles, qui captèrent quelque chose de chiant.

- Mademoiselle Ouestquoi ?

Trop tard, le piaf était allé becquetter ailleurs. Gaëlle leva les yeux vers son compagnon.

- Encore une. Non mais elle a capté ta mère que t'étais plus dispo ou quoi ? En tout cas si elle croit que c'est elle qui va arranger tes coups elle se met le doigt dans le ...

Mais il fit comme si il ne l'avait pas entendue. Elle aussi ignora sa remarque sur le chocolat, agacée. Beau papa arriva sur ces entrefaites, et Gaëlle fut bien forcée de constater que, en effet, Hub était en feu. Quand il fit une remarque sur son élégance, elle entra dans le jeu et effectua une pseudo-gracieuse courbette tout en remontant son pantalon qui commençait à tirer gravement sur le bas. Par contre pour la danse, elle resta interdite, et leva vers Guillaume des yeux qui posaient une question : "heu...?" Mais bon, tout comme on ne peut pas être un super héros tout le temps, la super sentinelle bleue du ciel esquiva ce superbe moment de sauver une nouvelle fois sa si sexy fiancée et répliqua à son papa que, bien sûr, il pourrait danser avec sa copine. Boudeuse de plus en plus pour de vrai, Gaëlle croisa les bras sur sa poitrine et le laissa filer en fronçant les sourcils. c'est ça, casse toi, mais tu paies rien pour attendre.

Attendre, elle devrait bien le faire, elle, au milieu de cette foule bigarée aux manières mielleuses. Laissée en plan par son cavalier, elle consentit à se mettre à l'aise. Y'avait pas de raison après tout. Une coupe de champagne trouva sa place entre ses doigts, bientôt remplacée par une autre. Gaëlle n'avait strictement aucune envie de se mêler plus que ça aux festivités. Désoeuvrée, elle se mit à fouiller avec obstination dans sa poche pour en tirer une courte et épaisse cigarette au fort parfum, qu'elle glissa aussitôt entre ses lèvres. La grande flamme du briquet design qui se trouvait lui aussi dans sa poche, comme à son habitude, alluma l'extrémité de la coquine qui se mit à fumer. Gaëlle ferma les yeux un instant, se délectant de la première bouffée, puis les rouvrit pour découvrir une maîtresse de maison scandalisée juste en face de sa face, tentant par tout les moyens de l'engueuler le plus doucement et discrètement possible.

- Mais voyons Gaëlle... On ne fume pas !

Elle lui sortait ça comme si c'était la chose la plus évidente au monde. Franchement, d'où elle sortait cette bouseuse ? Sans se départir de son calme olympien - poil aux mains - Gelli contre-attaqua avec la même technique.

- Mais si on fume, madame Vollmer.

La Coco en resta sans voix, la bouche à demi ouverte dans une tentative désespérée de porter un coup peut être plus efficace, mais jugeant de l'expression de son interlocutrice, qui avait énoncé ce fait comme si c'était tellement normal que ça la gonflait ne serait-ce que de le faire remarquer. La cendre s'éveilla une nouvelle fois avant que madame Vollmer ne déclare bataille perdue. Elle ferma la bouche, s'empara d'un des gobelets en plastique qu'on avait disposés là pour les enfants et le lui fourra entre les mains d'un geste aussi peu rageur que possible avant de s'enfuir à l'autre bout du jardin. Gaëlle ne put qu'en conclure qu'il s'agissait là du tout dernier cendrier tendance, ce dont elle ne tarda pas à se vanter auprès de sa voisine actuelle, une grande dame très élégante aux cheveux presque aussi bleus que ceux de Guillaume qui était acocmpagnée d'un jeune homme aux manières maniérées, si l'on puisse dire cela avec délicatesse. Mon cul.

- Madame Vollmer a toujours eu un goût si raffiné en matière d'objets de décoration intérieure...

Tout cela en faisant tournoyer ledit gobelet devant les yeux du couple, une lueur d'amusement dans le regard.
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Lun 28 Sep - 20:55

-Héhé, vous ne devinerez jamais pour qui je joue ce soir Mr. Baskerville...Que dite vous? Les poivrots habituels? Détrompez-vous! Je joue pour La Haute ce soir, ça vous la coupe n'est-ce pas?

Le matin est là, le soleil vient de se lever et un Anselm sobre et euphorique aussi. Une euphorie qu'il ne put s'empêcher de partager avec son meilleurs ami, le seul qui reste avec lui dans les bons et les mauvais moments ce qui est tout à fait normal puisque Mr. Baskerville n'est autre que sa main droite. Je suppose qu'à cet instant du récit vous vous demandez tous comment un petit joueurs de piano vaguement reconnu dans le domaine si peu élitiste que ce soit l'art d'animer les troquets par de belles mélodie, à réussis à dégotter un contrât pour animer une soirée dans les quartiers bourgeois et dédaigneux de la ville. En fait c'est très simple, vous connaissez tous le grand coeur de Anselm, sa droitesse légendaire et son sens de l'honneur...Je disais donc, Anselm était donc en train de faire les poches d'un richou qui, amateur de sensation forte (où le besoin de rendre visite à une femme qui n'est certainement pas la sienne), décide de faire un tour dans les quartiers cradingues de la ville. Là Anselm se pose en héros, joue les guides et donne quelque grandes tapes dans le dos du monsieur pour lui faire les poches. Problème : Surgissent quelque canailles qui en veulent à la même proie que Anselm, bien décidé à ne pas laisser son poisson filer entre d'autre mains, notre pianiste inflige une correction bien sentit aux garnements, ce fait féliciter par le gentlemen et dans la foulé se voit offrir un petit travail grassement payé: Jouer du piano à l'anniversaire de sieur Vollmer.

-Dites, vous ne trouvez pas que ce pantalon me boudine?...Rhooooo! Vous allez me faire rougir.


Tout ceci explique pourquoi Anselm est actuellement en train de se dandiner devant son miroir dans un costume qui sent la naphtaline et la seconde mains. N'oublions pas que ce soir il joue pour la crème de la société et qu'il se doit d'être élégant, surtout qu'entre nous Anselm aurait grande joie à ajouter à son tableau de chasse une petite noblière qui ne demande qu'à s'encanailler avec un pianiste, probablement délinquant, qui vit dans le ghetto Anthelimien. Ca à pas l'air comme ça mais c'est une sacrée valeur ajoutée et même du temps où Anselm était lui même un sale riche qui rosser par plaisir les pauvres, il n'était pas rare pour lui de voir des héritière et autre fille à papa recevoir la visite de quelques mauvais garçon trié sur le volet...Tient, c'est peut-être par jalousie qu'il leurs exploser les dents maintenant qu'il y repense.

Mais cette époque est bien lointaine, aujourd'hui Anselm n'aspire qu'à une vie simple avec Anastasia, Veronica, Léa ou Lisa à son bras, nommer là comme vous l'entendez, et une petite maison dans un quartier fréquenté par une dose raisonnable de malfrat. Cette visite chez La Haute est une bonne manière de s'approcher de ce rêve (enfin, c'est Anselm, dans deux semaines sont nouveau rêve sera probablement de populariser le ski sur mayonnaise) et surtout une bonne occasion de renflouer les caisses, notre ami à des dettes partout au point qu'il à du changer deux ou trois fois de nom dans la semaine, la semaine! Raison de plus de prendre un gros cachet, piller le buffet de petit four, visiter la boite à bijoux de mademoiselle...Et optionnellent mademoiselle. Bref se remplir les poches de manière suffisamment indécente pour mettre un terme à tout les problèmes qu'à en ce moment notre cher Anselm avec l'argent.

-Booonjour, je suis le pianiste de madame. Naaah, laissez mon brave, votre cravate est très jolie mais ça me serre un peu. Comment?! Je dois en porter une obligatoirement, ordre de madame? Bon, et bien passer la moi qu'on en finisse.

La garde fut passer sans la moindre encombre si ce n'est ce léger incident d'ordre vestimentaire. La salle n'est encore pleine que de domestique attelé à mettre en place les préparatifs de la fêtes (Okay, buffet repéré) s'attelant à droite et à gauche pour accrocher telle ou telle banderole (quelle chouette harmonisation des couleurs) et ceci un peu partout dans la pièce. Pièce au fond de la qu'elle trôner sur une estrade un piano comme Anselm n'a pus en voir que quand il était encore parmi les familles aisée du coin, bois délicieusement doux au toucher, un son qu'il sait par avance des plus beau et limpide. En son fort intérieur Anselm songeât que si ce piano était une femme il l'épouserai sur le champ, d'ailleurs même en tant que piano ce piano ferait une bonne compagne.

La soirée a maintenant commencé depuis un petit moment déjà, Anselm joue depuis quelque heures maintenant et un orchestre est venus se greffer à lui pour animer la suite de la soirée, voilà d'ailleurs le pianiste qui va s'occuper de le remplacer jusqu'à la fin de la nuit. Ai-je oublié de dire que Anselm n'avait un contrat que pour la première partie de la soirée? Ho c'est déjà pas mal mais c'est comme un apéritif, bon sur le moment mais vite oublié. En parlant de ça, il serait peut-être temps pour lui d'aller visiter cette amoncellement de petits fours qui lui fait de l'œil depuis tout à l'heure. Maintenant qu'il était parmi la foule et non concentré sur son Piano, Anselm put à loisir observé les invités, certain lui était totalement inconnus, d'autre lui évoquer vaguement des souvenirs, probablement des gens qu'il à pus croiser plus jeune. Anselm eu une grimace proche de ce qu'on pourrait qualifier de "What the hell?" facial, soit une grimace de surprise quand il eu dans son champ de vision une sorte de Punk féminin qui venait tout juste de s'allumer une cigarette sous l'œil courroucé de la maitresse de soirée, certainement quelqu'un d'important pensa Anselm, seul quelqu'un d'important peut se permettre de venir habillé comme une clocharde dans un rassemblement de pète-secs. Le temps de ces quelques réflexion, Anselm arriva finalement aux petits fours, Saint Graal de la soirée, il en avala de la manière la plus discrète possible une pleine poignée avant d'en mettre une seconde et une troisième dans la poches de sa veste, cette fois sous le regard d'une jeune aristocrate au regard jaune... Petit moment de flottement.
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Camelia Rosenshield
*[ Habitant de Suria ]*

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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Jeu 1 Oct - 12:56

Camelia s'ennuyait ferme. Elle avait atteint le buffet depuis environ deux minutes trente et en était à son cinquième petit four, et le troisième consécutif avec une petite saucisse dans de la pâte feuilletée. Elle avait tenté le toast aux oeufs de poisson rouges et noirs, mais l'hypothèse du dégoût total qu'elle avait pour les fruits de mers ne s'en était trouvée qu'une fois de plus vérifiée. Quelle horreur.

Mmh, peut-être devrait-elle essayer l'anchoïade ? Une dame d'un certain âge lui en avait assuré la fraîcheur avant de se rendre compte qu'elle n'était pas son petit-fils.
« La vieillesse est un naufrage »... où avait-elle lu ça, déjà ?
Quoiqu'il en soit, les mini-pizza étaient une valeur nettement plus sûre que cette mousse verdâtre, mais elle en avait tant mangé étant petite qu'elles ne la tentaient plus. L'anchoïade avait ce parfum de mystère, ce côté « substance chimique inconnue » qui la faisait vibrer. Elle savait pertinemment que dès que ses pastilles gustatives rencontreraient le spécimen, le charme était rompu. Elle le savait, et pourtant, elle allait craquer.
Une main habile saisit le toast entre deux doigts et le porta à des lèvres pâles. Camelia goûta avec une intensité toute particulière les premières saveurs de la chose, le pain, le gras, l'amer... et se retourna brusquement sur Prototype #2 qui chutait, le petit four entre deux dents et ses mains crispées sur son bébé. Ah, l'instinct maternel !
En un tour de bassin, développant des réflexes dont elle ignorait elle-même l'existence, elle s'était agenouillée afin d'accompagner la déchéance de ce tas de ferrailles qu'elle aimait. Ses longs doigts froids tenaient fermement P2, mais aussi, par extension, ceux de l'être immonde qui avait failli causer sa perte et l'avait fort judicieusement retenu.

Levant les yeux vers lui, la scientifique analysa un instant le visage – peau pâle, yeux noirs, cheveux noirs, balafre – et en conclut qu'elle ne le connaissait pas. Une bonne chose que celle-là. Elle bougea prestement sa main, de manière à ne plus toucher lee jeune homme et remit délicatement P2 en place, dont les diodes clignotaient doucement dans sa confusion. Elle se releva ensuite, puis avala son toast. Son bassin, ses bras, ses jambes et jusqu'à sa nuque craquèrent dans le contre-coup de cet effort subit et inhabituel. Tout le plaisir de la dégustation lui en était gâché, et elle décréta qu'elle haïssait les anchois.

« Merci. » Dit-elle d'une voix neutre, reconnaissant que son coup de sang était largement surfait. P2 était un robot, ils ne s'étaient pas vus, il l'avait aidée à le sauver, fin de l'histoire.
« P2, sous la nappe et en silencieux, s'il-te-plait. Nous ne devons pas nous faire remarquer, tu te souviens ? »

Sa voix changeait à peine pour s'adresser à son protégé mécanique; mais elle lui souleva le drap et le guida gentiment dessous, comme on guiderait un enfant une main sur l'épaule. Elle se retourna à nouveau vers l'homme; son instinct lui disait que la discussion devait continuer, mais elle ignorait en quoi.

« Je m'appelle Camelia Rosenshield. Vous devriez éviter les toasts à l'anchois. »

Cela devait suffire, pour une présentation, non ? Oui, cela devait suffir. C'était un bon conseil, en tout cas. Pour faire passer le goût dudit anchois, elle décida de se servir un verre, et attrapa la première coupe qui passait. Un espèce de jus de pomme à bulle... qui sentait l'alcool... du champagne. Super. Ils n'avaient que du champagne de ou du whiskey.
Camelia but à contre-cœur. Elle avait horreur de l'alcool. Ces toxines qui faisaient perdre la tête et décroître ses facultés intellectuelles... Elle en buvait régulièrement, un peu, parce que le vin était bon pour le cœur. Mais elle connaissait les dangers d'une consommation excessive et y prêtait toujours une grande attention.
Elle allait rajouter quelque chose à l'attention de son interlocuteur – un autre conseil sur ce champagne de premier choix, peut-être – lorsque son regard capta un bien étrange spécimen dans son champs d'expérimentation.

Une jeune femme avec des vêtements trop petits pour elle ou déchirés, qui fume ostensiblement en intérieur et qui se pâme devant un verre en plastique qu'elle utilise comme cendrier... La Chapelière sentit qu'elle avait là affaire à un cas des plus désespérés. Son absence de connaissance des convenances sociales lui évitait d'être choquée par le comportement de la brune, mais son esprit scientifique ne pouvait s'empêcher de l'analyser dans les secondes qui suivirent sa déclaration.
Hypothèse numéro un : le sujet a entre treize et dix-neuf ans et pique sa crise. Hypothèse réfutée par observation visuelle de l'âge du sujet.
Hypothèse numéro deux : le sujet fait partie de la maisonnée et peut se permettre un peu tout et quoi. Hypothèse réfutée par connaissance – malheureusement – poussée de la généalogie Vollmer : elle ne contient pas de punk parmi ses membres.
Hypothèse numéro trois : le sujet n'a pas sa place ici et est arrivé à la soirée par des chaînes de cause à effet indépendantes de sa volonté; il mérite donc une grande compassion alors qu'il tente de sauver sa santé mentale au milieu de ces miséreux de la cavité cérébrale. Hypothèse accréditée, bien que la punkette était en grande conversation avec deux parfaits spécimens de bourgitus aristocratus débiliumarescus.

Camelia but une autre gorgée d'alcool, puis reprit sa « discussion avec » le bourreau-sauveur de P2.


« Est-ce que vous savez s'ils ont autre chose que de l'alcool ? J'aimerais juste un verre d'eau, mais je n'en vois pas. Enfin... Le robot que vous avez sauvé est mon Prototype numéro deux. Désolée du dérangement, il a parfois du mal à calculer ses trajectoires. »

Son ton était sincère et ne portait pas la marque de la condescendance propre aux aristocrates.
C'était en tout cas un record de parole dédié à un inconnu, et pour fêter ce mouvement audacieux, la jeune femme décida de reprendre une des petites saucisses suscitées. Elle s'était donc retournée vers le buffet, lorsqu'elle tomba nez-à-nez avec... un individu, cheveux mi-long, plutôt moins que plus bien rasé, yeux rouges et les poings remplis de petits fours. Ce dernier détail fit tiquer Camelia. Les poches ! L'anchois ! Il... Il s'était rempli les poches d'anchois ! Pauvre homme, ô misérable victime des Déesses ! Mad Hatter le prit immédiatement en sympathie. Sa présence, au vu de ses vêtements de moindre qualité, détonnait avec le reste de l'assemblée – même la punkette à la cigarette était, d'une certaine manière, « dans le coup ». Mais, qui qu'il soit, personne, personne ne devait être forcé à voler des toasts à la mousse d'anchois pour subvenir à ses besoins. Si le petit peuple en était réduit à s'étouffer pour survivre... Décidément, la vie était injuste.

Une diode s'alluma quelque part dans l'esprit de l'héritière Rosenshield, et son cerveau fit « tilt ! ». Elle aurait pu se lancer dans une grande carrière contre la faim sur Suria, mais les rouages complexes de son cortex en avait décidé autrement. Son regard chamois repassa sur le jeune homme balafré, embrassa le ramassis de vieux croulant sous leur or et revint sur le pique-assiette de troisième zone. Elle pensa, en fin, à elle-même. Une pièce, toute seule, souvent, ne vaut rien. Mais combinez-la à d'autres pièces, différentes, et vous obtiendrez un engin de mort ou de vie, un véhicule ou une arme – tout ce que vous voudrez, si vous saviez vous y prendre. Ca devait marcher pareil avec les gens, non ?

Étendant son bras, la demoiselle prit le pianiste – elle était presque sûre de l'avoir vu jouer un peu plus tôt – par le poignet, et le rapprocha du duo qu'elle formait avec la l'agresseur de robot, de manière à ce qu'ils forment maintenant un trio. Elle se permit alors un petit sourire. Les trio, c'était le bien.
Elle s'ennuyait déjà moins.


« Bien. Il me semble que nous sommes tous les trois ici pour des raisons qui nous dépassent et qui provoquent un ennui profond. Et si nous troublions la fête ? Après que monsieur ait vidées ses poches. Je ne peux pas vous laisser partir avec tous ces anchois, c'est une horreur; mais il reste une montagne de petites saucisses dans de la pâte feuilletée. Nous devrions bien trouver un sac... »

Son regard restait sans éclat, sans malice alors qu'il passait d'un invité à un autre; se grattant vaguement le menton, à la recherche d'un sac. Elle ne ressentait aucune émotion, au fond juste l'envie d'échapper à l'ennui et aux anchois – si possible en prouvant à Madâââme Vollmer que mépriser les Rosenshield pouvait se révéler dangereux pour les nerfs.
Qu'importe si ses nouveaux compagnons refusaient; elle n'aurait qu'à s'amuser toute seule. Et qu'importe si, lorsqu'il l'apprendrait, son père la sermonnerait. Elle n'aurait qu'à être discrète.

Rien ne l'atteignait vraiment.
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Mer 7 Oct - 6:40

Cette petite bouteille dans laquelle vaguait un liquide délicieusement ambré s'accorda parfaitement à la poche intérieure du veston de Guillaume, aussi l'y glissa-t-il en ricanant, diable qu'il se faisait. Ce n'était évidemment pas la première fois qu'il empruntait quelques alcools à sa friponne de maman. La pauvre pécheresse avait d'ailleurs maintes fois changé de cachette, mais toujours son fils en venait à mettre la main sur ses trésors. Elle ne pouvait que le laisser faire sans mot dire et se contenter de promener ses bouteilles d'un racoin à l'autre de la maison car autrement, Guillaume pourrait user de ce vice contre elle, en allant trouver monsieur son père... Que dirait-il, le saint homme, en découvrant que sa femme s'adonnait à ce genre de débauche! Probablement rien, car lui aussi, à l'occasion, venait trouver la caverne d'Ali baba, pour goutter, simplement... Que de non-dits.
Mais Guillaume n'en avait que faire. Whisky en poche, bouteille de vodka à la main, il fit volte-face en abandonnant, à découvert, le secret de sa mère. Il emprunta un couloir pour retourner à la palpitante fête en se demandant s'il avait bien fait, finalement, d'avoir choisi de ne ramener qu'une seule bouteille de vodka. C'est que, au départ, il avait prévu charger chacune de ses mains, un truc pour lui, et un autre pour Gellibean, n'ayant pas prévu le coup de la poche-intérieure-du-veston... Il s'était donc retrouvé devant un dilemme complexe. Deux, ou trois? Après quoi... cinq secondes de réflexion très intense, il avait opté pour le plan initial : deux, en se disant que sa mère risquerait moins de se faire honte en pétant un câble solide si elle ne le voyait qu'avec une de ses bouteilles en main plutôt que deux. C'était son petit côté « gentil » qui avait parlé pour lui.

Hmm, constata-t-il, les invités étaient plus nombreux. D'un pas décontracté, sa bouteille à la main, il se mêla à la foule en quête de la tignasse de sa douce et croisa, en cours de route, le regard de sa mère qui lui fit un signe de la main en souriant, avant de voir sa vodka entre les sales pattes de son cher fils. Elle retint sa colère, qui se concentra dans le teint de son visage qui vira bien vite au rouge. Guillaume et sa nonchalance poursuivirent leur chemin qui se frayait à chaque enjambée entre les hommes d'affaires bedonnant, grands secs politiciens, petite bonnefemmes affamées, jolies demoiselles pâmées, séduisantes amies d'enfance... Pendant que sa mère faisait son possible pour retrouver son radieux sourire afin de le distribuer à ses invités, tout en introduisant subtilement dans leurs petites têtes de riches remplies d'or que madame Vollmer était une hôte exemplaire et qu'il serait dont bien vu d'en faire l'invitée d'honneur des soirées à venir...
Guillaume, bienheureux, poursuivit son avancée vers sa succulente co-pilote mais avant, son oeil de lynx attrapa au passage trois énergumènes qui s'étaient regroupées. Deux qu'ils connaissaient de vue, vaguement, et un autre avec de drôles de yeux, presque aussi cools que les siens, mais en plus louches. Ha ha! Guillaume se l'imagina à loucher, du coup le type, il aurait l'air plus sympa... Mais bon, il ne s'attarda pas trop longtemps aux jeunes gens, bien que la présence de Claus, le fils de l'autre, le titilla quelque peu. Ce type-là, Guillaume, il ne l'aimait pas trop trop... Enfin, il le connaissait très peu, mais y'avait un truc qui ne lui revenait pas. Pas son genre de fréquentation, bref. Ce devait être réciproque, de toute façon. Et puis la fille, enfin... La fille? Et ouais, la fille, apparemment, et avec un robot, visiblement, et les robots... D'abord à quoi ça sert vraiment...? Prout. La question demeurerait sans réponse, ainsi en décida-t-il Guillaume Vollmer, qui avait bien d'autres chats à fouetter. Grrrr...

- Gelli!

Enfin! Ô doux visage de sa chipie préférée... Joyeusement, le Second révéla à sa complice sa trouvaille avant de l'en charger aussitôt, tanné de porter la bouteille qu'il avait spécialement prise pour elle.

- Et ça...

Ajouta-t-il, toujours à l'adresse de la brunette, en ouvrant un pan de son veston pour lui montrer le whisky. Il en boirait plus tard, lorsqu'il montrerait à Gelli sa chambre de petit garçon, héhéhé... Ou ailleurs, qu'importe, quelque part, ils trouveraient bien un coin, dans cette grosse baraque, où ils pourraient... Se réciter amoureusement des poèmes d'amour, les yeux dans les yeux, les mains dans les mains...
Ce n'est qu'en rejoignant la Gellienne, lorsque ses esprits furent libérés de leur tâche, que le regard piquant de malice de Guillaume retrouva en les traits d'une certaine demoiselle le visage d'une certaine séduisante amie d'enfance qu'il avait jadis appelée Candy.

- Quel plaisir de vous revoir, mademoiselle Westhood's...

La coiffure devait l'affecter. Malgré tout, le ton, bien que légèrement espiègle, était maîtrisé avec une étonnante justesse, du moins pour certain(E), sans doute...
En souvenir de cette enfance partagée, Guillaume s'approcha de la belle et, frôlant de sa main sa taille, s'inclina vers son visage et déposa, sur sa joue, un baiser. Mais preux amant qu'il était, il en revint à sa fumante Gelli, dont il enserra la taille d'une main. Taille agréablement dénudée, dépendant du point de vue mais, du sien, oui.

- Gelli, Candyce, Candyce, Gelli... Candyce et moi nous sommes connus étant enfants.

Bla bla bla. Les mots sortaient tout seuls, pendant que ses neurones frétillaient, obsédés par les décharges électriques qui leur venaient directement de ces doigts, posés cette taille, de ce toucher qui n'invitait qu'à de folles divagations, et tout cela jumelé à la vue de l'émoustillante Candyce qu'il avait sous les yeux. Dommage que Gelli ne soit pas du genre à... Inutile d'y penser, il ne ferait qu'en perdre le peu de conscience qu'il avait. Il tomberait sur le dos, la bave au coin de la bouche.

- Et... Gelli travaille à la Tour, elle aussi...

Inutile de préciser qu'elle était ce qu'elle était en prime, Candyce devinerait bien, si elle en avait envie...
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Alpha Claus
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Sam 24 Oct - 1:09

La boîte métallique échappa de peu à une fin tragique. Il ne fallut pas une seconde de plus à Alpha pour remarquer qu'il s'agissait là d'un petit joyau de technologie. Et, une minute plus tard, il apprendrait même que le prototype possédait un niveau honorable de reconnaissance vocale.
Pour l'heure, le jeune homme venait de sentir des mains tièdes s'appliquer plus ou moins sur les siennes, ce qu'il n'appréciait guère, pour la simple raison qu' à cause de cela il s'apercevait qu'il avait froid. Voilà qui n'était pas de très bon augure.. Il releva le visage et son regard rencontra par-dessus le robot celui, jaune, d'une jeune femme enveloppée d'une aura d'excentricité peu courante, à laquelle lui décocha un sourire spécial soirées mondaines. A savoir très froid, très plat, dénué de toute joie, mais somme toute plutôt poli.

« Je m'appelle Camelia Rosenshield. Vous devriez éviter les toasts à l'anchois. »

Le robot ayant disparu sous la nappe colorée, Alpha tira un mouchoir immaculé de sa poche pour s'essuyer les doigts, semblant tout à coup se désintéresser de la dénommée Camelia. Soit dit en passant, il n'était pas maniaque mais visait à donner l'impression de l'être - une de ces réactions-type qu'il avait bien dû acquérir. Mais ce soir, outre cela, il semblait très absent...
Pourtant, il lui répondit.

« Alpha. »

Il lui montrait ainsi qu'il la respectait un minimum, sûrement plus que bon nombre d'hypocrites en ces lieux. En effet, ce n'était guère conventionnel, mais, somme toute, n'était-il pas inutile de préciser quoi que ce soit de plus ? Elle lui donna raison en se retournant pour saisir un verre d'alcool quelconque. Suivant son conseil, Alpha s'abstint de goûter les fameux toasts, comme toute autre nourriture d'ailleurs. Lorsqu'il se surprit à se repasser en mémoire des listes entières de chiffres, les numéros de codes de ses employés du secteur C, il plaqua sa paume contre son front, vaguement inquiet. Cela dissipa une part de ses craintes ; il n'était pas physiquement défaillant, ce soir. Allons bon, il avait vécu bien pire, il n'allait pas délirer pour une soirée de plus passée à s'ennuyer pis qu'un rat crevé.
La jeune femme l'extirpa alors de ces sombres pensées sans lui laisser l'occasion de chercher quelque solution. A défaut, lui en apporterait-elle une ?

« Un verre d'eau ?... »

Un observateur attentif aurait pu relever que, cette fois-ci, le sourire qui étirait légèrement les lèvres du jeune homme comportait une once de mystère, comme une arrière-pensée, un infime plaisir à l'idée de ce qu'il allait pouvoir répondre. Peut-être parce qu'Alpha avait l'impression que la jeune femme s'avérait sincère, aussi futiles que fussent ses paroles - pardon à elle.
Bien évidemment, il serait plus difficile de trouver de l'eau en ces lieux qu'une once de bon goût dans la tenue de Cornélienne Vollmer, ce qui n'était pas peu dire. Avec aisance, Alpha se saisit de deux verres. Et, tandis qu'il retournait l'un sur l'autre, il envisagea les conséquences de ces quelques mots.
Ainsi Mlle Rosenshield faisait-elle honneur à la réputation de sa famille en exerçant elle aussi les fonctions de scientifique, dans le domaine de la robotique semblait-il. Elle était jeune et, à en croire le numéro du robot, elle ne faisait que débuter. Alpha sourit. Voilà le exactement le genre de profil qu'il avait cherché - en vain - dans les registres du Département des Sciences qui lui avaient été fournis. Soit ses informations avaient été faussées soit, option hautement plus probable, Camelia ne travaillait pas pour le gouvernement.

« Puis-je me permettre de vous demander de m'informer quant aux fonctions que vous occupez ? »

Alpha demeurerait opaque, alambiqué, tant qu'il aurait le désir de se maîtriser. Puisqu'il était ici, au cœur de cette réception, il devait jouer le jeu, et cet impératif s'ancrait profondément en lui. Tout en attendant sa réponse, il lui tendit l'un des deux verres précédemment saisi, et ce le plus naturellement du monde. Une buée s'était déposée sur le verre. Il l'avait fait bouillir. Alpha avait chauffé le liquide jusqu'à ce que tout l'alcool s'évapore. Parfois, il pouvait sembler d'une incohérence désespérante... Mais, le connaissant, il était évident que ce sacrifice était motivé par une raison valable.
D'un mouvement ample, la jeune femme attira un homme à côté de lui - le premier pianiste, nota Alpha. Le connaissait-elle ?

« Bien. Il me semble que nous sommes tous les trois ici pour des raisons qui nous dépassent et qui provoquent un ennui profond. Et si nous troublions la fête ? Après que monsieur ait vidées ses poches. Je ne peux pas vous laisser partir avec tous ces anchois, c'est une horreur; mais il reste une montagne de petites saucisses dans de la pâte feuilletée. Nous devrions bien trouver un sac... »

Ainsi donc fut élucidé le mystère des toasts à l'anchois. Une petite voix, au fin fond d'Alpha, la voix de l'enfant qu'il fut longtemps auparavant, cette voix s'écriait : "Tant que ça rentre dans la bouche et que ça fait vivre, c'pas une horreur... l'horreur, ç'pas ça...". Personne ne l'entendit, pas même Alpha. Le jeune homme avait assisté à tant de gâchis, gâchis de biens, gâchis humains, qu'il savait faire taire cette voix fluette à la perfection. Sans cela, ç'eut été trop douloureux.

Les raisons d'Alpha ne le dépassaient pas ; il avait choisi, bien que ce fut en réponse à un chantage des plus odieux. Mais qu'importait. Qu'importait que le regard de la jeune femme ne fut ni facétieux, ni amusé, qu'en cet instant tout semblât vide.

« Votre proposition me ravit... Si monsieur le pianiste acceptait d'aller remplacer son collègue qui joue actuellement afin de prendre quelques libertés quant aux morceaux imposés, ce serait chose agréable. »

Rhaa, si cet odieuse musique pouvait cesser ! Non pas qu'Alpha n'aimât pas le piano, mais il prenait subitement conscience qu'elle parvenait presque à aiguiser ses nerfs. Condensé d'aristocratie anthélienne, elle se faisait tantôt mielleuse, tantôt guillerette ; une horreur.
Les doigts d'Alpha se crispèrent légèrement sur le verre vide qui lui était resté entre les mains. Il ne le reposa pas.

« Bien, Mademoiselle, à ce point-là, il serait encore préférable que nous fuyions à l'extérieur afin de trouver refuge en la quiétude du jardin. Ne partagez-vous pas mon avis ?... »

Sur quoi, Alpha n'attendit guère pour faire volte-face et trancher lestement la foule. Habile, il évita tout les obstacles mouvants jusqu'à l'ultime qui, lui, ne se mouvait nullement. Il apprit au passage que celle qu'il bouscula se prénommait Gelli. S'excusant comme le voulait la politesse, Alpha ne se troubla nullement du fait de son apparence - et trahit par là-même son habitude des milieux populaires - avant de reprendre son chemin interrompu. Il franchit les portes grandes ouvertes, à deux pas, inspira longuement l'air pur.
Sur quoi il sortit une clope de sa poche qu'il alluma sans allumette ni briquet, et se retourna. Peut-être la scientifique l'avait-elle suivi. Quoi qu'il en soit, elle aurait compris qu'Alpha possédait un style très personnel, en matière de perturbation de fête.
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Candyce L. Westhood’s
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Sam 24 Oct - 15:35

Misère... Cette fête d’anniversaire soi-disant réputée « inratable » était d’un ennui franchement épouvantable ! Elle qui l’avait attendu avec tellement d’impatience toute la semaine durant, espérant secrètement pouvoir trouver parmi les jeunes gens de la Haute de quoi occuper ses journées à venir, elle se retrouvait mortellement déçue : bien que papa Vollmer ne soit plus tout jeune, était-ce une raison pour ne convier que la partie croulante de l’aristocratie ?! Certes, il y avait là des antiquités d’une valeur fort appréciable – Candyce pensait notamment aux quelques membres du Grand Conseil barbus et décrépis ainsi qu’à ce cher Monsieur de Loiseaux qui tentait vainement de faire du charme à une petite jeune fille ridiculement attifée – mais franchement, cela ne suffirait pas pour relever le niveau malheureusement bien bas ! Misère... Où étaient donc passés les rejetons jeunes et bons de tous ces grands-pères richissimes... ? Pas de Guillaume en vue, pas même d’Andrew à aller asticoter... mais qu’allait-elle donc bien pouvoir faire de sa soirée ?! Bon sang, Corélienne la décevait dans cette histoire...

Finalement, lassée de faire la conversation au vieux Guido Lombart – affectueusement surnommé « Guigui » par ses nombreuses maîtresses – Candyce entraîna le pauvre Hadyam jusqu’au buffet, jouant de ses talons aiguilles et de regards quelque peu acérés pour fendre la foule opaque et grouillante qui faisait barrière. Une fois arrivée face aux tables chargées de victuailles d’un goût parfois assez douteux, il fallait le reconnaître, Candyce adressa un grand sourire doucereux à son jeune « esclave », l’envoyant promptement lui chercher de quoi se désaltérer à l’autre bout du buffet, pendant qu’elle-même s’emparait d’un petit four à l’allure moins répugnante que les autres : cette chère Corélienne avait toujours eu une notion très curieuse et personnelle de qu’était la « bonne » cuisine... Bon sang, qu’est-ce qu’elle pouvait s’ennuyer... Il n’y avait rien à faire, les petits fours semblaient tout bonnement à vomir et la musique d’ambiance lui cassait déjà les oreilles : bref, tout cela ne valait qu’un très faible quatre sur dix sur l’échelle de son appréciation – et encore, elle était généreuse ! – même si elle savait parfaitement qu’une fois cette soirée désastreuse passée, elle soutiendrait le contraire avec une ferveur proche de la passion, histoire de flatter gracieusement l’organisatrice... En attendant sagement le retour d’Hadyam, Candyce entreprit de détailler encore une fois la foule qui lui faisait face, alors que son esprit s’égarait vaguement : elle commençait à avoir vraiment besoin de nicotine... Malheureusement, une dame de ce monde ne fume pas en publique, et encore moins quand on savait que son hôte se nommait « Corélienne Vollmer ». Il lui faudrait donc attendre patiemment la fin de la soirée – quoique que la jeune femme ne fût pas certaine de pouvoir tenir jusque-là ! Bah... Au pire, elle s’éclipserait dans les jardins, ni vu ni connu !

Mais voyons Gaëlle... On ne fume pas !
Mais si on fume, madame Vollmer.

L’éclat de voix outré attira immédiatement son regard vers la droite : tiens, tiens, apparemment, la vilaine compagne de Guillaume semblait décidée à s’attirer le courroux divin de cette chère Corélienne ! Déjà que sa tenue débraillée et franchement peu recommandée pour ce genre d’évènements mondains devait carrément la faire frémir de rage, si maintenant elle se mettait à fumer sous son nez... Bien que Candyce éprouve un profond mépris à l’égare de la jeune femme – cette garce se baladait tout de même au bras de son Guillaume, sans compter que sa tenue pauvrette ne pouvait que lui arracher des grimaces dégoûtées – la belle devait bien reconnaître que la brune avait du cran... En d’autres circonstances, Candyce aurait certainement apprécié sa personnalité franche et détachée, ça avait son charme ; dommage que la punk en question soit calée sur sa route... Tiens, avec tout ça, Candyce en aurait presque raté Hadyam qui venait enfin de réapparaître, deux coupes de champagne doré et pétillant à la main : bon sang, il en avait mis du temps !

Madame Vollmer a toujours eu un goût si raffiné en matière d'objets de décoration intérieure...
Effectivement, roucoula-t-elle, tentant d’ignorer la cigarette entre les doigts de la jeune garce : si seulement elle pouvait s’en allumer une aussi !

Elle allait se retirer – pas question de fraterniser avec l’ennemi ! – quand Guillaume fit enfin sa réapparition, se précipitant sur l’espèce de punkette débraillée avec une exclamation ravie qui lui eut dont de l’écoeurer : « Gelli » ? Grand Dieu, elle espérait sincèrement qu’il ne s’agissait là que d’un diminutif particulièrement ridicule et non du prénom de la gêneuse ! Ah... Pauvre fille... Guillaume entreprit ensuite de lui montrer ses trouvailles alcoolisées avec un air profondément idiot sur le visage : on aurait dit un gosse jubilant à l’idée de son mauvais coup, bien qu’il y avait également une petite touche de luxure agaçante au fond des prunelles malicieuses... Beuh... Immonde !

Quel plaisir de vous revoir, mademoiselle Westhood's...

Ah, et bien quand même ! Tranquillement, Guillaume s’avança vers elle pour lui coller un baiser sur la joue en guise de salut, alors que sa main agile venait frôler sa taille sous le regard mauvais de Gelli et d’Hadyam. Malheureusement, son ami d’enfance se rétracta bien vite pour aller bichonner sa belle. Tsss, avec ça, au moins, il n’était plus possible de se tromper sur le genre de relations que ces deux-là entretenaient...

Mais voyons, tout le plaisir est pour moi, Guillaume ! répondit-elle avec un sourire espiègle, ignorant totalement le grand échalas qu’était devenu Hadyam à ses côtés. Ah... Ça fait vraiment trop longtemps...

Sa main vint ensuite frôler le bras musclé dans un geste d’enthousiasme sincère et parfaitement innocent – bien entendu ! – alors que sa moue se modifiait légèrement pour lui donner un air mi-attristé, mi-déçu.

Gelli, Candyce, Candyce, Gelli... Candyce et moi nous sommes connus étant enfants.
Enchantée, lança-t-elle avec un léger sourire, hypocrite comme jamais. Gelli, c’est le diminutif de... ?

Arg, il fallait qu’elle en ait le cœur net ! Elle consentit ensuite à présenter Hadyam, le désignant comme étant le fils d’amis proches de ses parents dont elle s’occupait à l’occasion, telle une gentille grande sœur. Techniquement parlant, ce n’était évidemment pas entièrement faux, mais il manquait tout de même une grande part de la vérité – vérité que Guillaume n’avait pas foncièrement besoin de connaître, soi-disant passant.

Et... Gelli travaille à la Tour, elle aussi...

Sans blague. Si elle n’avait pas été si maîtresse d’elle-même et bien élevée, Candyce aurait certainement lâché un grognement agacé et dédaigneux : on se demandait bien ce qu’ils pouvaient faire pour s’occuper entre deux missions !

Je vois ! Vous êtes sa coéquipière attitrée, peut-être... ? lui demanda-t-elle ensuite, très polie, souriante et charmante, alors qu’elle vomissait intérieurement une multitude d’injures toutes plus grossières les unes que les autres. Je sais bien qu’Hadyam rêvait de devenir Sentinelle fut un temps... Mais malheureusement, il a échoué à l’examen médical, à cause d’une faiblesse à l’œil droit, il me semble... C’est bien cela Hadyam... ?
Oui, c’est tout à fait ça !

Ah lala... Qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire pour avoir l’air gentille et sympathique, franchement !
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Mar 27 Oct - 14:15

Okaaaaay pensa Anselm, contre toute attente cette jeune aristocrate ne sembler pas vouloir jeter notre ami pianiste dehors à grands coup d'appel à la garde mais plutôt le convié à une petite réunions du club des "qu'est-ce qu'on fout là?", composé d'Alpha Claus un étrange balafré qu'Anselm ne connaissait ni de près ni de loins et de Camelia Rosenshield visiblement fan de mécanique puisqu'elle est venus avec son robot de compagnie et bien entendu du pianiste mal sapé qu'est Anselm...Moooui pourquoi pas après tout, tant qu'on ne l'empêcher pas de tipiaker comme un porc dans les réserves de petits fours, en parlant de petit fours, les quelques toast à la mousse d'anchois qu'Anselm à grignoté juste avant commencent à avoir des réactions chamarrés et rigolotes dans son estomac, qu'elle idée dans manger autant. Fort à parier qu'il aura de jolie crampes d'estomac demain. Sauf que voilà, Camelia ne semble pas vouloir se contenter d'aider la cause des pianistes affamés, elle veut en plus mettre le boxon dans la charmante soirée que voila, là c'est une toute autre histoire. Nop parce que bon, y a quand même du danger là, on est chez les Vollmer, fort à parier qu'ils ont des gardes bien balèzes qui hésiterons pas à jouer aux osselets avec les dents de tout ceux qui prendraient le risque d'avoir une attitude un peu agité, va falloir rusé, être malin et subtil...Sauf que bon, dans l'immédiat les idées les plus subtiles d'Anselm c'est de mettre un coup de boule au pianiste actuel pour prendre sa place et voler l'argenterie de la maisonnée...

-Huuuum, je voit, c'est un nouveau contrat c'est ça?

En voilà un qui ne perd pas le nord et qui à déjà sortit mentalement une calculette. Avec un peu de chance Anselm va récolter un petit extra imprévus, bien entendus il aurait bien fait sauter la gaziniere et vider les chambres de toute les boites à bijoux disponible gratuitement mais quand une proposition de ce genre ce présente, on sort son plus beau sourire de commercial, on prie pour que son haleine ressemble plus à celle d'un vendeur de bible qu'à celle d'un train-bistrot et on commence à négocier.

-Mademoiselle est très observatrice, elle a su voir en votre serviteur un grand animateur de soirée, des anniversaires aux mariages en passant par les bar-mitsva et les concours bovins, je vole, casse et exceptionnellement le tout en musique pour trois fois rien...Une semaine de ticket restaurants et pourquoi pas un rendez-vous galant me semble un prix tout à fait raisonnable vous ne pensez pas?

La mains tendus en attendant que quelque tope dedans, Anselm songeât à sa future récompense : manger autre choses que les animaux qu'ils trouvent dans sa chambres d'hôtels et cette infâme soupe du chef qui semble avoir était plus digéré que cuisiner, en voilà une perspective sympathique. Le rendez-vous me dite vous? Ça c'est plus un réflexe de la part de notre ami des femme qu'autre chose et puis une fille qui porte des vêtement en soies doit être financièrement intéressante comme petite amie, peut-être même qu'Anselm pourrai être un gendre idéal, plaire à "papa mademoiselle avec un robot dont je ne connait pas le nom", se mettre dans les bonne grâces de tout le monde et finir à parler potins en fumant le cigare dans le petit salon, ne vous m'éprennez pas : la haine des bourgeois n'est pas incompatible avec une montagne de monnaie sonnante et trébuchante, ha ça non!

« Bien, Mademoiselle, à ce point-là, il serait encore préférable que nous fuyions à l'extérieur afin de trouver refuge en la quiétude du jardin. Ne partagez-vous pas mon avis ?... »

...KEUWA? Voilà quand un instant tout les rêves de Anselm se font balayer par les quelque mots du balafré, ainsi elle est déjà au prise d'un prétendant, à bien y repenser ne vient il pas de demander à Anselm d'aller lui jouer un petit air romantique ou un truc du genre au piano? Oui! Maintenant qu'il y pense il est presque certain d'avoir vu un clin d'œil de la part d'Alpha et celui-ci lui chuchoté à l'oreille qu'il aurait double si ce n'est triple ration d'invitation dans les meilleurs restaurant de la ville...Ou alors c'est les toast à l'anchois qui commence à monter à la tête de Anselm, à bien y repenser ces éléphanteaux roses détonnaient vraiment dans le décors et peut-être bien qu'Alpha n'a pas demandé plus qu'un petit air de piano... Soit, il est dans tout les cas temps de faire ce qu'on attend de lui , que Camelia tope ou non, voilà notre pianiste qui va à la rencontre de son remplaçant, il va falloir finasser pour prendre la place qui lui est du, en faisant discrètement trébucher un serveur sur ce si mauvais pianiste histoire de le tacher de champagne et autre toast, le forcer ainsi à aller aux toilette se changer et l y accompagner pour une incitation à la sieste avec en option baillonnage et vidage de poche... Et revoilà notre ami sur scène brisant la monotonie de l'orchestre en imposant à la salle au risque de s'attirer quelque regards courroucés quelque morceaux de jazz et autres musiques pleine de bonnes vibrations groovesques tout en songeant à la liste des méfaits longues comme la langue de Guillaume devant sa Gelly qu'il compte effectuer ce soir, en espérant que ses deux nouveaux comparses aient une idées ou deux pour faire bouger tout ça, une bombe par exemple. Chouette idée la bombe, voire deux, non quatre! Qu'en pensez-vous Mr. Baskerville?

...

EDIT Nazrÿne : C'est vraiment dommage, car j'aime beaucoup tes posts et ton style d'écriture, mais l’orthographe reste un problème. =/ Fais un peu attention à tes accords de participes et à ta conjugaison, par pitié ! XD

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Camelia Rosenshield
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Mar 3 Nov - 19:54

Ce pianiste amusa Camelia. Il détonnait dans la monotonie ambiante, au-delà des sourires polis qui l'entouraient, et des rires lisses comme le cuivre des lustres de la soirée. Un brin décalé sur les bord, mais adorable. Qu'est-ce que c'était, tiens, une bar-mitzva ? Jamais entendu parlé. Quant à ... un contrat ? Il pensait être payé ? La bonne affaire. La jeune femme avait beau ne pas être aussi condescendante que ses congénères, il était hors de question qu'elle ne débourse qu'un dixième de Myr pour sa participation à leur petit sabotage. Il agirait de son plein gré, non ? Mais...« un rendez-vous galant » ? Non, et puis quoi, encore ? La scientifique faillit s'étouffer à cette idée, mais le bougre était déjà trop loin.
Elle ne put que garder son air indifférent, bien qu'une très légère lueur soit née dans son regard éteint. Une bonne action, ce soir, avait été accomplie : il ne mourrait pas d'une réaction chimique étrange entre ses sucs gastriques et l'anchoïoade maudite; et elle avait topé dans la main crasseuse aux ongles noircis. La fête, pour Corélienne Vollmer, allait bientôt être finie. Au fond, elle ne savait pas ce qu'était concrètement un rendez-vous amoureux; ni une semaine de ticket-restaurant, d'ailleurs. Ces deux notions pouvaient donner lieu à des expérimentations intéressantes. Il faudrait qu'elle en parle à John-Harold; sa réaction pouvait être des plus constructives à étudier.

Ses doigts pâles s'étaient refermés sur le verre que lui avait confié le dénommé Alpha, un jeune homme de bon goût et de bonne famille, à ne pas en douter; bien que sa carnation soit couverte de zébrures cicatricielles. Lui aussi semblait apprécier son projet de terrorisme nerveux en territoire Vollmerien. Il était certainement là pour des raisons d'argent, qui devaient la dépasser, et ne se livrer à ce petit jeu que par ennui - et peut-être par moquerie. Mais cela ne la dérangeait guère. Tout la dépassait, ce soir; tout sonnait creux et faux; sa maigre tentative pour dérider son propre visage lui parut d'un coup pathétique et vide de sens.
N'ayant pas pour habitude de se laisser aller à de telles divaguations lyriques, Camelia Rosenshield porta son verre à ses lèvres afin de reprendre contenance, alors que le dénommé Alpha l'invitait à sortir. Elle retint un hoquet de surprise lorsque le liquide toucha ses lèvres. De l'eau ? Et cette tièdeur... Alpha fendait déjà la foule et ne put donc voir la surprise qui passa sur le visage de l'aristocrate. Avait-il évaporé l'alcool, pour lui offrir un verre de l'eau la plus pure ? Comment cela était-il possible ?


« Prototype numéro deux ? Suis moi. » Ordonna-t-elle à la nappe du buffet, sous le regard quelque peu interloqué d'une grande bourgeoise endimanchée.
Ne quittant pas son verre, la brune s'élanca à la suite de son nouveau sujet d'étude attitré. Son robot la suivait de près, docile et obeissante machine. Il écrasa le pieds d'une jeune femme aux cheveux bleus, très bleus; mais Camelia n'en eut cure. Si plainte il y avait, elle n'aurait qu'à être envoyée à sa silhouette de soie et de velours bleus qui traversait la salle, rattrappant sans peine son interlocuteur, P2 sur les talons.

Ils atteignirent sans encombre majeure les jardins, où une brise rafraîchissante les accueillit. Alpha sortit une cigarette, qu'il fuma sans l'allumer. Ce petit geste discret intéressa la scientifique au plus haut point. Un ami de la Déesse du Feu ? Elle n'en avait jamais rencontré. Un Elu des Dieux...
Les humains avaient beau être moins intéressants que les robots, et leurs facultés bien moindres, les Elus des Dieux faisaient bande à part. Certains d'entre eux, elle le savait, auraient pu détruire ou dépasser n'importe laquelle de ses précieuses créations. C'était, dans un certain sens, rassurant : les robots seraient toujours au service de l'homme, ne le dépassant, ne se révoltant jamais. N'était-ce pas merveilleux de savoir ces superbes ouvrages entièrement destinés à notre aide et à notre bonheur ?
Le point de vue exact de Camelia sur ce sujet était un poil plus complexe, car elle savait bien que tout comme c'est la volonté du maître qui fait le caractère du chien, c'est la volonté du scientifique qui dicte la conduite et la perfection de la machine. Et l'âme humaine était toujours plus ou moins viciée.

Mais ça n'était certainement pas le meilleur sujet à aborder pour continuer une conversation. La brune avait beau être dans son monde, elle n'ignorait pas que peu de gens partageait sa passion sans borne pour la domotique.
D'un autre côté, qu'était-elle censée dire ? Les banalités n'étaient pas son fort et son manque d'expérience sociale bridait son imagination. Quant à attaquer directement sur le sujet de ses pouvoirs, ses parents lui avaient inculqué avec suffisemment de mal les rudiments de la politesse pour qu'elle évite soigneusement une approche si peu agréable.
Par ailleurs, ses quelques théories en matière de destruction d'ambiance incluaient généralement des robots, des coupures de courant et des odeurs nauséabondes. Ou des invasions d'anchois... Rien qu'elle ne puisse orchestrer depuis le jardin, où elle n'avait accès ni au système électronique du manoir, ni au réseau d'évacuation des sanitaires.


« Sortir était en effet une riche idée. » Bon, c'était déjà un début. Elle était mieux dehors, elle devait l'admettre. L'air frais qui passait au travers de ses mêches sombres la soulageait d'une certaine fatigue, que l'alcool et l'ambiance mondaine avaient provoquée. La première et unique coupe de champagne fourmillait déjà dans ses doigts clairs; elle reprit une gorgée d'eau avant de continuer.
« Hé bien, par quel moyen pouvons-nous troubler la fête ? Je me réjouis d'avance de leurs visages outragés. »
L'odeur du tabac vint effleurer ses narines, chatouillant légèrement son odorat. Si ses propos étaient sincères, son visage restait toujours aussi inexpressif. Quand on passe sa vie à monter des robots ou à plancher sur un ordinateur, montrer ses émotions ne sert à rien.
Elle attendit la réponse d'Alpha, ses yeux jaunes détaillant et enregistrant ce physique si particulier, avec leur précision coutumière.
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Sam 2 Jan - 16:57

Mais que faisait donc Guillaume... Gaëlle interrogea silencieusement sa cigarette en baissant les yeux sur elle d'un air navré. Décidément ma chérie, y'a que toi pour moi ce soir. La nana aux cheveux bleus avait répondu quelque chose de poudré, mais n'avait pas vraiment réussi à attirer l'attention de Gaëlle, qui s'éclatait finalement à monologuer avec elle-même toute seule sur ses pensées intérieures. C'était le meilleur choix, après tout. Elle n'était là que pour... pour... pourquoi déjà ? Un coup d'oeil à sa précédent interlocutrice lui fournit immédiatement une réponse plus ou moins marrante : elle était ici pour surveiller Guillaume. La nana en question venait de l'apercevoir, et Gaëlle avait distinctement vu son expression passer, subtilement mais visiblement, de l'ennui détaché à l'excitation impatiente. Miss Punkette, puisque c'est ainsi qu'on la voyait ce soir, croisa les bras sur sa poitrine, le regard amusé par une petite étincelle de défi. Viens y, viens t'y frotter ma belle... J'ai pas peur de me décoiffer moi, et t'envoyer valser dans le buffet ne me poserait aucun problème. De toute façon c'était évident qu'elle n'était le genre de fille qu'il était intelligent de provoquer. Elle avait même un couteau dans sa botte. Héhé.

Yumi ! La main de Guillaume vint trouver place au creux très creux de sa hanche décharnée. Bon sang, fallait pas qu'elle oublie de manger ce soir, sinon il allait encore lui faire son numéro de gamin capricieux, comme l'autre fois... Mais bon tant qu'elle tiendrait debout il n'aurait pas l'occasion d'y penser, elle le connaissait. Pas faim, c'est tout, ok ? Quand elle sentirai ses jambes trembler il serait temps d'avaler quelque chose, mais pas avant. Rien que l'idée de fourrer quelque chose de consistant dans la bouche lui donna envie de gerber. Boire, ça oui. Elle vida sa coupe de champagne, une nouvelle fois. Y'avait pas si longtemps elle détestait cette boisson, s'insurgeant contre la présence de bulles et ce goût amer qui laissait la bouche pâteuse, mais de toute évidence le départ de la faim avait laissé place nette pour la soif. Du coup elle buvait. Guillaume sourit comme un enfant en lui fourrant une bouteille de vodka entre les mains, et elle en ronronna de contentement. Il était vraiment trop fort ce type.

Sauf quand il regardait une autre nana. Elle lui connaissait ce regard, cette forme caractéristique que prenait le contour de ses yeux, cette petite fossette qui apparaissait au coin de sa bouche, la légère tension perceptible sur ses lèvres. Elle l'avait vu être comme ça des centaines de fois face à une jolie fille, le truc c'est que ces fois là elle n'était pas avec lui. Avec lui du genre.. Sa copine quoi. Merde. Bizarre comme réflexion après tout. Elle ne perdit pas de temps à faire sa jalouse, ni à lancer quelque mesquinerie à la fameuse Ouestoud - le hasard fait si bien les choses... - même si en temps normal elle aurait eu du mal à choisir entre toutes les saloperies qui lui viendraient aussitôt à l'esprit. Une amie d'enfance, rien à foutre... Remarquez, elle aussi était une amie d'enfance, ça l'avait pas empêchée de finir dans le lit de Guigui... Rien à foutre j'ai dit. Gelli était un peu désorientée par ces pensées, toutes nouvelles pour elle. C'est vrai quoi, depuis leur première fois, avec Guillaume, elle n'avait pas pris le temps de réfléchir. Pas pris le temps, ou repoussé ce moment de toutes ses forces ? Terrible moment où il faudrait se poser les questions importantes, les questions qu'on ne pouvait contourner... A savoir, qu'est ce qu'on est, Guillaume ? Oui, ça fait mal... C'était la faute du champagne, sûr. Salaud. Jusque là ça avait été comme un rêve, ou du moins l'accomplissement du fantasme. Gaëlle avait si souvent imaginé, pensé et repensé la chose du temps où il lui était inaccessible qu'elle n'avait fait que revivre ses élucubrations les plus intenses. Coucher avec lui, l'embrasser pour de vrai, le voir nu comme un ver, sentir ses mains sur sa poitrine, mais pas seulement. Il y avait aussi le fait de le voir arriver de sa démarche robotisée du fond du couloir de la tour Mirage, se savoir observée par lui de temps en temps sans plus aucune retenue, savoir qu'il s'inquiétait pour elle, pouvoir l'enlacer quand elle voulait, et poser sa tête contre son épaule et se dire que ça y était, qu'il était à elle. N'était-ce pas un peu présomptueux ? Ils n'en avaient jamais parlé tous les deux, ils n'avaient fait que jouer comme des gamins au couple passionné, au couple parfait, au couple qui se dispute mais que c'est mignon, au couple d'enfants et aussi parfois au couple pervers, mais ça n'avait jamais vraiment sonné vrai. C'était trop impulsif, pas assez réfléchi. Ce n'était pas dans les habitudes de Gaëlle. Elle déraillait, complètement, avec Guillaume. Mais était-ce mal ? Où était le problème ? s'entendait-elle demander par son bleu. Bien sûr qu'ils se sentaient bien. Tout allait bien. Pourquoi chercher des croches là où il n'y avait pas lieu d'en trouver ?

Peut être était-ce à cause des regards qui coulaient sur eux depuis le début de la soirée. Gaëlle n'avait jamais été sensible au regard des autres, c'était quoi ce bordel ? Elle posa brusquement la coupe vide sur le buffet.

- Plus de champagne. C'est dégueulasse le champagne.

Et elle se força à lui sourire, devant l'autre pouf qui n'en perdait pas une miette. Tous les gens ici présents se demandaient ce que faisait le si distingué fils Vollmer avec cette crotteuse. C'était une honte pour Cornélienne. Hubert ne la prenait tellement pas au sérieux qu'il s'imaginait que son fils la larguerait bientôt et qu'il pourrait en picorer les miettes. Bien entendu, Guillaume s'en fichait, et Gaëlle aurait dû faire pareil, mais une petite voix au fond de sa tête avait entamé une agaçante litanie qui, elle le savait, ne s'éteindrait pas avant un moment. Guillaume continuait d'exercer son étrange regard sur son "amie d'enfance", la main toujours posée sur la hanche de sa copine, comme si il en était prisonnier, comme si c'était un boulet. Gaëlle n'osait imaginer où voltigeaient les pensées de son compagnon... Mais soudain elle ne pu plus s'en empêcher. Le contact sur sa peau la révulsa et elle s'écarta assez loin pour qu'il soit obligé de laisser sa hanche tranquille. Guillaume, son Guillaume... De nature, il avait toujours été comme ça. Une jolie fille, surtout une jolie fille intéressée par lui, il ne lui disait jamais non. C'était en fait, il n'était pas un dragueur, pas du tout... C'était juste qu'il ne disait pas non. Pourquoi se priver du plaisir de posséder une femme de plus quand il n'y avait aucun effort à faire pour la conquérir ? Il n'avait jamais été fidèle, à aucune d'entre elles, depuis toutes ces années. Et ça ne durait jamais plus qu'une semaine ou deux. Pourquoi serait-ce différent avec elle ? Ok il avait fait un effort parce que c'était quand même sa meilleure amie, mais pourquoi se bercer d'illusions ? Il irait bientôt voir ailleurs, c'était évident. Il y avait des bulles dans le cerveau de Gaëlle.

Tout d'un coup elle ne se sentait plus du tout sûre d'elle. La femme aux cheveux bleus discutait avec Guillaume, peut être même s'adressait-elle à Gaëlle, mais celle-ci ne s'en rendait pas compte. Elle avait beaucoup trop de choses en tête. Elle ne voulait plus qu'on la regarde, qu'on fasse des pronostics sur la longévité de sa relation avec Guillaume, qu'on se désole sur sa mauvaise allure et sur l'état de sa tenue, qu'on souhaite qu'elle s'en aille pour qu'enfin cette fête ressemble à quelque chose.

Elle laissa tomber sa cigarette à demi terminée au fond du gobelet en plastique, et le posa lui aussi sur le buffet, avant de faire un véritable effort de volonté pour faire face à Guillaume, qui n'avait pas l'air de comprendre ce qui était en train de passer. Tout est normal, tout va bien. Elle lui sourit.

- J'ai un peu mal au ventre... Je vais voir si je trouve quelque chose qui ressemble à des chiottes.

Avec un regard qui disait "amuse-toi bien", elle s'en alla vers la maison, d'une démarche remarquablement assurée pour quelqu'un pour qui le monde tanguait autant.

Gaëlle, t'es pas crédible, personne ne va aux toilettes avec une bouteille de vodka...
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Ven 8 Jan - 20:29

Sourire complaisant, un air présent feint à perfection, à un hochement de tête près, peut-être. Guillaume regardait les mots, la bouche, l'embrassait avec les yeux en s'en imaginant le goût; la douceur de la couleur des appétissantes lèvres de Candyce. C'était juste pour passer le temps. Et parce que Gelli n'avait plus de yeux que pour sa clope. Gelli c'est pour Gaëlle. N'est-ce pas sentinelle Peinamps? Ouais bon, ce serait pour une prochaine fois, la conversation... Guillaume eut même la présence d'esprit de répondre pour Gelli lorsque Candyce s'adressa à nouveau à elle, sans doute par pitié, ou pour s'assurer que la pauvre fille n'était pas complètement tarée. Après un râclement de gorge qu'en temps normal il aurait remplacé par une claque derrière la tête ou une pichenotte sur le nez, Guillaume grimaça une fois de plus son sourire.

- Exact. Gaëlle est ma co-pilote...

Tout de même, ça commençait à être pénible. Elle avait son petit caractère, sa poulette, mais à ce point... D'un autre côté, peut-être que c'était la fatigue. Quand même. C'était pas tellement charmant, son truc. Il prenait la peine de l'inviter à la fête de son vieux, chez la redoutable Coco, se présentait en sa compagnie et voilà qu'elle... Bien qu'elle ne faisait rien du tout. Qu'elle avait l'air de s'en ficher complètement. En tous cas la prochaine fois il saurait.

- Ok.

Et maintenant elle s'éclipsait assez peu subtilement. Il l'avait laissé partir en rangeant ses mains dans ses poches et, bien qu'il s'efforça d'avoir l'air bienheureux comme la minute d'avant, son sourire ne fit pas long feu et ses idées passaient difficilement à autre chose. Il constata Candyce et l'autre en se mordillant l'intérieur de la lèvre inférieure. Il avait beau ne pas toujours comprendre les faits et gestes de Gaëlle, Guillaume éprouvait le sentiment que cette fois, laisser passer en attendant qu'elle revienne ne serait probablement pas la solution idéale. Il hésitait, mais n'hésita pas bien longtemps.

- Excusez-moi.

Il fit tout de même un effort pour sourire à Candyce avant de faire volte-face à la suite de sa co-pilote. Sérieux, il se fraya un chemin parmi les invités en se dirigeant vers la salle de bain du rez-de-chaussée. Au passage, une main lui agrippa la manche de son veston.

- Un instant, jeune homme.

Agacé, Guillaume se retrouva devant sa mère. Elle lui parlait près du visage pour éviter qu'on l'entende. Anticipant les reproches, il sortit son porte-monnaie et en extirpa une poignée de billets, qu'il tendit aussitôt à sa mère, qui elle les repoussa vivement.

- Range ça tout de suite!
- Mais qu'est-ce que tu veux...

Changeant complètement de ton, Corélienne lissa la manche de Guillaume en pinçant les lèvres dans un sourire trop crispé pour être vrai et reprit d'une voix doucereuse.

- Alors, comment tu trouves mademoiselle Candyce? Charmante, n'est-ce pas! Elle s'intéresse beaucoup aux affaires de la Tour de Mirage, tu sais...
- Tour Mirage.
- Vous devriez bien vous entendre... Et tu as vu ça!? Vous partagez les mêmes goûts! Je dois avouer que le bleu lui va très bien...
- Tu devrais lui dire, alors.

Contournant brusquement sa mère, il poursuivit son chemin et aboutit rapidement devant la porte close de la salle de bain, dans un couloir vide. Il sortit son whisky de son veston, dévissa le bouchon et s'en rinça la gorge abondamment avant de le remettre là où il l'avait pris. Il tourna la poignée. Gelli avait oublié de verrouiller. Ou pas... Il referma derrière lui. Assise sur la cuvette, elle buvait à même le goulot de sa bouteille. Pour la première fois, sa Gelli lui sembla mirésable. Elle n'était plus la Gelli qui le visitait en rêve et devenait la protagoniste de tous ses fantasmes. Cette Gelli-là avait fondue. Il restait les cernes, la fadeur et un corps amaigri.

- T'as mangé, aujourd'hui?

Et des fantasmes, en ce moment, il ne restait plus grand chose. Des souvenirs déjà vagues... Si petite, elle semblait pourtant lourde à supporter pour elle-même. Il pourrait la briser, sans le vouloir. Guillaume aurait voulu être capable de s'accroupir devant elle, de l'entourer de ses bras, d'être cet appui infaillible qu'il savait se faire, mais ses sentiments contradictoires l'amputaient de douceur. Puis, il avait beau s'être douté que les toilettes n'étaient qu'un prétexte pour fuir, c'était quand même frustrant de le constater. Adossé contre la porte, bras fermement croisé, il arrivait difficilement à se contenir.
Tu savais à quel genre de soirée t'attendre, Gelli. Je ne m'attendais pas à ce que tu te montres aimable avec tout le monde mais t'aurais pu te forcer un peu, et ça t'aurais semblé moins pénible, tu crois pas? Et tu sais j'avais l'intention de te montrer des trucs mais là, j'en ai plus envie. Qu'est-ce que t'as, Gelli? Tu m'inquiètes. Trop beau pour être vrai. Trop beau pour du Vollmer. Trop long, surtout.

- C'est quoi ton problème, Gelli?

Avant qu'elle ne lui réponde quoi que ce soit, sous le coup de l'impulsion il s'approcha et lui enleva la bouteille de vodka des mains, et se tourna vers le lavabo pour l'y vider, déterminé à priver Gelli de son échappatoire. Il le faisait parce qu'il n'avait pas envie de parler à une Gelli ivre. S'il avait bu davantage alors ç'aurait été différent, mais il n'avait plus envie de boire, ni de fêter, ni d'être poli et gentil et bien élevé.

- Tu fais chier, Gelli. Je t'amène chez mes parents et toi... Je sais que t'as un sale caractère de cochon et que tu te fiches de ce que les autres peuvent bien penser de toi mais tu me fais passer pour un con.

Il n'aurait jamais dût réfléchir. Tout était clair. S'il n'avait douté des intentions de Gelli, il l'aurait laissée se noyer toute seule dans sa bouteille de vodka, sur son bol, et il aurait fini avec Candyce au bras. Sa mère aurait été contente et l'aurait enfin laissé tranquille et, Candyce était assurément un bon coup. Aucun regrets. Mais non, il avait fallu qu'il ait pitié de son amie d'enfance, de sa Gelli. Au fond, c'était un signe d'humanité, c'était pas mauvais... Et au pire, Candyce serait toujours là demain.
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Ash Ezo
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Dim 10 Jan - 16:53

Ça y était. La grande bâtisse immatriculée « résidence Vollmer » lui faisait enfin face, aussi belle et imposante dans la pénombre nocturne que l’aurait été un temple. Arrivé à ce stade-là du plan, il aurait été stupide de reculer, bien qu’Ash ne soit pas particulièrement excité à l’idée de ce qu’ils allaient devoir accomplir ce soir... C’était chiant.
Pour tout dire, dans sa courte de vie de dirigeant, le jeune homme avait eu plus d’une fois l’occasion de se rendre compte que la plupart de ses activités l’ennuyait : il n’aimait pas les réunions – que ce soit celles du clan ou celles de la Confrérie – il n’aimait pas les stratégies ni les plans de bataille, il n’aimait pas non plus les infiltrations... La seule action réellement plaisante était l’abordage, chose qui l’avait toujours beaucoup diverti. Et puis, contrairement aux infiltrations et autres trucs effrontés du genre, c’était quand même beaucoup plus sûr pour lui et ses hommes. Sans compter qu’un abordage se faisait dans les airs et non au sol, ce qui contribuait grandement à le mettre à l’aise et dans de bonnes dispositions. Ici, il était cloué au sol et la petite voix dans sa tête – certainement son instinct de survie – lui hurlait à quel point leur petite « escapade » pouvait se révéler dangereuse et... meurtrière. Pas qu’il s’inquiète réellement pour sa santé – après tout, il ne s’était jamais vraiment senti concerné par la mort ou encore l’arrestation, se considérant en quelque sorte comme « invincible » – mais il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour ceux qui l’accompagnaient. Ce qui était somme toute assez débile, il le savait parfaitement : Tiky et les autres étaient de grands garçons. Même si certains ne payaient pas de mine, ils étaient capables de se défendre tout seuls. Mais voilà, malgré ça, l’inquiétude persistait.... ce qui pouvait sembler logique, étant donné qu’ils s’apprêtaient ni plus ni moins à se jeter dans la fosse aux lions. En effet, seuls l’effet de surprise, les armes planquées sous leurs vêtements et l’espoir de ne pas être découverts jouaient en leur faveur. Pour le reste, ils étaient inférieurs en tout : en effectif, au niveau de la connaissance du terrain, pour ce qui était des possibilités de retraite, de par l’éloignement plus que conséquent de leur QG... La mouise, quoi ! Alors pourquoi diable avait-il validé cette mission... ? Ah oui : c’était un très bon coup, mais également l’occasion rêvée de pouvoir rabaisser un peu le caquet de ces rats au service du Grand Conseil.

Soit. Ils y étaient, ils y restaient. Comme des ombres, Ash et ses hommes entreprirent donc de contourner la grande bâtisse, s’infiltrant discrètement dans le jardin – ou plus vraisemblablement : le parc ! – des Vollmer jusqu’à atteindre une petite porte arrière presque toujours verrouillée. Pénétrer en territoire ennemi par l’entrée principale aurait certes été d’un culot remarquable, mais cela se serait surtout révélé incroyablement idiot, aussi décidèrent-ils de se montrer plus raisonnables et de suivre les conseils de leurs informateurs.
Comme prévu, la serrure ne mit pas longtemps à leur céder, se déverrouillant en un cliquetis chantant que seuls les meilleurs crocheteurs pouvaient obtenir. La seconde d’après, ils étaient à l’intérieur... Rejoindre les festivités sans se faire remarquer fut également un jeu d’enfants : la sécurité était minime – sans doute Madame Vollmer ne se doutait pas une seule seconde qu’elle pourrait recevoir la visite d’une quelconque vermine en son logis – les domestiques étaient occupés à encadrer la fête et le plan de la maison que leur avait fourni leur informateur haut placé se montrait remarquablement... exact. À vrai dire, tout se passait merveilleusement bien, jusqu’à ce qu’Ash n’entre dans la salle de réception bondée... QUELLE. HORREUR. Sûr que ça allait être incroyablement pénible...

Regarde-moi tout ce beau monde gloussant et frétillant, grogna-t-il d'air dégoûté à l’intention de Tiky. Tu crois qu’on va devoir faire la conversation ?

Cette perspective avait tendance à lui glacer légèrement le sang, car s’il n’était pas du tout enclin à faire des efforts, il savait également que sa couverture risquait gros : n’ayant jamais reçu la moindre éducation, on ne pouvait pas vraiment dire que sa rhétorique avait de quoi éblouir les gens du beau monde. De même, si Tiky et Asch savaient feindre les jeunes gens de haute lignée à la perfection, il était lui-même dépourvu de toute prestance distinguée. En gros, ce soir, parler se pourrait se révéler particulièrement dangereux... Soit. Il fuirait les demoiselles et les grands messieurs en costard comme la peste et tout irait bien. Normalement... Oh, et puis au pire, de toute façon, il aviserait.
Après tout, ils étaient tous déguisés en gentils petits riches – ce qui avait d’ailleurs été particulièrement difficile à faire accepter à Ash : si ça n’avait tenu qu’à lui, il aurait débarqué chez Coco déguisé en... en « Ash Ezo », manteau et jean troué compris ; ce qui n’aurait effectivement pas été très discret, il avait bien finit par l’admettre. C’est ainsi qu’il avait été affublé d’une espèce de costume désagréablement serrant mais heureusement noir, ainsi que d’une cravate – cravate qu’il n’aurait jamais accepté de porter si Nathalia n’avait pas décidé de mettre son grain de sel dans leurs affaires. Son visage étant plus que connu, Ash avait finalement consentit à ce qu’on lui teinte les cheveux au henné, leur donnant ainsi une couleur entre le brun et le roux foncé, et avait également laissé Nathalia s’amuser avec sa tignasse rebelle, jusqu’à ce que celle-ci opte pour une micro queue de cheval qui lui donnait selon elle un air « mignon » (mais surtout particulièrement débile). Il portait également des lentilles de couleur verte pour masquer ses prunelles noires et une fine poudre brunâtre lui avait permis de camoufler son teint blafard reconnaissable entre milles. Le rendu était plutôt pas mal – bien qu’à cause de sa petite taille il ait clairement l’air d’un gamin ! – mais quand Ash se regardait dans la glace, il avait juste l’impression d’être ridicule. Soit. Il fallait parfois savoir se sacrifier pour le bien d’une mission...
De son côté, Tiky semblait lui parfaitement à l’aise dans son costume coupé sur mesure (un emprunt à long terme chez un des meilleurs tailleurs de Kelatolie, semble-t-il) et Ash devait bien avouer avec une certaine amertume que tout cela lui seyait à merveille. Enfin... Il y en avait au moins un qui avait l’air crédible, c'était déjà ça !

Bon ben... Vous savez ce que vous avez à faire, chuchota-t-il aux trois hommes qui l’accompagnaient. Tâchez de ne pas vous perdre complètement de vue, ça serait chiant. Et si y’en a un qui se fait griller, qu’il siffle.

C’était une technique propre à son clan. Ash avait toujours su siffler d’une façon particulièrement puissante et aiguë, ce qui permettait à ses compagnons d’entendre ce son malgré un brouhaha ambiant, des bruits d’explosion, des cris... malgré tout. C’était pratique et Ash en avait finalement fait leur « cri » de ralliement. Ainsi, chaque nouvelle recrue apprenait systématiquement à siffler de cette manière si particulière et les déserteurs, une fois retrouvés, étaient soit éliminés soit amputés... de la langue. On la leur coupait pour les empêcher d’apprendre cette technique à d'autres ou de l’utiliser pour nuire au clan.

Et pas de conneries, ajouta-t-il encore, les lèvres pincées en une expression mauvaise qui semblait dire « Si vous prenez un peu trop goût à la fête et que ça me cause des emmerdes, vous allez le sentir passer... ».

La remarque s’adressait surtout à Tiky qui lorgnait déjà dangereusement sur les décolletés qui passaient à proximité de leur petit groupe. Agacé d’avance, Ash les planta ensuite avec toute la superbe qu'il pouvait dégager et se rabattit vaguement sur le buffet, seule consolation pour ce soir et point de rendez-vous privilégié des commères : c’était pas tout ça, mais il avait du pain sur la planche !

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Tiky Jonaris
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Dim 10 Jan - 21:39

Pareillement au Boss qu'il suivait comme son ombre, Tiky ne manqua pas de
constater à quel point cette bâtisse était immense et impressionnante. Les
personnes qui vivaient là faisaient partie d'une famille aussi imposante que
leur demeure, cela allait sans dire ! Alors qu'ils contournaient tranquillement l'entrée principale pour se faufiler dans le parc laissé libre à la faveur de la nuit, les pirates faisaient leur chemin dans une petite allée qui longeait les murs et les conduirait vers une porte censée les aider à entrer sans être remarqués. Comme de coutume pour des professionnels dans leur genre, la serrure ne mit pas longtemps à émettre son gémissement de protestation lorsqu'elle céda, leur permettant ainsi de pénétrer au sein de la maison. Les couloirs étaient sombres de ce côté. L'on ne devait sans doutes pas faire usage de cette partie en ce qui concernait la fête, ce qui leur laissait l'avantage de pouvoir s'infiltrer sans se risquer à attirer l'attention plus que nécessaire. Aucun domestique ne semblait, par ailleurs, se déplacer ici : sans aucun doute étaient-ils tous pris par l'évènement ? Passant devant afin de s'enquérir d'une éventuelle présence, Tiky fut soulagé de découvrir que ses déductions étaient justes. Ainsi parvinrent-ils sans soucis sur le lieu des festivités, le jeune homme ne manquant pas de constater le regard dépité qu'affichait leur chef en posant ses yeux sur cette assemblée. Les mots qui s'échappèrent des lèvres d'Ash Ezo firent sourire le Kage, ce dernier laissant un léger rire s'élever avant de répondre :


- Ne vous inquiétez pas, Boss, je m'occuperai de la conversation à tenir si ça vous ennuie, après tout, ça fait partie de mes spécialités ! Murmura-t-il d'un air enjoué.

Ce n'était pas faux du tout : qui pouvait se vanter de posséder un sens de la répartie aussi développé que Tiky au niveau des conversations à tenir durant des heures ? Il en était bien capable et ne manquerait pas de faire usage de ce petit don ce soir ! Alors qu'ils se tenaient tous face au spectacle des convives vêtus élégamment pour l'occasion, le jeune pirate ne put s'empêcher de se détailler un peu lui-même, histoire d'être certain qu'il passerait inaperçue : non qu'il ne fut pas sûr de lui, mais le moindre défaut constituait la cible parfaite pour les mauvaises langues chez les gens de la Haute Société. Pour avoir souvent écouté les conversations qui découlaient d'une mèche de cheveux mal peignée ou d'une cravate mal assortie, Tiky savait de quoi il parlait... et que ces personnes n'avaient aucun soucis dans leur vie décidément... Pour ce soir, les pirates du clan Ezo étaient vêtus convenablement. De part la couleur différente de ses cheveux et de ses yeux, le boss aurait presque pu passer pour le quatrième frère de la famille Jonaris ! Il ne le lui dirait pas pour ne pas s'attirer de foudres, mais le jumeau d'Asch songeait avec un certain amusement que le léger roux foncé et les yeux verts convenaient bien à monsieur Ezo ! Nathalia avait su faire des merveilles avec leurs tenues et ce n'était pas pour lui déplaire. Tiky s'était d'ailleurs évertué à lui faire perdre son calme durant une bonne partie de l'après-midi et, bien qu'ayant rechigné à le faire, avait concédé le fait de plaquer ses cheveux roux sur sa tête et de les tresser pour les faire retomber sur son épaule gauche. Habitué à ne pas porter de cravate, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de porter une main à sa gorge, désireux de dénouer le bout de tissu et de retrouver son air décontracté habituel... Mais c'était bien loin d'être possible. Les lunettes dont il faisait usage habituellement pour dissimuler quelque-peu son regard émeraude glissaient légèrement sur son nez, l'obligeant à les remonter une fois encore d'un petit mouvement du majeur.


Les paroles suivantes le poussèrent à hocher la tête discrétement : perdre de vue ses compagnons ? S'il devait le faire, ce serait en fort peu de temps ! Il n'était en aucun cas question de laisser Ash sans surveillance alors que Tiky était chargé de sa protection rapprochée. Le moindre signal d'alerte et il serait le premier à se placer devant son chef, épée brandie et prêt à se battre pour le défendre. A bien y réfléchir, l'endroit était un repère à sentinelles et ne leur fournissait pas vraiment de moyens de sortie en cas de pépin : qu'à cela ne tienne, le cadet des jumeaux Jonaris avait plus d'un tour dans son sac et trouverait un moyen s'il le fallait ! Pour l'heure, ils allaient tout simplement se joindre à la petite fête... Tiky se sentait déjà transporté par les formes généreuses que les corsages et autres robes légères mettaient en valeur... Sans parler des divers bijoux qu'il n'avait pas son pareil à dérober tout en faisant usage de ses charmes... Oh oui, il allait bien s'amuser en ce qui le concernait.

Et pas de conneries.

Roooh ! Comme si c'était son genre ! Il fut cependant indéniable que le regard que son boss lui jeta suffit à calmer quelque-peu ses ardeurs, ainsi qu'à afficher un sourire innocent qui n'avait rien de bien rassurant. Néanmoins, l'avertissement était clair, et il n'était pas du genre à ignorer que son comportement libertin devrait être freiné ! Ce n'était même pas drôle... Ash Ezo se contenta par la suite de s'éloigner pour leur laisser le champ libre, pénétrant le premier parmi les convives, chose que ses hommes ne tardèrent pas à faire sans hésitation, prenant garde à ne pas être remarqués et jetant des regards en tout sens pour s'en assurer. Pour Tiky, la "chasse" était ouverte. Il était temps d'adopter ce petit air à la fois mystérieux, hautain et détaché qui n'avait plus de secret pour lui, faisant mine de ne pas remarquer les regards qui se tournaient dans sa direction. Des regards majoritairement féminins, cela allait de soie, mais certains hommes n'étaient pas indifférents non-plus, à son plus grand amusement ! Quelques baise-mains et bagues soutirées plus tard lors de présentations, le Kage se rendit bientôt compte que le nombre de coupes de champagne faisaient en sorte d'aider considérablement les opérations furtives qui l'amusaient bien. L'avertissement du chef l'empêchant d'aller plus loin dans ses conversations avec les diverses jeunes femmes de cette assemblée, il fut bientôt temps de profiter du buffet tout en écoutant un peu les divers petits mots échangés ça et là. Un regard se tournait pour le regarder ?

- Madame ! Que la vue de votre beauté me ravit ! Que n'ai-je osé penser que votre regard se poserait avec délicatesse en le mien !

Le regard suspicieux d'un homme faisait alors son entrée ?

- Très cher, ce champagne n'est-il pas exquis ? De quels mots feriez-vous usage pour m'en décrire les saveurs ?

Qu'y avait-il de plus efficace que d'utiliser ses charmes sur tous ? Il suffisait tout simplement de noyer les femmes sous les compliments, et les hommes dans l'alcool ! Dommage qu'il ne put pas en profiter comme il l'aurait voulu... Le buffet permettait d'obtenir un peu d'énergie en remplissant leurs estomacs, mais ce n'était guère suffisant pour contenter l'appétit de Tiky Jonaris...

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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Lun 11 Jan - 21:03

Saphira quant à elle avait reçu une invitation. Elle n’avait donc pas besoin de s’infiltrer de force à la fête pour mettre la main sur les possiblement très jolies pierres que possédait Corélienne. En effet, son nom lui avait value une invitation signée de la main même de Coco qui avait lié, il y a de cela quelques années, une amitié douteuse avec sa mère. Cette dernière ne pouvant se présenté parce qu’elle couvrait une mauvaise grippe avait informée sa complice que ce serait sa fille qui la représenterait à l’anniversaire du Vollmer senior, ce qui avait ravis les deux parties. Corélienne ayant rencontrée quelques fois l’héritière Pewill et l’ayant trouvée « tout à fait A.DO.RA.BLE » comme Saphira se souvenait si bien l’avoir entendu dire lors de sa première très ennuyeuse, soit dit en passant, rencontre. C’était donc plein d’un engouement nouveau pour les soirées mondaines que Saphira s’était précipitée très tôt le matin dans les boutiques huppées afin de trouver LA perle rare, la robe qui lui permettrait d’avoir l’air splendide, hors de tout soupçon.

Ce n’est qu’après cinq heures de dépouillement intensif de boutiques que Saphira sortit enfin de chez le réputé Garm’s, couturier de renom, une housse noire à la main. Maintenant, le plus amusant commençait, les préparatifs avant la soirée. Elle avait pris ce qui lui manquait en chemin, soit talon aiguille, quelques accessoires à cheveux ainsi de quelque chose qui ressemblait parfaitement à une canne noire décorée d’argent. Elle était fin prête à s’enfermer dans son loft pour le reste de l’après-midi, histoire d’être parfaite pour la soirée.


« Ça y est Merlin! J’ai terminé! De quoi ai-je l’air? »

Le petit furet ravis de ce que sa maîtresse avait l’air sauta dans les airs avant de tourner en rond sur lui-même, sa queue dorée brillant sous la lumière du projecteur mural installé dans la cuisine sous une impulsion qui avait saisie Saphira il y a de cela six mois. C’était la réaction attendue, cela voulait donc dire qu’elle était prête à y aller… mais avant, un casse-croute, son estomac avait laissé entendre un gargouillement peu gracieux qui convint Saphira que le petit-déjeuner n’était pas suffisent comme unique repas de la journée. Elle saisit donc une pomme au vol avant de sortir du loft et de monter sur le toit pour appeler un taxi. Merlin, toujours posé sur son épaule, lui serait utile pendant la soirée, mais pour ce il devrait suivre le plan établit à l’avance.
Le taxi la déposa enfin devant la résidence Vollmer. Une magnifique maison qui méritait bien d’être exposé dans ce si joli quartier. Un valet se précipita pour venir ouvrir la porte à la jeune elfe qui saisit à peine sa main pour gracieusement poser pied et canne à terre avant de sortir du taxi. La cane n’était que prétexte bien entendu. Elle allait devoir faire semblant de s’être blessée à une jambe toute la soirée seulement pour cacher une rapière à l’intérieur, quel gâchis ! Le furet quant à lui avait disparut de l’épaule de sa maîtresse, s’étant discrètement faufilé par la porte lorsque le valet l’avait ouverte. Il avait des objets brillants à trouver. Il aime bien les objets brillant… ce qui a la couleur de la lune, mais surtout ce qui a celle du soleil… Il allait en trouvé, après tout il les trouvait toujours! Se dirigeant d’un pas boitillant, mais toujours gracieux vers la bâtisse, l’agente de bord en profitait pour regarder autour d’elle les différentes issues possible, faignant l’admiration pour l’immense maison des Vollmer. Saphira posa finalement les pieds dans le salon, laissant tout le loisir à Corélienne d’admirer la nouvelle arrivée. Après tout, ce n’était pas tous les jours que Saphira était vêtue ainsi. Abordant une robe bleu marin brodée de fils d’argent mettant sa taille de guêpe et ses yeux parfaitement en valeur, Saphira arborait des boucles d’oreilles tombantes en diamant assortie à une sublime rivière de diamant qu’elle portait fièrement. À ses pieds, des escarpins argent. Le tout allait merveilleusement bien ensemble et semblait encore plus beau puisque c’était Saphira qui les portait. Le seul élément qui clochait fut la canne, élément que la si discrète Coco ne manqua par de lui faire remarquer après des salutations ponctuées de « Très chère comme je suis ravie de vous revoir » et de « Vous êtes subliiiime! ».

« Ma très chère, mais pourquoi cette canne à votre main?

-Oh! Figurez-vous qu’un rustre m’a poussé alors que j’étais en croisière… et comme vous connaissez mon adresse légendaire, les escaliers qui se trouvaient juste à côté de moi n’on pas manqué de m’aider à me fouler la cheville. Ce n’est là qu’en cas de faiblesse venant de ma jambe, ne vous inquiétez pas, ce n’est rien de grave. »


[i]Bien évidement tout cela n’était que bobards, mais Saphira savait si bien mentir que Cornélienne n’y vit que du feu et se surprit même à tempêter contre l’impolitesse de certaines personnes. Passant une main dans des cheveux bouclés à l’aide d’un fer et de beaucoup de détermination, l’unique elfe présente sur les lieux prit son congé de l’ennuyante hôtesse, histoire de voir qui était présent à la soirée.

Passant de sous-groupe en sous-groupe, elle saluait là quelqu’un qu’elle avait fréquenté lorsqu’elle était au collège, quelqu’un avec qui son père faisait affaire ou des inconnus qui la connaissait probablement, mais dont elle n’avait aucun souvenir. Un majordome passa près d’elle, lui offrant une coupe de champagne, coupe qu’elle prit de sa main libre, remerciant discrètement l’homme d’un coup de tête vers le bas. Elle aboutie finalement près du buffet où elle ne manqua pas de remarquer un homme aux cheveux roux d’à peu près son âge et bien vêtu, qu’elle n’avait jamais vu auparavant. Parfait pour éloigner ne serait-ce qu’une seule once de soupçon sur elle. Décidant de l’abordée, elle se dirigea discrètement vers lui, accotant sa cane juste à côté d’elle sur le buffet, elle prit un air aguicheur avant de prendre la parole, ses yeux bleu ayant déjà détaillé de haut en bas l’inconnu.


« Bonsoir, je n’ai pas souvenir de vous avoir déjà croisé dans une soirée donnée par la dame ou par le club fermé et ennuyant qui nous entoure. Seriez-vous des nouvelles familles nobles tout justement arrivée à Anthélima? »

Tout ça n’était évidement que tu vides. L’elfe s’avait pertinemment que ce n’était nul autre que Tiky qui se tenait devant elle. Seulement, le duo trouvait cela beaucoup plus amusant de se la jouer mystérieux inconnu que « vieux potes ».


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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Lun 18 Jan - 21:47

- Vas-t-en, Guillaume, je fais pipi.

Gaëlle ponctua sa réplique d'une longue gorgée d'alcool brûlant. Bizarre qu'il soit venu, elle pensait qu'il serait plutôt resté avec sa super nana aux cheveux bleus comme lui. La bouche de la sentinelle trembla. Derrière le rideau un peu flou que la vodka infligeait à son regard, elle se rendait bien compte qu'il était en colère. Et ça tombait bien, elle aussi. Il lui sortit son petit laïus après avoir vidé sa bouteille dans le lavabo - elle n'avait même pas eu le courage de protester - et elle sentit le rouge lui monter aux joues. Furieuse, elle se leva de la cuvette. Ses yeux lançaient des éclairs.

- Jsuis pas la femme de ta vie Guillaume !

Elle hurla cela à la manière d'un reproche, d'une accusation. Se l'entendre dire lui donna envie de pleurer, mais elle parvint à enfermer les larmes au bord de ses yeux. Elle avait espérer que, de part leur relation privilégiée, Guillaume et elle iraient loin, que ça durerait jusqu'à toujours, qu'il n'aurait plus jamais aucune autre femme qu'elle dans son lit, qu'il l'aimerait plus que tout. Là était le problème.

- T'es pas amoureux... T'es même pas amoureux putain !

De rage, elle rabattit brutalement la cuvette des toilettes. Le bruit assourdissant provoqué lui procura un infime sentiment de soulagement, mais ça ne dura pas. Elle plongea son regard électrique dans les yeux de son bleu.

- Jsuis qu'une morue de plus, jle vois bien ! Alors tu fous le camps de ces chiottes de merde et tu vas baiser ta salope, là dehors ! Elle est mieux roulée que moi, t'y gagneras au change ! Et pis après y'en aura une autre, et une autre et une autre ET ENCORE UNE AUTRE !

Elle en tout cas, elle l'aimait, vraiment, mais il y avait des choses qu'elle ne pourrait pas ignorer éternellement. En plus c'était pas du genre de Gelli, se voiler la face. L'alcool aidant, elle défonçait la porte.

Constatant que Guillaume ne bougeait pas, et ne bougerait sans doute pas, et aussi qu'elle ne pouvait plus supporter de le regarder plus longtemps, elle décida de partir. Avant cela, elle voulu lui lancer une dernière parole acerbe, mais ne trouva rien au tac au tac, alors se contenta d'un grognement furieux. Comme il ne faisait pas mine de la laisser passer, elle le bouscula sans douceur et s'enfuit de la maison Vollmer sans un regard en arrière.

Une fois dans la rue, elle n'eut même pas le temps de réaliser ce qui venait de se passer que la première détonation explosait au milieu de la musique et des éclats de rire. Ils furent remplacés par des cris de terreur. Une petite flamme vint allumer le cerveau de Gaëlle. En un peu moins de dix secondes, elle ne se sentit plus ivre du tout. Elle fit demi tour et se rua dans la bataille, l'esprit en mode "combat automatique". Elle était sentinelle après tout... pas très nette la sentinelle, mais une sentinelle quand même. Et ça c'était des pirates, elle connaissait par coeur le bruit de leurs canons.

(bon je jsuis désolééééée c'est court, mais j'ai pas le temps de faire mieux en ce moment Sad donc je poste quand même, histoire de faire avancer l'action ! Les pirates, débrouillez-vous pour la cohérence, de toute façon c'est moi la scénariste c'est moi qui décide Very Happy)
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Dim 24 Jan - 13:09

A l'extérieur, au sol, gisait le cadavre de marbre blanc de quelque lointaine montagne. Légèrement surélevé par rapport au proche parterre d'arbustes exotiques, il fallait pour le rejoindre descendre trois marches éloignées.
La lumière enflammée, jaillissant de la salle au travers de la mosaïque de carreaux, giclait sur l'étendue parfaitement régulière de pierre transie, la striant d'ombres noires qui tranchaient violemment avec les souliers acajou du jeune homme. Bientôt, le claquement sec des pas cessa de résonner.
Alpha avait appuyé ses coudes sur la balustrade de la vaste terrasse, face à la nuit.
La cigarette avait laissé, au fil du temps, une trace ivoire reconnaissable entre l'index et le majeur de sa main droite, sur laquelle le regard d'Alpha glissa distraitement. L'odeur de la clope l'empêchait de percevoir les senteurs de pollen, le parfum âpre-acide des petits conifères plongé dans l'ombre.
Sous ses yeux, le filet de fumée que poussait le vent s'agita soudain, avant de s'éparpiller, atteignant à l'invisibilité. Quelqu'un venait de se placer à sa droite, faisant obstacle au souffle frais. Mais pas aux notes de musique fugitives. Du jazz.

« Sortir était en effet une riche idée. »

Avec une certaine lenteur, Alpha tourna la tête vers elle. Ainsi la demoiselle l'avait-elle suivi...
Le jeune homme distinguait en effet, malgré les éclats de lumière dorés qui maculaient le pâle visage de la scientifique, un certain soulagement qui venait appuyer ses mots - quoiqu'il fût presque imperceptible. En matière de froideur, sûrement les deux jeunes gens étaient-ils équivalents.
Alpha n'avait pas manqué de noter la présence du robot. Il résultait de la caresse humide du vent sur la coque métallique du prototype numéro deux des traces laiteuses, évanescentes. L'eau fuyait la mécanique pour retrouver le ciel. L'assassin eut envie d'en faire autant. Se détacher, non pas seulement de cette entité de métal, mais de tout ce que l'homme avait pu façonner, déformer, en ces lieux. A commencer par cette bâtisse, et ces jardins dépourvus de toute vie, si ce n'était celle d'une armée de brins d'herbe parallèles.
Il porta ses yeux noirs sur le visage qu'éclairaient deux ovales d'ambre. Dans l'angle de ces derniers se reflétait, semblable à une peinture d'artiste lilliputien, une miniature de la salle. Si Alpha ne pouvait en distinguer les détails, cela lui suffirait à mesurer l'agitation de la foule.

« Hé bien, par quel moyen pouvons-nous troubler la fête ? Je me réjouis d'avance de leurs visages outragés. »

Alpha expira doucement, tandis que, juste devant l'extrémité rougeoyante de la cigarette, passait une luciole vert tilleul, dont le corps frémissant projetait une lueur d'outre-monde.
C'est à cet instant qu'il vit sans les voir des ombres furtives, loin, très loin dans la nuit qui recouvrait le parc. Sûrement, en fait, n'avait-il fait que percevoir durant une fraction de seconde la chaleur qu'abritait leur corps. L'information fut soigneusement rangée dans la partie inconsciente de son esprit.

« Puisque nous nous trouvons quelque peu à l'écart des oreilles indiscrètes... Et si je puis me permettre cette franchise, mademoiselle Rosenshield... Il est certain qu'il va se produire un évènement qui ne permettra pas à la soirée de poursuivre normalement son cours. »

Sur quoi, il se redressa avant de se tourner pour lui faire face. D'un mouvement ample, il se saisit de sa clope et la jeta sur sa gauche, côté jardins, où elle mourut dans un crépitement. L'insecte l'avait suivie dans son déclin.
Mais, sans attendre qu'elle atteignît l'herbe, Alpha avait fait un pas en direction de Camelia.

« Cependant, il ne sera pas de notre fait. »

Sur quoi, il esquissa une révérence, de celles qui étaient à la dernière mode chez certains aristocrates. Mais, lorsqu'il se redressa, une lueur narquoise brillait au travers de son sourire. Loin derrière la baie vitrée, noyé au cœur de la foule éblouissante, un pianiste débutait un nouvel air tout aussi irrévérencieux que le précédent. Alpha eut une pensée à son égard.

« Puisqu'il demeure quelques minutes à occuper, m'accorderiez-vous ?... »

Il ne savait pas danser sur du jazz, mais ce fut pourtant sans hésitation aucune qu'il prit la main de la demoiselle. Assurément, il ne lui avait pas refusé les privilèges dûs à son statut social, malgré toute la différence, ce décalage dont elle avait su faire preuve. Mais, justement, s'il avait été obligé d'accorder nombre de valses au même nombre de créatures, cette fois-ci, rien ne l'y forçait.
*

Au coin des prunelles dorées, les teintes mouvantes avaient adopté un rythme accru. A l'intérieur, la foule s'agitait, peut-être du fait de nouveaux arrivants. Alpha tourna la tête. C'est alors qu'un violent bruit de détonation éclata au cœur de la marmelade des voix. L'onde de choc libérée heurta la baie vitrée aux fines vitres de verre, dont il ne resterait plus rien, car déjà les fragments tranchants allaient écorcher le marbre de la terrasse.

« Ne restez pas ici. »

Déjà, Alpha se précipitait à l'intérieur, à contre sens. En effet tous ceux qui étaient proches de la terrasse se ruaient vers les jardins dans un vacarme de cris. Son talkie-walkie modèle sentinelle collé à l'oreille, Alpha tâcha de repérer les agents de sécurité, malgré la fumée naissante. Fort heureusement, ces derniers n'étaient pas nombreux. Mais son rôle étant de limiter au maximum tous les risques pour les intrus, aussi s'appliqua-t-il à faire fondre une pièce précise à l'intérieur des armes des vigiles, le séparateur. Cela ne fut guère long, mais le détournait du plus important. Bousculé, il dû se plaquer contre un mur pour pouvoir enfin repérer l'un des indésirables.
Il s'agissait d'un homme jeune, vêtu d'un costume impeccablement coupé agrémenté d'une cravate, et qui se déplaçait sans gêne aucune. L'on ne pouvait manquer de remarquer ses cheveux roux, quoiqu'ils fussent plaqués en arrière et tressés. Alpha ne pouvait ignorer qu'il avait été impliqué dans un récent abordage. Une mission d'infiltration, menée par le clan Ezo ? Voilà qui paraissait fort surprenant, du fait des risques. Et le plus extravagant était que lui, le fils Claus, avait été dépêché par son propre père pour leur faciliter les choses.
Dissimulant sa nervosité, Alpha plaqua sa main sur son front. Le contrecoup de l'utilisation de ses pouvoirs se faisait déjà ressentir. Aider des pirates... Merde. Ses propres affaires frôlaient parfois celles des clans, mais il avait toujours évité les accroches.
Sur quoi, l'assassin se détacha de l'angle pour se rapprocher du lieu d'explosion de l'objet -qui se révèlerait être une munition de canon- masqué par la foule. Cela ferait bientôt près de deux minutes.
Du coude, tandis qu'il tranchait la masse en direction du buffet, il heurta le pirate roux. C'était là une situation bien incongrue. D'ailleurs, il ne manquerait pas de se faire remarquer, son comportement contrastant avec celui de la plupart des autres invités. Les pirates avaient-ils seulement été prévenus de sa présence ?
Il ne fallut guère de temps à Alpha pour comprendre que, si le buffet avait pu abriter le robot de Camelia sans que personne n'en sache rien, il n'avait pas été difficile d'y camoufler autre chose. Sur toute sa longueur, la table s'était écroulée. Les verres comme les plateaux de cristal gisaient au sol, en miette. C'était là une diversion de choix, exécutée avec brio. Si la cible s'avérait être quelque chose ou quelqu'un, elle pourrait être emmenée sans trop de mal, à ce rythme.
Bien, bien. Alpha se cantonnerait-il donc à un rôle d'observateur ?
Sûrement pas, songea-t-il sans mécontentement, tandis que le petit speeder dont il avait contacté le chauffeur se posait dans l'ombre, côté jardins.
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Dim 24 Jan - 16:22

Les airs enjoués que Anselm faisait sortir de son piano était apte à se faire dandiner le plus dodu des bourgeois de la salle, il inondait de rythme jazzy et sympatoche la grande salle de réception de manière automatique tout en étant perdu dans ses pensées. Celle-ci allait de la plus futile comme sa nouvelle idée de recette à base de marshmallow sur du pain rassis aux plus importantes, en tête de liste apparaissant : « Quel est cet étrange frisson d’excitation qui vient de me parcourir l’échine ? ». Bien entendus, comme tout les habitants des quartiers les plus malfamé de la ville, notre jeune pianiste avait cet espèce de sixième sens qui lui indiquait quand quelque crapuleries et autre bonne affaires basé sur des emprunts à longue échéance était en train de se produire. C’est ce genre de pressentiment qui peut vous sauver la vie dans les bas fonds de la cité et surtout vous empêcher de finir votre vie avec moins de doigts que vous ne l’avez commencé… On peut dire que pour le coup Anselm ne fut doublement pas déçu.

Non seulement des pirates venaient de s’introduire discrètement dans la salle ce qu’il ne savait pas encore, mais surtout une bombinette venait de faire voler en éclat quelque coupe de champagne et autre machins et bidules qui cassent, la bonne ambiance de la fête par exemple. Et même si c’est plutôt dommageable pour la quantité astronomique de petits fours et autre appétissantes mangeaille qui se trouvait tantôt sur la table, il était clair qu’il serait bon ton de profiter de l’explosion pour semer le désordre, voler quelque babioles et rassurer quelque dames…Mais surtout voler des babioles…Quoi que le charme de la petite bourgeoise en pleine parade d’hystérie laisse Anselm tout chose…Oui mais bon les babioles du coins doivent tout de même valoir leurs pesant de piécettes…En même temps.

Après quelque minute de conflits intérieurs, Anselm se décida à faire les deux en jouant finalement les pickpockets auprès de ces dames, voilà une bonne manière de couper la poire en deux. D’ailleurs en parlant de nobliesque popotins féminin, ça ne serait pas cette fada de mécanique semeuse de désordre qu’il à rencontré plus tôt qui aurait joué à l’artificier téméraire ? Bof, ce n’était pas la priorité mais il serait bon de vérifier ça plus tard, au cas où. BREF, il était temps pour Anselm de partir en chasse ce qu’il ne tarda pas à faire, abandonnant ce piano qu’il serait bon ton un de ces quatre de voler pièce par pièce histoire de le remonter dans sa chambre, notre homme se dirigeât vers le buffet en miette ou quelques personnes aux yeux ébahis semblaient être toujours perdus dans leurs surprises et peut être dans les vapeurs néfastes de la poudre à canon qui vient de faire boum. Tient, tient, tient : l’œil avisé du chapardeur venait de repérer une jeune fille avec une canne qui à cause de sa proximité critique avec le buffet et donc la bombes avait subis quelque outrages comme des traces de suie sur la robe et des flammèches dans les cheveux. Une handicapée ! En voilà une cible de choix, il faut bien commencer par les petits poissons que voulez vous.

- Belle soirée n’est-ce pas ? Loin de moi l’idée d’apparaitre cavalier mais un tour dans le jardin avant que la fumé nous fasse tourner la tête ça vous tente?

Moui moui bof, on peut mettre ça sur les toast aux anchois dont la digestions était toujours aussi laborieuse mais tout de même Anselm, voilà une approche qui manque singulière de classe, de chevalerie et toute ses choses qui mettent des paillettes plein les yeux des gamines qui sont obligé de lire de vieux bouquins poussiéreux sur des bonhommes en armure parce que papa les a privé de sortie. Bref, la calculette mentale était déjà en action dans la tête d’Anselm tandis que celui-ci tendait la main à la vraie fausse éclopée qui avait une bouille à avoir un nom Saphira Pewill, à tout hasard. Rivière et boucle d’oreille en diamant, canne plutôt jolie et qui, il en est sûr, lui irait à merveille et en prime des oreilles d’elfes… Encore un ?! Le souvenir du jeune sentinelle Octave venait de fleurir dans l’esprit de notre pianiste, pas qu’il soit un de ces anti-elfe primaire qui peuplent Anthelima mais disons que pour lui : Un elfe n’est jamais une personne ordinaire, qu’importe pour le moment il était bien trop occupé à attraper la mains de la jeune fille –elfe- pour l’emmener vers les jardins où l’air et plus respirable et la lumière plus sombre et propice au larcin…Quoi que, la lumière de la grande salle n’avait pas empêché Anselm de soulager un ou deux nobliaux effrayé de leurs portefeuilles dans la bousculade générale.

- Au fait, tu peux m’appeler Anz’.
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Camelia Rosenshield
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Lun 25 Jan - 17:25

Le vent balayait les courts cheveux de Camelia. Le jardin parfaitement entretenu s'étendait à ses pieds. On aurait dit un petit théâtre de cire. Tout semblait fallacieux.
Droite face à la rambarde, au niveau d'Alpha, elle l'observait alors qu'il se tournait lentement vers elle. Les jeux de lumière sur sa peau nacrée auraient surement ravi un artiste. Il était sans nul doute beau garçon; son air froid et mystérieux avait du faire des ravages parmi les midinettes assemblées pour l'occasion. Il était intéressant de noter que ses yeux n'étaient pas vraiment noirs; mais plutôt d'une espèce de bleu profond qui s'apparentait presque à la teinte outre-mer des mèches de la scientifique.

Son cerveau enregistrait tous ces détails, sans doute en prévision d'une étude en profondeur. Un « Élu des Dieux », n'est-ce pas ? Elle n'en avait jamais approché de près, après tout. Peut-être pourrait-elle négocier une autopsie... sous anesthésie, bien entendu. Ce ne serait pas efficace si les nerfs étaient tendus tels des cordes de violon et s'il hurlait dans tous les sens. Les cris humains la déconcentraient, bien qu'étrangement, il n'avait pas l'air d'être du genre à hurler.
Il répondit à sa question, du même air froid et détaché, lui expliquant doctement qu'ils n'auraient aucun rôle dans le futur gâchis de la Vollmer's party. La jeune femme ne s'en offusqua pas; intriguée, elle le laissa plutôt continuer. Son idée avait-elle déjà été pensée, planifiée, par un autre ? Quel quidam en voulait donc aux nerfs de Coco, et quels étaient ses projets ? Tout cela l'intéressait, mais elle n'en saurait visiblement pas plus. Haussant un sourcil à la révérence gracieuse, elle ne sut pas si elle devait se rassurer de voir son interlocuteur soudainement presque...
joyeux.

Une mélodie jazzy venait d'éclater avec force ses accords bariolés depuis l'intérieur; si le pianiste un peu maboul' était aux commandes depuis quelques minutes déjà, il donnait maintenant la pleine mesure de son talent. Ils avaient eu raison de lui faire confiance, songea Camelia...

« Puisqu'il demeure quelques minutes à occuper, m'accorderiez-vous ?... »

… Puis Alpha saisit sa main, et elle pensa à autre chose.

La scène, pour l'observateur extérieur, devait être très certainement des plus étranges. Deux créatures atypiques de la jeunesse dorée anthélimienne, froids visages sur le velours bleu et l'édelweiss, valsaient sur les improvisations folles d'un musicien des bas-fonds. Autour d'eux, une mascarade de bonheur, de richesse et de plaisir s'écoulait doucement, comme le courant huileux d'un ruisseau autour d'un rocher de mousse. La jeune femme se laissa doucement aller à la danse; elle qui n'avait plus valsé depuis des mois. Son fiancé avait été son seul et unique cavalier et elle devait reconnaître au fils Claus que, sans pouvoir surpasser John dans le domaine du divertissement, il menait la danse de main de maitre. Son caractère pourtant indépendant le laissait choisir le rythme et les pas; c'était somme toute agréable.

La magie de la situation s'empara doucement de Camelia; les traits de son visage se détendirent alors qu'elle acceptait doucement le contact de leurs mains et de leurs corps unis par les mêmes mouvements. Pudiquement, son robot s'était mis en mode veille.

La valse dura quelques minutes. Elle fut interrompue par une déflagration, une onde de choc qui pulvérisa la baie vitrée; la vive douleur d'éclats qui se plantaient dans son bras et son dos – quelle ironie qu'elle eut été tournée vers la salle à ce moment-là, protégeant ainsi son partenaire – puis un brouhaha de cris et de pleurs, suivi d'une odeur de chair brulée. Un attentat ?!
C'était là l'idée dont il parlait ? Mais qu'est-ce que...

« Alpha ! » Appela-t-elle vers la silhouette qui s'enfuyait déjà vers les entrailles de la salle. La scène du petit théâtre de cire avait éclaté avec les mille morceaux des vitres. Elle voulut poursuivre le jeune homme, mais la foule l'emporta sur quelques mètres, avant que les richards ne se rendent que, couverte de sang, elle salirait leurs vêtements. On l'abandonna donc au beau milieu du jardin, alors que tous prenaient leurs jambes à leur cou. Son robot la rejoignit. Un gout amer emplit sa bouche : la douleur lui donnait la nausée. S'appuyant sur P2 pour se redresser, elle jura un bon coup, les grossièretés ne seyant pourtant pas aux traits crispés qu'elle arborait maintenant. Camelia, qui vivait dans un univers mort et glacé, n'avait pas l'habitude de la souffrance.

Celle-ci parcourait chacun de ses nerfs et s'interposait vaguement dans le flot de ses pensées. Se concentrer sur autre chose relevait du défi. Mais qu'est-ce qui se passait, bon sang ? Elle n'y comprenait pas grand chose, mais si n'était son échine qui la torturait, voir toute cette racaille endimanchée s'enfuir en hurlant n'était pas pour lui déplaire. Malheureusement, son plaisir serait de courte durée. Il n'était pas concevable de laisser cette situation continuer : elle avait besoin de soin et son père lui taperait sur les doigts si elle ne faisait rien. Actionnant son robot domestique, elle récupéra un objet semblable à un talkie-walkie. Il n'y avait pas que les Sentinelles qui en étaient équipées; on en trouvait aussi pas mal au marché noir, et la plupart était estampillée « Dark » : sous son pseudonyme, son cher et tendre avait longtemps fait profit de ses connaissances sur la transmission par les ondes.
Se branchant sur la fréquence du bureau paternel, elle transmit le code d'urgence à la secrétaire – comment une pauvre fille pouvait-elle accepter de taper du courrier à une heure pareille ? - puis eut Monsieur en ligne.


« - Ma puce, qu'est-ce qu'il...
- Une bombe vient d'exploser chez les Vollmer. Je suis blessée. Envoie la milice. » Grogna-t-elle sous l'effort. Le moindre mouvement la déchirait et ses yeux se brouillaient de larmes. Elle se sentait pathétique.
Il y eut un soubresaut d'agitation à l'intérieur. Sans écouter la réponse de son père, la jeune femme coupa la communication et alla s'appuyer contre un mur. Se mettre à couvert lui semblait être une excellente initiative : Camelia ignorait bien ce qu'Alpha avait pu tramer et, au fond, elle ne voulait plus le savoir. Ce qui lui importait désormais, c'était que cesse cette vrille insupportable qui lui battait les sangs. Elle n'eut pas à attendre longtemps. La fumée et la douleur rendaient la scène chaotique. Elles finirent par avoir raison de la scientifique, qui s'évanouit. Les hurlements des sirènes de la police municipale se firent bientôt entendre, accompagnée des diverses milices privées des nobles invités. Le bâtiment allait être pris d'assaut, visiblement.

Une ambulance aérienne aux armes de la famille Rosenshield se posa quelques minutes après sa perte de conscience et la récupéra, ainsi que son robot. Ils firent ensuite route vers l'hôpital d'Anthélima, où la jeune femme serait soignée en bonne et due forme.

[ Fin de l'event pour Camelia .x. ]
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Ash Ezo
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Jeu 28 Jan - 0:05

Arrivé face au buffet spécialement concocté par Coco pour ses très chers invités, Ash resta interdit un instant : il avait l’intention de s’empiffrer avant que les festivités ne commencent réellement, mais là... Et bien, force était de se demander si toutes ces choses aux couleurs et aux associations improbables étaient vraiment comestibles ? D’un point de vue strictement personnel et somme toute assez réaliste, le pirate se permettait d’émettre de sérieux doutes ; en effet, rien sur cette table n’avait l’air naturel. Pire encore : les préparations biscornues lui donnaient l’impression de venir d’un autre monde – ou du moins d’un autre pays – et foi de gourmet, il n’avait jamais vu personne cuisiner un truc pareil à Suria. C’était une première, une grande découverte et pour le coup, Ash n’était plus vraiment sûr d’être assez audacieux pour oser porter ces pâtisseries salées et autres petits fours à sa bouche. Peut-être était-ce très bon – après tout, il n’y avait pas goûté, alors il n’en savait rien ! – mais il lui semblait tout de même que l’originalité de ces choses avait été poussée à un extrême... trop extrême. Toutes ces préparations engluées dans la sauce et la crème, tous ces apéritifs aux allures de compositions chimiques, ça faisait de l’ombre à la vraie cuisine – et en plus, ça avait l’air franchement dégueulasse. À vrai dire, même leur odeur était dégueulasse – et ça, il le savait parce qu’il avait présentement la truffe enfoncée dans une pâtisserie salée à l’air un peu moins louche que ses congénères...

Oh, oh, oh ! gloussa soudain la grosse dame blonde à ses côtés. Quel drôle de petit personnage ! Est-il dans vos habitudes de renifler votre nourriture avant d’accepter de la porter à vos lèvres ?

Ennuyé, Ash se tourna vaguement vers elle, lui adressant ensuite un salut poli que Tiky lui avait appris, quelques heures plus tôt. Il la détailla avec attention, tout en se faisant la réflexion futile que s’ils étaient forcés d’avaler ce genre de « créations » audacieuses au quotidien, les riches étaient finalement plus à plaindre qu’à envier et il remerciait personnellement les Déesses de l’avoir fait naître parmi les chiens galeux.

C’est une sorte de manie, répondit-il avec un petit sourire énigmatique : comment lui expliquer qu’il avait pris l’habitude de sniffer sa bouffe avant de la manger ? Comment lui faire comprendre que cette façon, il était capable d’éviter la simple intoxication alimentaire... mais également le poison. La pauvre grosse ne comprendrait pas !

Charmant, gloussa-t-elle à nouveau, avant de reprendre son sérieux et de lui tendre la main. Ah, je manque à tous mes devoirs ! Quelle impolitesse, j’espère que vous me pardonnerez ! Je me présente : Sonya Alexandra Vonchrysth, une amie de longue date de notre charmante hôtesse !

Elle lui fit un clin d’œil et Ash réprima la nausée que lui monta aux lèvres quand il s’appliqua à lui faire le baisemain qu’elle attendait. Yeurk.

Enchanté. Je me nomme Joshua Bersdieux.
Bersdieux dites-vous... ?
Oui... C’est cela. Comme je n’aime pas beaucoup la foule, je ne participe pas souvent aux soirées mondaines ; donc si mon visage vous est inconnu, ne vous en sentez pas embarrassée.
Hum... Au contraire, il me semble vous avoir déjà croisé quelque part... Vos traits me semblent familiers... Enfin, oublions cela ! Êtes-vous accompagné ? Une mère digne de ce nom ne laisserait tout de même pas son fils esseulé de la sorte, il est trop tôt.
Oui, de mon grand frère, répondit posément Ash en essayant de ne pas trop se vexer : cette grosse vache fardée le prenait pour un gosse ! Tenez, le voici justement ! poursuivit-il ensuite en désignant Tiky d’un geste de la main – on lui avait récemment expliqué que montrer du doigt serait mal pris, quoique beaucoup plus pratique.
Oh ! Lui ? Prodigieux ! Vous vous ressemblez énormément... Mêmes yeux, même chevelure fauve... Et bien, si vous le permettez, je vais aller saluer votre si... charmant aîné. Prenez soin de vous, Joshua.

Ouais, c’est ça, grosse dinde, pensa vaguement Ash, avant de se concentrer à nouveau sur le buffet. Certes, il avait agi de façon honteusement lâche en poussant délibérément cette chère Sonya dans les bras de Tiky – c’était un acte traître, il le reconnaissait, d’autant plus que s’il avait pu soutenir la conversation avec autant d’aisance et de naturel, c’était essentiellement grâce au roux et à ses cours particuliers – mais bon... Il était le Boss, il avait des choses à faire et sur le moment, c’était la seule idée potable qui lui était venue à l'esprit.

Bien. Maintenant que Madame Vonchrysth était loin de lui – perdue quelque part dans la foule des convives – et que personne ne semblait plus faire attention à lui, Ash pu enfin se concentrer pleinement sur sa véritable tâche, c’est-à-dire le « plan ». Il jeta tout d’abord un coup d’œil rapide à la montre à gousset qui pesait délicatement dans la poche intérieure de son veston, puis exhala lentement son oxygène : cela faisait plus ou moins un quart d’heure qu’ils s’étaient dispersés dans la salle, autant dire qu’Ash considérait ce laps de temps comme largement suffisant. Si ses pronostiques se révélaient exacts, les bijoux et autres objets de valeur devaient avoir été volés en suffisance – d’autant plus qu’il y avait désormais dans ses rangs une jeune elfe qui possédait un animal de compagnie tout à fait étonnant – et même si le temps accordé était un peu court au niveau de la récolte d’informations, Ash jugeait qu’il était temps de passer à la phase offensive de leur plan. Il fallait faire bouger les choses et en finir rapidement, car à chaque nouvelle minute qu’ils passaient entre ces murs, leurs chances d’être découvert augmentaient...
Pour arriver à ses fins, Ash devait tout d’abord réussir à débusquer ce rat de Vollmer Junior. Il lui fallait le faire sortir de son trou – car manifestement il ne se trouvait pas dans la pièce – et provoquer la panique générale, histoire de couvrir leurs arrières avec une bonne grosse diversion. Pour se faire, le jeune chef avait tout bêtement opté pour l’explosif : c’était simple, pratique, efficace et... très impressionnant. Sûr que tous ces couillons précieux allaient faire dans leur froc et détaler ventre à terre, provoquant par-là la diversion en béton qu’il lui fallait. Sans compter que ce genre de procédés ne lui ressemblait pas : et oui, les explosifs, c’était beaucoup plus tendance dans le cadre d’un attentat que d’une attaque pirate ! Dans un premier temps, ça ferait office de couverture...

Une fois décidé, Ash ne mit pas longtemps à me mettre son plan à exécution et quelques minutes plus tard, le jeune chef faisait un bond géant en arrière tout en tentant d’éviter les projectiles meurtriers que la déflagration faisaient s’envoler dans les airs à une vitesse folle. Comme prévu, l’explosion provoqua rapidement un élan de panique générale parmi les snobinards hébétés et bientôt, ce fut la débandade : toute dignité oubliée, les riches hurlaient comme des gorets à l’abattoir, se précipitant vers l’extérieur en se marchant presque dessus. C’était... un spectacle assez pathétique – tout comme la grande salle de Coco, désormais dans un triste état. La salle se vidait de plus en plus et personne ne faisait attention à lui, néanmoins Ash préféra s’éloigner du lieu d’explosion. Il se concentra ensuite afin de repérer – et d’éliminer – les agents de sécurité qui accouraient à présent en masse, alertés par le bruit tonitruant de l’explosion. Comme il était de mauvaise humeur, il en tua deux, puis en assomma un troisième dans la cohue et l’indifférence générale. Il se rendit aussi très vite compte que les hommes en question étaient bien incapables de lui tirer dessus malgré leurs armes pointées sur lui : apparemment quelqu’un dans cette pièce était de leur côté... Un partisan ? Un mercenaire ? Ash n’aurait su le dire, mais une chose au moins était certaine : c’était un coup de Nathalia. Dommage que, trop fière pour avouer qu’elle était morte de trouille à l’idée des conséquences potentiellement désastreuses de cette mission, elle n’avait pas jugé bon de l’informer de la situation ! Enfin... Il ferait avec ; chaque chose en son temps... D’ailleurs, du temps, il n’en avait plus beaucoup à présent. Bientôt, la police rappliquerait, ainsi que la moitié des milices privées de Suria et là, ils seraient dans la merde. Mais bon, pas le choix, il fallait attendre. Attendre que – attirée par le grand bruit et les cris – la cible se montre d’elle-même. En effet, Ash savait que s’ils tentaient de le retrouver dans les dédales de couloirs et les trop nombreuses pièces que contenait cette immense baraque, on pouvait directement leur creuser une tombe.

Allez, merde... Sors de ton trou, Vollmer...

Ils étaient dissimulés, ils avaient l’avantage du nombre et l’effet de surprise de leur côté. En gros, bébé Vollmer n’avait absolument aucune chance de leur échapper et ça, Ash le savait parfaitement : en quelques minutes, l’affaire serait réglée et la Sentinelle gentiment empaquetée, prête à l’envoi. Ça – la capture – c’était la partie facile. Maintenant, ce qui l’inquiétait, c’était la fuite et plus encore, l’après...

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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Lun 1 Fév - 23:17

- Grosse conne.

Bras croisés, planté au milieu de la salle de bain vide aux côtés de son reflet, il songea que « grosse », même si Gelli n'était plus là pour l'entendre, n'était pas approprié. Et il se trouva un peu con d'y songer. Il aurait préféré ne pas y penser, parce que du coup, la situation perdait en crédibilité, c'était toute une fausse note dans le monologue intérieur super dramatique qu'il aurait dut avoir. En même temps ce n'était pas bien grave, il serait le seul à le savoir. Wow... Un secret avec lui-même. Putain c'est vrai qu'on est vraiment seul au monde... Et merde il remettait ça. Gelli venait de claquer la porte en lui racontant toutes sortes de trucs qui auraient dut le faire pleurer; fallait pas commencer à se laisser distraire par des pensées philosophiques, c'était beaucoup trop bizarre. Alors Guillaume se ressaisit et enfouit son visage dans ses mains, un temps, deux temps, regarda entre ses doigts écartés, coula un regard vers le miroir... Puis, dans un long soupir, il laissa tomber. Il laissa tomber ses bras et toute cette scène bidon. Plutôt, et sans réfléchir cette fois, il s'empara de sa bouteille de whisky et s'en envoya de grandes gorgées dans les tuyaux. Voilà qui était mieux. Ça, ça le faisait. Guillaume t'es un chef, lui lança son reflet avec sérieux.

- Je sais...

Et boum. Comme dans une explosion. Il posa sa main sur la poignée de la porte, perplexe. Il avait rêvé. C'est le whisky qui lui avait brûlé trop de neurones à la fois. Et les cris, alors? Sans plus attendre, le Vollmer sortit de sa tanière en rangeant sa bouteille dans son veston. La voix de sa mère menait la chorale. Le bébé chat reconnaîtrait l'appel de sa maman parmi tous, ou le contraire... En tous les cas, Guillaume ne se fit pas attendre. Il avait ses précieux jumeaux dans le dos et en sortit un, comme dans les films, mais lui, en prime, déposa un baiser sur le canon de son pistolet. C'est une blague, mais il l'a déjà fait, pour vrai.

Vue d'ensemble... Une salle en panique. On cherche les issues parce qu'on veut pas crever. Et Corélienne pleure, mais c'est un détail. D'abord d'où c'est venu? Du buffet. Et il y en a peut-être d'autres ailleurs, des explosifs. Qui? Difficile à dire. Qui ne panique pas? Les agents de sécurité. Heureusement, en fait. Déjà la foule sort par tout ce qui s'ouvre. Un beau désastre de fête. Une confusion parfaitement réussie pour qui veut s'en mettre plein les poches, mais ça aussi c'est un détail. Si ce n'était que de ça, l'explosion n'aurait pas été nécessaire. Se débarrasser des quelques gardes postés aux étages supérieurs n'aurait pas été bien compliqué pour qui sait s'y prendre et c'est là, en-haut, que se trouvait les objets de plus grande valeur, les bijoux de Coco, tout ça... Mais ça avait fait boum, alors y'avait pas que ça, sûrement pas. Et Gelli, elle était où? Partie, c'est clair. Mais il chercha quand même, balayant les têtes du regard en faisant un tour sur lui-même. Si elle avait été là lors de l'explosion, elle serait restée à l'intérieur. En service ou pas, une sentinelle reste une sentinelle.

- CLAUS!

Il ne l'avait peut-être pas entendu, ou alors ignoré. Mais Guillaume déjà se faufilait dans la mêlée pour le rejoindre. Il l'avait bien vu, revenant des jardins, à contre-courant, et n'avait pas l'intention de le laisser filer. Il lui tirerait dessus, s'il le fallait, et se trouverait des raisons valables plus tard. Pistolet en main, il fonçait sur Alpha en ne se souciant aucunement d'en bousculer plusieurs au passage. Il avait sa cible, mais la perdit momentanément en en accrochant du regard, de loin, une autre. Une tête trop rousse et un visage trop familier. Si la police ne se pointait pas plus vite, Guillaume craignait que la situation leur échappe complètement.

- Guillaume! Ta mère te cherche partout.

Il ne devait pas perdre Claus des yeux, ni le rouquin. Il se dégagea de la poigne de son père et lui répondit distraitement sans le regarder, s'éloigant.

- Ça va, sortez.

Le vieux Hub' n'insista pas. Il trouva sa douce échevelée et au seuil de la folie, la prit par les épaules et sortit avec elle en lui mentant que Guillaume était sorti, avec Gaëlle. Ils les rejoindraient bientôt, elle l'aurait dans ses bras bien vite, son bébé, et elle pourrait lui pleurer dessus à volonté. Joyeux anniversaire, Hubert... S'efforçant de garder son calme et de se montrer confiant, pour Corélienne, le propriétaire des lieux, le fêté, mis finalement le pied dehors en jetant un dernier coup d'oeil derrière lui.

Gelli revenait à l'assaut mais devrait affronter les invités assoiffés d'extérieur d'abord. Elle arriverait trop tard, de toute façon. Les lieux se vidaient et Guillaume était de plus en plus à découvert. Les coupables se dévoilaient. Des ordres jappés par des voix de policiers parvenaient de l'extérieur, ça s'organisait. Mais Guillaume n'en avait que faire, il n'attendrait pas et pointa son pistolet sur Alpha Claus.

- PLUS UN-

Les criantes lumières des véhicules de police s'estompaient, leurs sirènes s'éteignaient et tout son champ de vision se brouillait dans un fondu au noir. Il tituba vers l'avant en s'efforçant de maintenir son arme devant lui, à deux mains, le doigt sur la gachette, mais les signaux se perdaient. Même ses jambes, privées des instructions venues d'en haut, flanchaient. C'était comme si Morphée lui avait laissé tomber une énorme poche de sable dessus. Un point lui chauffait la nuque. Il tombait, perdait tous ses sens. Et comme la vue l'abandonnait, il tira. La seconde suivante on le frappa à nouveau. Sans voir s'il avait atteint sa cible, il perdit conscience et s'effondra par terre.
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Tiky Jonaris
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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Mar 2 Fév - 1:53

On aurait bien dit que la fête battait son plein ! Tiky ne s'en sentait pas plus gêné que cela, profitant un maximum du tout pour se remplir les poches et la vue avec toute la discrétion et la technique qu'il possédait. Il était homme à ne pas avoir son pareil pour se sentir à l'aise, même dans une situation qui deviendrait bien plus corcée par la suite, lorsqu'Ash aurait décidé de mettre le plan à exécution. Néanmoins, si les coupes de champagne et autres douceurs défilaient sous ses yeux intéressés par les évènements ici présents, il ne pouvait se permettre d'y toucher avec autant de liberté qu'il eut pu en montrer en d'autres circonstances : Il était au boulot et aux aguets et ne pouvait en aucun cas se permettre de perdre son chef de vue. S'il se laissait volontier distraire par toutes les jolies filles qui l'entouraient et par leurs courbes graciles, son attention était parfaitement rivée vers celui qu'il était prêt à protéger au péril de sa propre vie. Il ne plaisantait pas avec ça. L'arrivée inopinée de Saphira ne manqua néanmoins pas de provoquer l'apparition d'un nouveau sourire amusé sur le bout de ses lèvres, le poussant, non seulement à détailler minutieusement la jeune femme, mais aussi à tenter de lui répondre par quelques phrases à l'accent pédant dont il possédait tous les secrets.

Hélas, hélas ! Ce fut sans compter qu'Ash Ezo avait une autre idée en tête, et pas des moindres... Voilà que la douce image de Saphira fut bien vite remplacée par la présence d'un énorme problème. Une grimace surprise vint alors orner le visage du roux, le poussant à faire un pas en arrière alors qu'une main bouffie se tendait dans sa direction dans l'attente d'un baise-main galant et courtois.

- Sonya Alexandra Vonchrysth... Ouh ouh ouh...

"Ouh ouh ouh" ?! Comment ça "Ouh ouh ouh" ? Il n'avait encore rien dit ! Du point de vue de Tiky, ce petit rire censé paraître identique à celui d'une jeune fille en fleur ressemblait davantage à l'exclamation d'une guenon devant une banane... Mais une telle vision revenant à le comparer lui-même à une banane, il préféra de loin en revenir à la réalité et se demander s'il devait véritablement répondre à cette... blague ? Gardant la main boudinée bien en vue durant quelques secondes le temps que son cerveau ne réalise la situation, le jeune homme leva des yeux implorants dans la direction de son boss, visiblement ravi de s'être débarassé de cette présence gênante... Bon sang... La courtoisie voulait qu'il répondît au désir de cette dame par un baise-main, mais son esprit lui dictait simplement d'attraper la main de Saphira pour la pousser à danser loin de cette "Sonya Machin Truc Bidule" ! Il en aurait presque hurlé à son chef de faire sauter la bombe dès maintenant... Asch n'aurait pas manqué de trouver la situation rocambolesque et de se ficher de lui : Tiky perdait ses moyens bien trop rarement. Ah bien, elle fermait les yeux... C'était l'occasion ! La laissant plantée là comme une statue, le jeune pirate se faufila bientôt derrière Saphira, la laissant en cette si "charmante" compagnie afin de s'enquérir plutôt du boulot cette fois-ci : son boss n'avait pas son pareil pour le calmer radicalement.

Se frayant un chemin afin de s'éloigner un peu du buffet cette fois, Tiky sursauta légèrement en entendant l'explosion assourdissante rugir dans son dos, le propulsant avec le reste des invités à quelques mètres plus loin ! Cependant agile, le voilà qui retombait au sol en roulant lestement, se rattrapant bien vite sur un genou alors que les autres détallaient comme des lapins vers les jardins ! L'argument explosif du clan Ezo pour interrompre la petite fête n'avait pas manqué de jeter un mouvement de panique sur l'assistance, permettant au roux de se redresser tranquillement, soudainement bousculé du coude par une vive silhouette se déplaçant dans la masse. Tiens... Cette tête lui disait quelque-chose, mais quoi ? Où l'avait-il déjà vue ? Tout à sa réflexion personnelle, il dut bientôt cesser de rêvasser pour jeter ses lunettes à la tête d'un agent de sécurité et se déplacer dans la direction de son chef afin d'assurer sa sécurité, jetant un regard concentré aux autres agents qui, à sa grande surprise, semblaient ne pas désirer intervenir pour arrêter les fauteurs de trouble... Allons bon, encore une situation qui lui échappait ? Appuyé contre le mur près d'un rideau tout en gardant un oeil avisé sur la scène, Tiky tira lentement son épée de son fourreau. Les sirènes de la police retentissaient déjà à l'extérieur et le but de leur visite ne semblait pas prêt à montrer le bout de son nez.

- Il va falloir jouer serré... Murmura-t-il entre ses dents alors que le temps semblait s'être arrêté pour leur permettre de retenir leur souffle dans cette entreprise risquée.

Ce fut la vue de la silhouette bondissant dans la pièce avec une arme -pour se précipiter vers le bonhomme qui l'avait précédemment bousculé-, que Tiky choisit de sortir de sa petite "cachette". "Claus" ? Ah bah tiens, ça aussi ça lui disait quelque-chose... Pas le temps de penser, jeune pirate au physique de rêve, il lui fallait agir un peu. En tant que Kage, il n'avait pas l'intention de laisser cette foutue sentinelle se promener dans la pièce qui se vidait peu à peu, ni même décider de cibles qui ne lui conviendraient pas.

- PLUS UN-

BAM !
Le premier coup fut donné par le pommeau d'une épée, en pleine nuque, obligeant ainsi le fou furieux de la gachette à stopper net son avancée. Tiky s'était glissé dans son dos avec la discrétion et la rapidité d'un serpent. Néanmoins, Vollmer Junior était coriace. Alors qu'il le pensait sur le point de sombrer dans l'inconscience, le jeune pirate fut surpris de le voir brandir subitement son arme pour appuyer sur la gachette sans véritablement viser, plus par désespoir qu'autre chose semblait-il. Un instant, le roux eut tout juste le temps de se déplacer sur le côté pour éviter le mouvement de chute de Vollmer et entendit le sifflement de la balle retentir près de ses oreilles, cette dernière frôlant son épaule. Il n'en fallut pas plus pour le pousser, par pur réflexe, à tendre sa main pour en abattre sauvagement le tranchant de nouveau dans la nuque de la sentinelle ! Demeurant immobile jusqu'à le voir heurter le sol sans connaissance, Tiky finit par calmer son souffle devenu court pour se tourner dans la direction de son chef, sérieux cette fois :

- Il faut filer d'ici !

Le plus important désormais était de repartir de cette maison vivants et de mettre Ash en sécurité...


[Hj : Je me suis permis d'agir ><, j'espère ne pas avoir fait de bêtises !]

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MessageSujet: Re: Event : Joyeux anniversaire Hubert   Dim 9 Mai - 0:10

« Alpha ! »

Ne fût-ce seulement qu'un cri parmi tant d'autres, rien de plus que la production sonore paniquée d'une blessée dans la foule ? Tant d'autres s'étaient écroulés, théâtralement parfois, tel ce jeune homme guindé qui, à la manière des précieuses ridicules, se plaignait d'une écharde de verre fichée dans sa joue. Nombreux étaient ceux qui gisaient sur le flanc, et parmi eux les plus gourmands, la foule avoisinant le buffet. Une odeur âcre de poudre, de sang et de sueur emplissait l'air, encrassait les bronches, pour encombrer sans nulle pitié les respirations déjà précipitées de tous ceux qui se pressaient à la sortie.
Peut-être ne fût-ce qu'un cri sans importance, pourtant Alpha l'entendit, non pas parce qu'il surmontait l'assourdissant vacarme, mais parce qu'il s'agissait de Camelia, et parce que c'était son nom à lui, son prénom même, qu'elle jetait à la foule telle une proie aux fauves.
Il n'oublierait pas qu'elle avait crié. Même lorsqu'il viendrait la trouver, par une fraîche matinée dominicale, il repenserait fugitivement à cet instant.
Il ne se retourna cependant pas.
*

- CLAUS!

Alpha ne broncha pas, rejetant l'idée de se détourner de sa trajectoire alors même qu'elle l'effleurait. Et justement, quel objet cette trajectoire visait-elle, sinon le fils Vollmer ?
De toute évidence, les représentants du clan Ezo n'avaient pas remarqué l'apparition de la cible aussi promptement qu'Alpha. Mais que cela soit le cas ou non n'avait aucune importance : le jeune assassin savait parfaitement ce qu'il avait à faire, indépendamment de toute volonté extérieure.
A savoir, rendre Guigui inoffensif.
Une mission piégée du plus pur cru Nathalien ; pour le coup, Ash avait vu juste. On pouvait se demander, tout naturellement, par quel habile stratagème la jeune femme avait-elle bien pu s'assurer les services d'Alpha, ne serait-ce que pour une soirée. Après tout, ce dernier ne déléguait-il pas systématiquement, lorsqu'il s'agissait du clan de l'une des Etoiles ? Eh bien, semblait-il, il avait trouvé en ce marché un réel intérêt. A savoir, ce que lui devait Nathalia ne manquerait pas de servir le moins mûrement réfléchi de ses projets, le plus bancal et le plus fou aussi, mais malgré tout le plus capital.

Puis survint le retour à la réalité immédiate, une barre glacée qui heurte le crâne et l'éclate, un cri encore, comme si hurler était devenu, en l'espace de quelques secondes de chaos, la nouvelle normalité.

- PLUS UN-

Alpha vit cette ombre derrière sa proie, avant d'apercevoir le scintillement d'un rubis monté sur un pommeau argenté, qui fusait vers la nuque du sentinelle.
Désarmer le fils Vollmer. Faire fondre ce flingue. Alpha cilla. Le coup partait déjà. Mais, puisque l'homme s'effondrait, il n'était plus besoin de s'en préoccuper outre mesure. Ce coup serait le seul. Quant à la balle, elle avait disparu à l'opposé d'Alpha, vers l'agresseur.

- Il faut filer d'ici !

Oui. Tout aurait été si simple. Alpha aurait "filé", selon l'expression consacrée. Jusqu'au cliquetement de ses talons raides sur le dallage de marbre, toute sa personne se serait effacée dans la nuit. Il n'aurait pas existé.
Tout aurait été si simple, si la balle perdue n'était allée perforer le poumon du jeune homme au bout de verre, qui longeait alors péniblement le mur pour rejoindre l'angle - et avec lui, la plus proche fenêtre. Le malchanceux émit un gargouillis étranglé. Ses yeux exorbités roulèrent en tous sens. Puis ils croisèrent ceux, infiniment noirs, d'Alpha, qui soutint le regard paniqué, jusqu'à ce qu'un calme serein les gagnât.
L'âme du jeune assassin venait de délaisser son corps pour quelques instants, le temps d'accompagner celle de l'autre aux portes du néant. Si le métal n'était allé jusqu'à féler l'une des vertèbres, Alpha aurait achevé l'homme, simplement. Il n'eut pas à le faire, mais cela ne changeait rien. Absolument rien.
Un ultime souffle chargé des remugles puissants du sang, puis le vide pour celui qui ne l'aurait jamais appréhendé, quelques heures auparavant - fauché en plein vol.
A cet instant précis, Alpha prit conscience de détenir une information périlleuse pour le sentinelle.
Alors, comme pour s'assurer de l'inconscience de ce dernier, son regard quitta non sans une réticence lasse celui du mort, et chercha le visage trop familier déjà de sa proie. Lequel visage reposait sur l'épaule de son agresseur, le pirate roux. Les traits détendus de Guillaume évoquaient ceux d'un jeune enfant dans son sommeil, si l'on faisait exception des cicatrices dues à un rasage quotidien.
D'un geste désinvolte, Alpha sortit une clope de sa poche. Pour quatre secondes encore, la pièce serait silencieuse et sombre, si sombre du fait de l'aura du mort. Puis éclateraient les sirènes, les lumières rougeoyantes, d'une farouche aggressivité.
Le roux se ruait vers l'extérieur. En stationnement devant les vitres, comme dans une autre dimension, se tenait un dragonfly modifié, dont la trappe inférieure aspirait déjà Ash Ezo.
Fonce, pensa simplement Alpha, sans une once de plaisir ni d'amusement, sinon avec un détachement à faire frémir. Fonce, murmura-t-il.
Tout était fini.
Et, tandis que sa clope se consumait doucement, un air de jazz s'extirpa de ses souvenirs. Il devint plus puissant que les sirènes, plus vigoureux que la poigne des hommes qui s'emparaient des poignets pâles, froid, du jeune homme.
Il devint plus fort que tout ce que pouvaient lui gueuler ces hommes en uniforme.
Et plus violent que la mort elle-même, lorsqu'on le poussa à l'arrière d'un engin bleu et blanc.

Ce soir, le pilote du Dragonfly privé repartirait seul.


~ [ Postface ] ~

Alpha fut emmené dans un poste de quartier, où il passa la nuit, assis sur un banc métallique, à fumer clope sur clope. Il ne fut reçu qu'au matin. Faute de preuve, sûrement aurait-il été gardé pour une durée indéterminée, s'il n'avait sans un mot jeté ses papiers sur le bureau de son interlocuteur. Bien qu'Alpha ait passé depuis longtemps l'âge de la majorité, ce fut son père qui vint le chercher. Lui seul possédait le poids nécessaire pour étouffer l'affaire - toute l'affaire. Alpha n'en demandait pas tant. Nathalia, si. Elle avait payé cher pour cette nuit au poste, afin de s'assurer que les nouvelles méthodes de son boss ne soient pas trop vite de notoriété commune.
Les retombées immédiates de la capture du sentinelle Guilaume Vollmer ne manquèrent pas de glacer Alpha. Il fût contraint d'accepter, en échange du service sus-cité de la part de Claus père, une mission au sud de Suria, à Rotyerdham plus précisément. Mission pourrie jusqu'à l'os, sous tutorat et surveillance. S'il avait su alors ce qui lui tomberait dessus... Quoique, qui sait ?
Quant à Guillaume, il fut emmené sans trop d'encombres là où le désiraient les pirates, car nul ne parvint à rattraper leur engin, glissant telle une murène raconta-t-on par la suite, et ce malgré l'acharnement de quelques personnes en particulier, et du professionnalisme d'autres. Probablement ce nouveau coup porté à l'autorité surienne officielle aurait-il aussi des conséquences sur un tout autre plan que celui d'ordre sentimental ou affectif.




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