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 Vous auriez pu faire attention!?

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Awa Kolle
*[ Habitant de Suria ]*

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Féminin Nombre de messages : 44
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MessageSujet: Vous auriez pu faire attention!?   Sam 28 Nov - 18:12




Awa ouvrit un oeil. Puis l'autre. Elle leva la tête, regarda le rayon de soleil qui filtrait sous la porte, poussa un soupir et se rendormit.

Lorsqu'elle se réveilla pour de bon, trois heures plus tard, il pleuvait à torrent. La journée s'annonçait tout aussi ennuyeuse que les précédentes.
Assise au bord de son lit, les genoux remontés sous le menton, elle balaya la vieille roulotte du regard. La pièce principale était un véritable capharnaüm. Une pile de bouquins jouait les équilibristes au bord de l'évier. Un nounours à l'œil crevé arborait fièrement des bas résilles. Une pile de linge sale stagnait à côté de la porte d'entrée. Les restes d'un repas servaient de festin à une paire de mouches. Et le plancher était couvert de boue. Qui aurait pu croire que cet endroit abritait le sommeil plus que profond d'une jeune femme? Personne!

La jeune femme en question, Awa donc, masqua sa nudité d'un tee-shirt XXL et ouvrit grand la porte de son chez-soi, ce après avoir effectué un slalom périlleux entre des boîtes de conserve. Elle bailla, s'étira, en profita pour se gratter l'omoplate droit, comme tous les matins, et rentra à l'intérieur.
Le petit déjeuner se résuma à un grand verre d'eau, à vrai dire, les étagères étaient désertées par la moindre substance comestible. Il était temps de mettre un peu d'ordre là dedans. Ça durerait le temps que ça durerait, mais au moins personne ne pourrait dire qu'elle ne faisait aucun effort.

De la journée, on ne revit pas Awa. Elle avait tiré les rideaux de sa roulotte et avait entreprit le grand ménage. Elle astiqua, frotta, lava, nettoya, balaya, rangea, tria et entre deux coups de chiffons maladroits, elle s'accorda quelques lignes d'un album pour enfant, contempla les images d'une bande dessinée (pour adultes) et reprit son va-et-vient incessant.
Lorsque le soleil remplaça la pluie, en fin d'après-midi, un étrange personnage fit son apparition à l'entrée de la roulotte. Accoutré d'un tee-shirt trop grand pour lui dont la couleur oscillait entre le brun et le caca d'oie, les cheveux emmêlés et couverts de poussières, une toile d'araignée savamment enroulé autour de la cheville gauche, un être à mi-chemin entre Frankenstein et ma sorcière bien-aimée s'assit dans l'encadrement de la porte et lança son plus beau sourire au pauvre type qui passait par là (lequel soit dit en passant, tourna la tête et prit ses jambes à son cou). Awa, puisque c'était elle, arborait la mine réjouie de celui qui vient d'accomplir une bonne action: enfin, elle avait nettoyé de fond en comble cette foutue roulotte.

Elle balança les deux sacs poubelles pleins par la fenêtre et sourit. Les choses étaient enfin à leur place. Y resteraient-elles, c'était une autre question, mais au moins pour le moment elles y étaient! Restaient simplement sur la table, deux ou trois bidules dont elle ne se servait jamais et qu'elle avait hésité à jeter. Parmi eux, l'overboard dont on lui avait fait cadeau l'année de ses dix-huit ans. Le genre de truc dont elle ne se servait jamais, et qui pourrait lui rapporter gros si elle trouvait un pigeon quelque peu conciliant. Du revers de la main, elle chassa une mèche de cheveux blonds nattés, souvenir de sa précédente teinture qui était posé dessus et saisit l'engin. Belle bête. En deux coups d'œil experts en direction des étagères vides, la décision fut prise, elle irait vendre l'overboard ce soir. Et elle savait à qui.

La nuit tombait tôt à cette saison. Et lorsqu'Awa sortit de sa roulotte, il lui fallut y regarder à deux fois pour éviter de se casser la figure sur les trois marches qui lui permettaient de rejoindre la terre ferme. Vêtue d'une robe bustier on n'peut plus courte sur laquelle elle avait enfilé un manteau long et son foulard bleu, notre jeune amie s'enfonça dans les rues sombres des quartiers malfamés. Le casque sur ses oreilles débitait des riffs endiablés, tandis qu'elle portait sous son bras un paquet oblongue.

Si l'on disait souvent que les rues par ici étaient dangereuses, Awa n'en tenait absolument pas compte. Ici comme ailleurs, se faire discret était la clef de la réussite. Et en matière de discrétion, la jeune femme se défendait bien. Tellement bien même qu'elle rentra de plein fouet dans un passant à l'angle d'une ruelle. L'overboard lui échappa des mains, il tomba sur le bitume et elle jura.
" Putain, vous auriez pas pu regarder où vous alliez, nan?! "



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MessageSujet: Re: Vous auriez pu faire attention!?   Dim 29 Nov - 21:29

C'est horrible comme certaines journées peuvent s'annoncer radieuse aux premiers rayons de soleil, puis pourrie vers la fin. Enfin, façon de parler. Depuis le début de la journée, et même avant que le soleil ne se lève, Léonard savait que ce jour ne serait pas beau.

A trois heures trente-sept du matin pour être tout a fait exact, lorsqu'un de ses informateur cru bon de le réveiller, enfin le déranger alors qu'il travaillait très tard sur quelques dossiers urgents de la compagnie. Les craintes qui le rongeait depuis se révélèrent vérifiées par les dires de son homme. En effet, quelques rumeurs circulaient depuis quelque temps sur une personne qui aurait apparemment en sa possession quelques éléments impliquant directement la W.L.C, et plus particulièrement son directeur dans diverses affaires de trafic d'armes, falsifications de document et même pire, dans un projet visant à produire des hybrides ... Et il s'avérait que la personne possédant ces preuves était un des employés de la compagnie, une "taupe". Léonard chargea son homme de rentrer en contact avec cet individu, puis de revenir immédiatement une fois qu'il aurait pris connaissance du nom de ce dernier.

Les heures passèrent sans que Léonard ne ferme l'œil cloitré dans son bureau, tantôt faisant les cents pas, tantôt regardant la pluie tomber dehors, jusqu'au retour de l'informateur. Il ne prononça que deux seuls mots : "Victor Eyzard." Après l'avoir grassement payé puis congédia, Léon fit quelques recherches sur cet homme dans les bases de données de son personnel. Victor Eyzard, 35 ans, un petit comptable sans trop d'histoire, père de deux enfants, résident dans les quartiers populaires d'Anthélima. Il l'avait déjà vu, c'était un bonhomme d'un naturel assez nerveux à qui il avait offert un café. La malchance auras sans doute voulue que ce pauvre homme tombe sur quelque chose sur lequel il n'aurait jamais dû tomber, et qu'il décide de s'en servir pour faire tomber son patron. Le coup classique du pauvre type endetté ayant un besoin vital d'argent et qui pour en obtenir décide de mettre le doigt dans une affaire qui le dépasse complétement. Une histoire triste, surtout pour les gosses du pauvre type. Léonard ne manquerait pas de subvenir au besoin de cette famille une fois cette histoire terminée, c'était la moindre des choses. En pensant à tout cela, le jeune homme enfila des gants pour sortir une paire de revolver qu'il avait soigneusement cachés dans le tiroir de son bureau, puis vérifia qu'il était bien chargé et le cacha soigneusement à l'intérieur d'une des poches de son manteau en prenant le chemin de la porte de son bureau.

Il passa devant le bureau de se secrétaire en sortant, et lui spécifia bien qu'il sortait pour des affaires pressentes sans qu'elle n'eut le temps de prononcer un seul mot. Pauvre Norma. Elle travaillait pour lui depuis presque deux ans et ne savait en fin de compte presque rien de son patron, à ceci prés qu'elle connaissait à présent très bien la signification de "affaire privée" lorsqu'il le prononçait. Et quand M.Lazar disait ça, interdiction formelle de le suivre, pas même une simple question ne devait être posée. Une heure plus tard, vêtu d'un manteau usés et de vieux vêtements largement moins luxueux que ceux qu'il portait à l'accoutumée, les oreilles et le reste de la tête recouverte d'un bonnet noir descendant jusqu'à ses yeux, cachés derrière des lunettes noires et aux commandes d'un vieux Dragonfly arborant les couleurs d'une autre compagnie, Léon survolait les rues du quartier pauvre de la ville, à la recherche du point de rendez-vous que son informateur avait fixé à la taupe pour pouvoir parler affaire. Avant de continuer, il y a une chose qu'il faut que j'explique, car peut être vous êtes vous déjà demandé pourquoi Léonard allait lui même se salir les mains plutôt que de demander quelqu'un d'éliminer Eyzard pour lui.

C'est vrai, ça peut paraitre bizarre comme ça, pour un grand patron de se taper le sale boulot. La raison en est que les documents en possessions de sa cible pourraient en de mauvaise mains directement l'envoyer en prison, voir pire, et que les quelques rares hommes de mains en qui le jeune homme plaçait sa confiance pour ce genre de tache se trouvaient indisponibles pour le moment. Et puis, dans tout les cas, le vieux proverbe ne dit il pas "Si vous voulez que les choses soient bien faites, faites le vous même ?"

Enfin bref, Léon arriva enfin sur le point de rendez-vous, une ruelle des quartiers pauvres, éclairées des phares du Dragonfly et des faibles lumières des réverbères. Le jeune homme n'eut à attendre que quelques secondes avant de voir son futur ex-employé pointer le bout de son nez, tremblant de froid et d'une peur perceptible a des kilomètres. Léon poussa un soupir en le voyant. Ça le désolait de faire ça, vraiment, mais ... A peine le pauvre homme eut il montré les documents à son futur ex-directeur que ce dernier dégaina son revolver, le pointa vers Eyzard et pressa la gâchette. Coup de chance ou intervention du destin, appelez ça comme vous voulez, mais l'arme s'enraya et la balle ne sortit qu'après avoir ré-appuyé trois fois. Malheureusement, lorsque le coup partit, la taupe s'était enfuie à toute jambes sans attendre, et déjà, Léonard le coursait à travers les rues des quartiers défavorisés.

Second coup du hasard ou intervention du destin, vous décidez toujours, Eyzard heurta quelqu'un à l'angle d'une rue, faisant tomber la valise loin derrière lui, mais qui s'était empressé de reprendre sa course sans s'en soucier pour finir par disparaitre dans l'obscurité de la nuit, sous les yeux de Léonard, écrasé à terre après avoir glissé sur un Hoverboard laissé au milieux de la rue, et resta pensif quelques instants. Avec un peu de chance, la trouille que lui auras causé toute cette histoire auras à tout jamais dissuadé Eyzard de se relancer dans ce genre de magouille. Sûr que l'argent était la raison de son acte, Léon lui accorderait une promotion une fois au bureau, histoire de parer à toutes nouvelle situation de ce genre. Mais bon, on avait échappé au pire cette fois-ci, et il y avait mieux à faire pour l'instant que de penser à l'avenir.

Une fois relevé, Léonard s'approcha de la jeune femme, et lui tendit l'Hoverboard.

Est-ce que ce machin est a vous ?
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MessageSujet: Re: Vous auriez pu faire attention!?   Sam 5 Déc - 19:56




L'inconnu continua son chemin. Il ne se retourna même pas pour ramasser le bagage qu'il venait de faire tomber. Pas une excuse, rien. Awa faillit s'emporter, lui courir après et lui apprendre les bonnes manières, mais elle renonça. Il semblait fuir... Ah oui, fuir... Quelqu'un.
Étrange. Cette technique. Depuis quand poursuivait-on des gens en rampant au sol? Surtout que dans ces quartiers malfamés, c'était plutôt la meilleure façon d'attraper une saloperie! Avec tout les détritus qui traînaient par terre. Et s'il n'y avait que les détritus encore... Mais bon passons, la jeune femme avait bien d'autres choses à l'esprit que de se remémorer les immondices qui tapissaient le moindre angle de rue. Il se faisait tard, elle ne comptait pas traîner ici pendant des heures! Le "bip" caractéristique de son baladeur venait de lui indiquer qu'elle n'aurait bientôt plus de batterie. Et qui dit plus de batterie, dit plus de musique, plus que le silence. Insupportable.
Tout ça pour un satané overboard! Overboard, qu'elle chercha d'ailleurs du regard. Elle crut un instant qu'il avait glissé dans le caniveau, mais l'engin apparut comme par magie sous son nez, tenue par une main gantée, poursuivie par un bras, un corps, un homme! Ah oui, le poursuivant, sans doute.

Awa se rendit compte que celui-ci articulait quelque chose. Elle sortit les mains de ses poches, fit glisser le casque de ses oreilles.
" Vous disiez? "

" Ah, ce machin là. Oui, bien sûr, il est à moi. Merci. "
Elle prit l'overboard des mains gantées, et le serra contre elle avant de le glisser soigneusement entre les pans de son manteau. Une seconde d'hésitation, puis elle le ressortit et observa l'engin sous toutes les coutures. Peut-être que finalement ce soir, elle aurait le droit à deux pigeons pour le prix d'un...
" Eh beh, c'est mon acheteur qui va râler. Regardez-moi ça, vous l'avez salement amoché ce bidule. Regardez! La peinture est toute éraflée là. Merci bien pour le manque à gagner! Comment je fais moi, hein, si vous me bousillez mon gagne-pain?! Parce qu'en plus de me faire bousculer sans la moindre excuse, je me retrouve avec un overboard abîmé... Sale soirée comme dirait l'autre. "

Elle effleura la planche du bout des doigts. Maladroitement, elle n'y connaissait absolument rien à ces bêtes-là. Mais quand je dis rien, c'est vraiment rien de rien. Un gamin lui avait ramené ça un soir, en remerciement de l'aide qu'elle lui avait apporté au cours d'une bagarre entre bandes de quartiers. Évidemment, sortir un Sig-Sauher au milieu d'un groupe de mômes armés en tout et pour tout de simple caillou... Ça fait de l'effet. D'où provenait le cadeau? Comment l'avait-il déniché? Certainement pas de la façon la plus honnête qui soit, mais Awa n'y avait pas prêté attention, elle avait accepté, remercié, et laissé la chose prendre la poussière. Jusqu'à ce soir.

" Vous allez sans doute croire que j'exagère un peu, mais un dédommagement à la hauteur de ces inconvenances serait le bienvenu... "
La jeune femme prit son air le plus innocent possible. Essayez-donc un jour d'ailleurs, de vous affubler comme elle d'une robe aussi courte, de vous couper les cheveux à la "rock'n roll", de vous peinturlurer jusqu'à ce qu'il n'y ait plus un espace de peau à l'air libre, de prendre un air innocent. Essayez et vous verrez. En fait d'air innocent, ça avait plutôt l'air d'une sérieuse invitation à d'autres affaires plus... Comment vous dire... Plus chaleureuses? Mais de cela, Awa n'en avait pas la moindre idée. Elle n'avait pas pour habitude d'user de ces charmes, ni de rien d'autre pour autant puisqu'elle partageait sa vie entre ses livres, sa roulotte, et ses gosses. Et là, nul besoin de chichis, de mimiques, de singeries, de courbettes; être naturelle était le seule véritable mot d'ordre.

Bref. Impatiente, elle tapa machinalement du pied sur le sol boueux. Du regard, elle nota machinalement le manteau usé, les vêtements trop larges et se dit que vraiment cet inconnu n'avait aucun goût vestimentaire. Célibataire sans aucun doute. Il n'y avait bien que les hommes seuls pour s'accoutrer ainsi! Mysogine elle?! Non, pas du tout! Mais pas vraiment tolérante non plus. Du moment qu'on lui foutait la paix, elle vous la fichait aussi. Sauf que celui-ci l'avait dérangé, et lorsqu'on dérange la bête... Il est normal qu'elle cherche à se venger. D'une manière ou d'une autre.



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