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 Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?

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Archibald Lonia
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MessageSujet: Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?   Mar 19 Avr - 21:32

Archibald était en plein travail. Le tableau qu'il était entrain de finaliser devait être livré pour ce soir. Enfin, son client aurait aimé être livré ce soir. Et il l'avait appâté avec une petite somme coquette s'il y arrivait. Le tableau était, en soit, simple, et le sujet était, bien qu'intéressant à l’œil, simple également. Mais c'était le soucis du détail d'Archi et le réalisme qu'il arrivait a donner à ses tableau qui lui prenait le plus de temps. Et c'est pour ça qu'il était encore entrain de peindre ce soir là. Un jeune peintre, pour survivre, doit savoir se démarquer des autres. Et non seulement Archi n'était pas bien cher, mais en plus ses tableau avait ce petit quelque chose qui donnait l'impression que le personnage allait sortir de la toile pour venir vous voir de plus près. D'un coup de pinceau naissait le début d'un cil, d'un autre une ombre donnait du volume à la pommette, un petit coup de torchon faisant disparaître une légère erreur, rapidement remplacé par un dégradé... Il était complètement dans son art, tant et si bien qu'il ne voyait pas l'heure passer...Et qu'il n'avait pas remarqué qu'il n'avait pas dormis la nuit d'avant. Ses yeux étaient rivé sur le tableau, et son esprit entier n'était obnubilé que par lui. La longue chevelure blonde glissait en cascade sur les épaules, encadrant un visage calme. De grand yeux bleu, ces yeux qui vous laissent sans voix lorsque vous les croisez, surplombé de fin sourcils. Un modèle comme ça, ça faisait longtemps qu'il n'en avait pas eu, et il adorait en avoir. Cette femme était l'épouse du commerçant qui lui avait commandé cette toile, et ça avait été un plaisir de venir faire un début de portrait chez elle tout en discutant. Il achevait de donner quelques coups de pinceaux pour des ombres sur la robe,et se recula pour observer son œuvre. Il aimait ce qu'il voyait. Il avait prit plus de plaisir que d'habitude à faire cette toile. Sans doute parce que le modèle lui avait parut sympathique et qu'il avait pu discuter un peu avec. Enfin, plus que quelques heures à attendre, et il pourrait livrer ce tableau. Il avait réussit, et dans les temps. Il le mis a sécher, et s'approcha de sa salle d'eau. Un bon bain lui ferrait le plus grand bien. Et il s'y prélassait tranquillement lorsque la porte de son atelier s'ouvrit sur une frimousse mutine qui se glissa dans l'atelier, cherchant du regard son propriétaire. Cheveux brun coupé court, des formes mal caché par ses vêtements masculin, c'était en effet Alicia qui venait de faire son apparition à la porte de l'atelier. Elle ce glissa à l'intérieur, refermant la porte derrière elle, et s'approcha du tableau qui trônait au milieu. Elle resta un moment à l'observer. Même dans les premières lueurs du jours, la femme sur cette toile avait un petit quelque chose de divin... Archi avait toujours su montrer la nature des personnes qu'il peignait... Elle resta un moment à observer les détails du tableau, rêveuse, avant de se tourner vers la chambre et la salle d'eau. Elle entendit un petit clapotement, un bruit de tissu, et Archibald ouvrit la porte. Nu, si l'on faisait exception de la serviette qui cachait son bassin et ses cuisses du regard de son amie, encore plein d'eau, il s'arrêta un instant en la voyant ainsi dans son atelier, puis continua son geste. Il allât récupérer une pomme qui trônait parmi plusieurs de ses consœurs dans un panier, et se permit de croquer dedans avant de commencer à parler.

"-Alicia, que puis je faire pour toi ?
-Archi...Tu...Hum, pourrais commencer par t'habiller, ce serait un bon début. Je sais qu'autant toi que moi, nous nous somme vu nu un nombre de fois incalculable, mais quand même...
-Secondaire ça, secondaire. Tu n'es pas venu ici pour me demander d'enfiler une chemise et un pantalon j'imagine. Ceci dit il s'approcha d'Alicia Donc je répète ma question qu'est ce que je peux faire pour toi ?
-Toi, tu m'énerve quand tu veux... Je venais voir si tu avais fini pour venir boire un pot à ton nouveau tableau avec Al'.
-Un pot ? Une petite minute, le temps que je finisse de me sécher et que je m'habille dans ce cas.

Ceci dit, Archibald se dirigea vers la porte de sa chambre, en achevant de se sécher, pendant qu'Alicia détournait le regard. Elle avait beau avoir le droit à la même chose à chaque fois qu'Archibald finissait un tableau, elle ne s'y habituerais sans doute jamais. Et encore, ça ne la gênait pas autant qu'Alphonse. Quelques minutes plus tard, en chemise-pantalon-bretelle, un Archibald propre et sec se présenta devant elle. Et quelques minutes plus tard, l'atelier fermé, les deux partirent en direction de la ville.

Alphonse les attendait déjà à la terrasse du café, et il ne fallut que quelques minutes aux trois pour être attablé devant une bonne chopine et à se lancer à refaire le monde, comme les jeunes personnes savent si bien le faire. Archibald qui rêvait d'aventure, Alicia qui rêvait de danger et Alphonse qui rêvait de la capitale. Tous les trois se l'étaient juré, ils iraient à la capitale. Archi en tant qu'artiste, Alicia en tant que pilote et Alphonse en tant que sentinelle.

Le soleil était à son zénith qu'ils discutait encore joyeusement, et que Archi sortit sa pipe pour tirer quelques bouffées de tabac.
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Dante Kilstrong
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MessageSujet: Re: Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?   Sam 23 Avr - 0:46

[Un peu nul...Un peu beaucoup même. Si tu as un commentaire à faire, le moindre changement à demander, n'hésite pas!]

    Midi pile à sa montre. Face à lui, une grande place, un restaurant, une buvette et des tas de tables disposées en rang sur la rue. Des chaises en vrac, des gens, des enfants, des rires, des paroles murmurées, et un mal de tête qui le prend au niveau des tempes.
    Que foutait-il là?

    Six jours. Cela ne faisait que six jours qu'il avait quitté son monde d'autiste pour revenir dans le monde présent où vivent d'infâmes personnes. Six jours pendant lesquels il n'avait pas vraiment chaumé, ni même eut le temps de se refaire un nom au sein de son agence de coursier. Ce dernier point ne l'arrangeait qu'à moitié d'ailleurs, puisque sa présence en ces lieux avait tout à faire avec son métier.
    Oui, c'est pour ça qu'il était là, debout dans sur cette place immonde qui le poussait à tourner talons et s'enfuir en courant.
    Elisa l'avait convoqué, et parce qu'il lui devait beaucoup, il s'était déplacé de la capitale et ses quartiers riches pour atterrir ici. Darnasus. Rien que ce nom lui donnait une amer nausée. Dans ses souvenirs d'enfants, il ne parvenait à associer cette ville qu'à un transfert douteux d'un enfant à...
    Darnasus. Il la connaissait, cette ville. Il la connaissait même très bien, d'ailleurs, puisque n'étant pas très riche, elle était le repère principale de quelques hordes de pirates incompétents à qui il avait dû porter lettres, colis, sacs, bombes et autres objets divers et variés...Enfin, Dante n'avait absolument aucun jugement sur la piraterie, puisqu'il servait autant cette part que celle des Sentinelles.
    Il n'avait pas prit compte de ses aprioris jusqu'à ce qu'il se trouve face à cette place, son sac posé sur son épaule, les AT's aux pieds, et un atroce spectacle sous ses yeux, quelques années auparavant tout comme aujourd'hui.
    D'un côté un restaurant, de l'autre, une buvette, taverne, un trou à rat où une multitude de « civiles » buvaient chopes sur chopes, se vidant de leur tripes sur le sol dallés. L'image était restée la-même au fil des années. L'odeur aussi. Il n'y avait qu'un délicat vent venu du nord qui parvenait à retenir Dante dans le coin.


    Midi pile, et déjà en train de picoler. L'idée lui souleva l'estomac à tel point qu'il dû détourner son regard pendant quelques minutes. La dernière fois qu'il avait bu...

    « Shiroi! SHI-ROI! »

    Le loup grinça des dents, relevant son regard vers une jeune fille attablée seule à la terrasse de la même buvette qui dégoutait tant le garçon. La voir, avec son chapeau à fleur, au milieu d'un tas d'horribles et crasseux hommes lui arracha un sourire qu'il se hâta de réprimer. Elle était stupide, inconsciente et absolument pas professionnelle.
    Avec le peu de courage qui lui restait suite à cette semaine agitée, il fit glisser ses chaussures le long de la route. Quelques mètres à peine le séparaient d'Elisa. Ses cheveux blancs s'agitèrent sous la poussée du vent et, d'un simple mouvement de tête, il fit tomber ses lunettes sur son nez.

    « Viens, j'ai commandé à boire et à manger. »

    A manger? Il poussa un long soupire, glissant entre les tables occupées pour s'installer face à la demoiselle. Le bruit, l'odeur. Il s'appliqua à respirer par la bouche pendant quelques secondes, le temps de déposer son sac sur la table en repoussant le verre plein de la fille et de s'asseoir.
    Au moins, comme ça, il ne voyait pas la gamine face à lui et évitait ses remontrances. Enfin, cela ne dura qu'un court instant, le temps qu'elle se décide à pousser du bout des doigts le bagage de Dante qui tomba sans un bruit.

    « Un plat de pâtes et un grand verre d'eau. C'est ce que tu préfères non? »

    Elle savait qu'il ne répondrait pas, mais le plus important n'était pas là. Aujourd'hui, c'était à elle de parler, c'est pourquoi elle se fichait qu'il reste muet ou non. Elle n'appréciait ce garçon que parce qu'elle en avait pitié, et tous les deux le savaient très bien. Plus jeune que lui, elle était pourtant son ange gardien et, en quelques sortes, son inspecteur. Puisqu'il avait déserté pendant près d'un an, il était nécessaire de lui faire repasser les tests d'aptitude ainsi que de vérifier s'il respecterait les règles, cette fois.

    « Bon. Tu as réussi tes deux missions, hier. C'est bien, c'est positif pour ton retour parmi nous. Mais tu ne réponds toujours pas aux critères mentaux... »

    Un serveur du restaurant vint poser sur la table une assiette pleine à ras-bord ainsi que deux verres, l'un contenant de l'eau et l'autre contenant un liquide alcoolisé qui révulsa Dante.

    « Tiens. Tu dois la lire à minuit pile, et réaliser tout ce qui est écrit. C'est normalement ton dernier test pour que tu puisses reprendre du service. Tu sais que tu as le droit d'échouer... »

    D'une façon ou d'une autre, elle savait, et Dante ne s'en cachait pas. Il voulait reprendre, mais ne le voulait pas à la fois. Il ne digérait toujours pas ce qui lui était arrivé lors de sa dernière réelle quête. Alpha...
    Il planta sa fourchette dans les pâtes, la tourna pendant quelques secondes puis fit entrer le tout dans sa bouche. Il ne releva le regard que pour voir l'air dégoûté plaqué sur le visage d'Elisa. Comme il s'en doutait, elle avait vidé son verre d'une traite avant de se lever, son chapeau trop grand tombant un peu devant ses yeux.

    « J'ai payé, tu n'as pas à t'en faire pour ça. On se revoit demain soir. Ne t'éloigne pas trop de cette ville, et souviens toi de cette taverne. »

    Sans au revoir, sans autre préambule, elle parvint à se faufiler hors du tumulte et de la vue de Dante qui, à présent trop concentré sur ses pâtes, ne prêta plus attention à grand chose d'autre.
    Seule la lettre posée sous son verre parvenait à attirer son regard et sa curiosité. C'est pourquoi il enfourna une nouvelle fourchette de pâtes dans sa bouche avant d'attirer du bout du couverts la lettre en question. De sa main libre, il souleva son verre, avala sa nourriture pour prendre une gorgée d'eau et reposer son verre sur la table.
    La lettre dans son autre main, il la retourna quelques fois, vérifiant s'il y avait un quelconque cachet, une note ou quelque chose que l'on puisse lire en travers. Mais il n'y avait rien de tout ça. Elle était simplement fermée d'un ruban sur lequel il suffisait de tirer pour le retirer. Ce qu'il ne fit pas. Il s'abaissa, ouvrant son sac pour y jeter l'enveloppe close et pour reposer le tout face à lui.
    Comme une vieille habitude. Il ne supportait pas de ne pas sentir son sac près de lui, ou simplement de ne pas le voir. Il bloqua alors son regard dessus, cherchant du bout des doigts sa fourchette. Il entendit le contact du métal sur la pierre et poussa un long soupire, tournant la tête pour la chercher.

    Et c'est là qu'il le vit. A deux tables de lui, riant avec des amis, sans doute. Buvant une bière ou ce qui semblait en être. Sa main cessa de fouiller le sol, rentrant en contact avec la fourchette dont il avait oublié l'existence.
    L'hybride. Celui qui...
    Il prit la lanière de son sac, la mit aussitôt sur son épaule et se leva en toute hâte. Et s'il disparaissait, s'il sortait de sa vue soudainement, s'il rêvait et se trouvait encore dans la chambre de sa planque, sans avoir revu Alpha, sans avoir revu Elisa, sans l'avoir revu lui, Archibal, l'hybride loup devant lequel il se planta, droit comme un i, le doigt à quelques centimètres de son nez.

    Ses oreilles blanches dressées sur le haut de son crâne et qu'il ne parvenait même pas à rétracter. Ce loup qui avait partagé un bout de sa peine, enfermé dans cette cage, dans ce laboratoire.

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Archibald Lonia
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MessageSujet: Re: Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?   Sam 23 Avr - 15:05

Archibald n'eut le temps que de tirer trois bouffées. Quelque chose dans l'air fit soudain se crisper le jeune homme. Une odeur toute particulière. Une odeur qu'il connaissait bien, un odeur qui le ramenait quelques années en arrière, dans ce laboratoire où on l'avait enfermé avec toutes ces autres personnes, avec Myenta, ce Laboratoire où elle avait perdu sa vie et où il avait perdu une partie de son humanité lors des expériences. Quelques flash-back douloureux s'imposèrent à lui, et le temps qu'il se remette, il était là, toute oreilles dehors. Dante. Il se trouvait devant lui, entre Alicia et Alphonse. Cela faisait plusieurs années qu'ils s'étaient quitté, mais il n'avait jamais réussis à oublier vraiment ce laboratoire, et ces personnes qui avaient partagé son calvaire. Dante, lui, faisait partit de ce que les scientifiques appelaient là bas :" Une avancée énorme dans la recherche du pouvoir". Ils avaient tenté de le croiser avec un loup pour qu'il soit doter, comme Archi, de quelques dons de sa déesse. mais la seule chose qu'ils avaient réussis à faire, c'est à métamorphoser son apparence. Ils avaient passés beaucoup de temps ensemble à l'époque, les scientifiques voulant comparer le naturel à l'artificiel...

Et le voilà devant Archi, ses oreilles de loup proéminentes sous le regard apeuré de certains client. Son avancé avait été trop rapide pour ses deux amis, qui sursautèrent de concert et s'éloignèrent soudainement. Le regard et la posture du Cabot avait changé. Il ne respirait plus la joie de vivre comme il y avait quelques secondes. Non, c'est maintenant un visage fermé, dur, qui s'offrait à ses amis. Son regard, habituellement pétillant, avait perdu tout son éclat, seule une once de nostalgie pouvait être perçue. Il se leva, déposant sa pipe sur la table, en fixant le loup blanc devant lui. Les mots semblaient se bloquer dans sa gorge, et il garda le silence pendant quelques seconde, avant de réussir à articuler un mot :
"Toi..."

La suite fut un peu plus facile à venir :
"Que...Comment m'as tu retrouvé ? Qu'est ce que tu deviens ? Comment est ce que tu...." La dernière question ne fut pas complétée. Il était inutile de lui demander comment il allait. Ce laboratoire avait brisé toutes les personnes qui était tombées entres les griffes de ses scientifiques. Ses amis le regardaient d'un œil différent. Lui qui était si à l'aise d'habitude se retrouvait soudain crispé en face de ce type bizarre qui avait déboulé devant leur table. Ils semblaient se connaître, mais pas sur qu'Archi était un de ses amis. Néanmoins, un seul regard d'Archibald suffit à calmer les envies d'aide guerrière des deux jeunes. A vrai dire, il les cloua sur place.

[Un peu nul ? J't'en foutrais...]
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Dante Kilstrong
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MessageSujet: Re: Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?   Dim 24 Avr - 14:47

    Il avait prit cette mauvaise habitude, Dante, d'oublier qu'il n'était pas toujours seul au monde. Qu'autour de lui, des gens qui lui voulaient du bien l'entouraient. Qu'il y avait aussi de mauvaises personnes, prêtes à le blesser ou le tuer et d'autres encore qui n'avaient rien à faire de son existence. Il y a des personnes qui le regardent une seconde et l'oublient, certaines qui le regardent et se retournent sur son passage. Quelques uns, peut-être, qui ne l'oublieront pas.
    Mais il n'est pas seul au monde, et il s'en rend péniblement compte lorsque les compagnons d'Archibald effectuent un geste de recul en le voyant. Ils sont amis avec un Hybride Loup et ne supportent pas la vue d'un autre? Il n'est pourtant pas marqué sur son front qu'il est artificiel. Peut-être fait-il simplement peur. Dans tous les cas, il baisse son regard vers eux, soulevant une partie de sa lèvre supérieure, comme s'il voulait montrer les crocs.
    Cependant il ne peut pas. Il ne veut pas. Alors il secoue la tête, pousse un soupire sec et en revient brutalement à l'autre gars.

    Il aurait eu envie de lui dire « Ouais je sais, le monde est p'tit. », mais il ne peut pas. Alors en seule réponse, il lève sa main droite et pose son index sur sa gorge, avec l'air de dire qu'il est aphone.
    Parce qu'il n'aime pas dire muet. Que son dernier cri n'était qu'une promesse faite à l'homme qui l'a rendu ainsi. Il grince des dents, soulèves un sourcil et laisse alors son bras retomber le long de son torse. Se connaissant, de toutes façons, il finira bien par parler. Le gamin aime bien trop dire des vacheries et des gros mots que pour ne plus jamais le faire. C'est juste que là, il n'a plus envie. Il n'y arrive pas. Une mauvaise toux, on va dire. Le bandage autour de sa gorge, lavé et pourtant toujours marqué d'une infime tâche de sang, semble presque en être la preuve.

    Il y a par contre une chose qui arracha un léger sourire au gamin. Il se souvenait de lui. C'était sans doute évident, vu la galère qu'ils avaient partagé, mais...Cela le rendait tout de même un peu heureux. Depuis combien d'années était-il sorti de là?
    A vrai dire, il s'en souvient. Très bien même. Contrairement à toutes ces personnes qui tentent d'oublier les pires moment de leur vie, Dante, lui, les conserve. Alors il se souvient, à trois ans, quand ces inconnus sont venus le chercher chez lui en assassinant son père. Même qu'il se souvient du nombres de personnes, de leurs vêtements, leurs tiques. Pas moyen d'oublier, alors autant vivre avec. Finalement, ces gens lui ont réellement pourri sa vie. Il n'aurait jamais été coursier, s'il n'avait pas eu l'agilité d'un loup. Il n'aurait jamais rencontré Alpha, s'il n'avait pas été un loup.

    Enfin, tout ça pour dire qu'il finit par se rendre compte que deux choses le démarquaient des autres personnes ici présentes - mis à part Archibald. De ce fait, il plaque sa main sur son crâne, caressant ses oreilles pour qu'elles se mêlent à ses cheveux, avant de les faire disparaitre d'un bref froncement de sourcils.
    Humain. Il paraissait humain, quoique puissent penser ces personnes assises et prêtes à le démembrer sur place. En laissant retomber sa main, il frôla l'étui de son canif et sourit. Qu'elles essaient, seulement...
    Seulement. Ah oui, voilà où était le soucis. Il n'était pas seul. Archibal était accompagné, et la présence de Dante devait déranger. Ce n'était pas tout à fait dans son habitude de se mêler à la foule, ni même de se mêler à d'autres personnes, qu'elles soient comme lui ou non. C'est pourquoi d'un geste précis, il se désigna, désigna les autres et pointa enfin une direction aléatoire. Sur ses lèvres, il tâcha du mieux qu'il le pu d'afficher la phrase « Je vous dérange? »

    Il n'y connaissait rien, à tout ça. A ces gens qui aiment passer du temps ensemble pour dire des choses futiles, faire des actions banales telles que boire et manger. Il préférait tant être seul qu'au fond, avec un peu d'amertume, il s'avoua être heureux de revoir quelqu'un.
    Trop de temps seul avait fini par le détruire.
    C'était comme dans ce laboratoire, mais en pire. Après tout...Quatre ans là-bas ne valaient rien face à une année plongé dans le noir. Ce laboratoire ne l'avait pas tant maltraité. Ils l'avaient juste détruit, reconstruit, opéré, blessé, détruit à nouveau. Pour lui foutre des articulations de loup banc, des crocs, des griffes, des oreilles, une colonne vertébrale plus flexible...Il ne les remerciait pas, c'est vrai. Mais tout cela était si loin derrière lui que, quand il y pensait, rien ne lui paraissait avoir été fait sur sa personne.
    ll revoyait juste un gamin, dans une cage, qui s'évertuait à se répéter que son père était mort.
    Il ferma les yeux une seconde, alors. Avant de faire un pas en arrière. Il dérangeait, Archibald le dérangeait, penser à ça le dérangeait. Peut-être que ce n'était pas si éloigné de sa propre personne qu'il avait bien pu le penser.

    Pardon. A plus.

    Il pivota sur ses talons. L'odeur, le bruit, et ces gens qui vomissent encore et toujours leurs tripes.
    Que foutait-il là, maintenant qu'Elisa était partie?

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Archibald Lonia
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MessageSujet: Re: Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?   Mar 26 Avr - 0:38

Aphone ? Muet ? Il semblait a Archibald que cette homme devant lui parlait bel et bien la dernière fois qu'il l'avait vu. Mais impossible de se souvenir de la voix de son compagnon de peine. Les flash-back se succédaient les uns les autres. Les expériences, les prises de sang pour tenter d'injecter une version modifiée à des cobayes humains en bonne santé pour créer des hybrides moi cher et plus intéressant que les artificiels qui étaient créés jusqu'à maintenant, les tests d'aptitude, tel que la "course à la viande", comme l'appelaient les "chercheurs". Cinq personnes, un parcours et un seul petit bout de viande tout au bout. Et il n'y avait que le premier arrivé qui y avait droit. Après plusieurs jours de jeun, certains devenaient fou et attaquaient les autres prisonniers pour manger. Que dire encore, les test intellectuels, dont les mauvaise réponse vous faisaient prendre une bonne décharge électrique... La cruauté des hommes dans toute sa dépravation, voilà ce qu'ils avaient vu et subit. Et voilà ce qui lui revenait devant les yeux maintenant, tout ce qu'il avait réussis à placer dans un coin de son cerveau, à l'abri, tout cela lui revenait maintenant en pleine face avec la puissance d'un trente-cinq tonnes. D'ailleurs, sa chope ne résistât pas longtemps à sa crispation, et explosa dans sa main, laissant l'amas de badaud pousser un petit cri de surprise. Le sang d'Archi commença à couler, et le ramena quelque peu sur terre.

Il revenait à lui juste a temps pour voir Dante faire disparaître ses oreilles de canidé. C'était bien quelque chose qu'il lui enviait, le fait de pouvoir cacher ses attributs animaux, s'il ne savait pas qu'est ce qu'il avait subit lorsque l'on avait tenté de le mélanger avec cet animal, un loup blanc. Ça bougeait dans les rangs. Apparemment, tous le monde, bien qu'étant habitué à force à l'hybridation d'Archi, n'était pas amical avec Dante par rapport à cela. Encore une fois, un regard d'Archibald sembla bloquer un imprudent qui avait manifestement envie de taper de l'hybride. Si qui que ce soit tentait seulement d'attaquer Dante, Le Cabot lui montrerait que l'on n'attaque pas ses connaissances sans réelles raisons. Ses amis s'étaient reculé, et s'étaient placé dans son dos. Alphonse ne semblait pas vraiment apprécier cet homme qui était soudain apparut à côté de lui, alors qu’Alicia le regardait avec curiosité. Des trois, c'était celle qui percevait le mieux ce que les gens ressentait, et ce type respirait la peine.

Archibald n'eut que le temps de le voir fermer les yeux, avant de le voir tourner les talons. Il voulu s'avancer, mais son ancien camarade avait semblait il déjà disparut dans une ruelle adjacente.


"-Arch', c'est qui ce type ?
-Tu le connais d'où ? Ça va aller ta main ?"

La main d'archibald continuait de laisser couler lentement du sang. Un bon morceau de verre était fiché dans sa peau. Mais que ce soit des questions de ses amis, ou de ce morceau de verre fiché dans sa peau, il n'avait cure de ces "détails". Il semblât se débloquer enfin, et partit au pas de course devant lui. Il fendit la foule, qui ne voulut pas se mettre entre lui et sa cible, et bondit droit devant lui. La ruelle était vide. Il la parcourut, sautant au dessus d'un ivrogne qui dormait par là, et arrivant dans une ruelle vraiment étroite. Mais pas la moindre trace de Dante. La solution pour le retrouver plus facilement sembla soudain évidente à Archi. Il prit son appuis, puis se propulsa en l'air. Il prit appuis sur un mur, et se projeta sur le toit d'en face. Il dérapa un peu sur les tuiles, mais rien de bien grave. Il se mit a courir en faisant attention à ne rien casser et à ne rien faire tomber, passant de toit en toit pour couvrir le plus de rue possible.
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Dante Kilstrong
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MessageSujet: Re: Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?   Sam 25 Juin - 19:10

    Le sang. Il a beau s'enfuir, partout, il le sent. Le sang.
    Cette nuit là, le sien, son sang. Ces derniers mois, celui des rats, répandus sur les murs. Le sang de la viande dans le panier. Elisa ne savait pas encore qu'il déteste la viande, jusqu‘à ce qu‘elle comprenne la raison pour laquelle il envoyait le tout se fracasser contre un mur. Aujourd'hui encore, le sang. Archibald est loin, mais ce vent de malheur ne lui apporte que cette odeur de coagulation, ce mélange de bière et de plaquettes, de globules, de choses et d'autres qui lui retournent l'estomac. Par chance, les pâtes s'accrochent. Il ne faut pas qu'il gerbe. Dante mange si peu, depuis un an...
    En réalité, après avoir passé des journées entière à se laisser mourir dans une chambre miteuse, il a fini par accepter le peu de nourriture que lui apportait la jeune femme. Du pain, principalement. Une tranche de chaque sorte, car elle ne savait pas celui qu'il pouvait aimer. Plus tard, elle apporta d'autres sortes de féculents. Il mangea, parce qu'il en avait besoin, et parce que la mort n'était une option à laquelle seul son corps avait songé.
    Lui, par contre, ne pensait plus. Il avait été déconnecté, tout ses câbles débranchés. Une mort cérébrale, dont Elisa l'avait ramené, petit à petit, pendant près de douze mois.

    Il grimpa sur un mur. Il voulait, si pas s'enfuir, au moins s'éloigner de ce fléau. Pourquoi avait-il soudain voulu de cette confrontation au passé qui n'avait fait que l'effrayer pendant des années? Il n'était pas comme ça, avant. Il ne se lançait pas au devant des emmerdes, ne se présentait pas ouvertement devant une personne surgie de son passé, et ce quel qu’elle soit. Mais Archibald...Archibald. Ah.
    Dante s'efforça de se propulser plus haut. Il ne fallait pas qu'il reste à portée de vue, ni même de main. Ses jambes, unique appuis, le firent monter au troisième étage d'un immeuble, sans même qu'il n'utilisa ses mains. A cette hauteur pourtant, il finit par saisir le rebord d'une fenêtre et, à nouveau, se donna de l'élan. Dans un second souffle, son corps parvint à hauteur du toit où il a atterri en délicatesse, accroupis. Depuis quand n'avait-il pas senti la caresse du vent sur son visage, le bonheur d'avoir les pieds dans le vide?
    Il aurait poussé une "PUTAIN" de bonheur, mais seul un sourire se plaqua sur ses lèvres.
    L'espace d'un instant, le garçon avait oublié son mutisme. Puis le temps d'une autre seconde, il plaqua ses mains sur sa gorge, réalisant qu'il ne pouvait pas. Même quand il le voulait, il ne pouvait pas. Sauf que Dante le savait déjà. Sa voix, pétrifiée, ne reviendrait que s'il se vengeait un jour. Et il ne le ferait pas. Alors, sans doute sera-t-il condamné à ne pouvoir s’exprimer que face à Alpha…

    Cette seule idée le poussa à fuir. A continuer de fuir. Il avait oublié le sang et pourtant, ça restait là, près de lui, en lui, à circuler librement comme l'air. Limitant sa liberté à lui, le réduisant à n'être rien qu'un grain de poussière. Peut-être aurait-il pleuré, si ce genre de pensées avaient bien pu lui effleurer l'esprit ne serait-ce qu'une fois. Cependant Dante n'était pas comme ça. En réalité, il était tout l'inverse : combatif, passionné, entêté. Jamais rien ne pourrai l'arrêter pour de bon.
    Après ce qu'il avait vécu, il se baladait à nouveau sur les toits, rapide, vif, sans la moindre peur dans le cœur, sauf peut-être celle d'être rattrapé par la mort dont il avait refusé l'étreinte.
    Il sautait, librement, d'un toit à l'autre. Mais son corps manquait de souplesse, de force. Il était encore assez faible que pour s'écrouler à n'importe quel moment, raison pour laquelle il finit par s'arrêter sur un toit pour s'asseoir derrière une bouche d'aération. Son cœur battait vite, il lui manquait un peu de souffle. Demain, ou peut-être même ce soir, il reprendrait l'entrainement pour récupérer sa force d'entant.
    Mais lorsqu'il vit une ombre, au loin, se rapprocher, sauter sur son toit et continuer sa route, il tiqua. Est-ce qu'Archibald l'avait...Bêtement loupé? Dante esquissa un sourire moqueur. Il retira rapidement sa montre, bondit sur ses deux pieds et la lança dans la direction de l'être capable des mêmes choses que lui. De sa position, il entendit un "pok" lorsque l'objet en métal vint heurter le crane de l'homme.

    Et tandis que celui-ci se retournait, Dante, lui, ne fit que lever son bras, agitant sa main pour saluer l'autre. Est-ce que l’homme avait vraiment réussi à ne pas capter son odeur? Quelle ironie. C’était peut-être la seule chose qui puisse réellement rendre le sourire au gamin. C’est pourquoi ses lèvres s’étirèrent au niveau des coins et qu’il laissa retomber sa main, glissant sur le toit pour se rapprocher de celui-ci ou l’autre se remettait de sa douleur.
    Il aurait peut-être été plus malin d’envoyer l’objet de façon à ce qu’il le voit passer devant lui, pas à ce qu’il le touche. Mais ça, Dante y avait pensé après. Et puis, c’était sa façon à lui de se venger de cette odeur qu’Archibald lui avait imposé en se blessant.
    Au moins à cette distance l’un de l’autre, il ne la sentirait pas. Du moins, est-ce ce qu’il espérait, lui, le loup blanc, quand il s’assit sur le rebord du toit, ses pieds pendus dans le vide, ses AT’S tapant durement contre le béton au fil des balancements. Tombera, tombera pas. La question ne se posait pas.

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Archibald Lonia
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MessageSujet: Re: Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?   Mer 6 Juil - 20:54

La douleur de sa main était, somme toute, alors que l'adrénalie qui la "cachait" jusque là finissait d'être assimilé par son cerveau, assez lancitante. Il le sentait, ce sang qui coulait doucement de sa main, ce sang qui était pulsé à chaque seconde par son coeur, ce même sang qui laissait une traînée écarlate sur ses pas depuis quelques secondes. Nul doute qu'il ne pourrait pas tenir son pinceau aussi bien qu'il l'avait fait encore quelques heures plus tôt avant un petit moment. Et c'était sans compter la cicatrice que ça allait lui laisser dans la main. Pour une fois, il était content d'avoir les "pattes" qui lui avait été donné. C'était vraiment impressionnant ce qu'il arrivait a faire sans réfléchir avec ces extrémités là. Ses griffes lui permettaient de ne pas glisser lorsqu'il arrivait sur un nouveau toit en crissant un peu dessus, ce qui n'était pas certain cependant, c'était que cela fonctionne sur un toit humaide, m'enfin, il testerait ça lorsque l'occasion se présenterait, et de préférence sans être poursuivit. Il venait de passer plusieur toit déjà, mais rien en dessous dans les ruelles. Il lui semblait que sa "proie" s'était volatilisée. Mais entre ce sentiments et la réalité, il y avait plus d'un pas, et il n'allait pas laisser tomber aussi facilement. Ce n'était pas maintenant qu'il allait stopper des recherche concerant une part de son passé. Cela faisait des années qu'il pensait être finalement le seul survivant de la fuite qui avait eu lieux de ce fichu laboratoire. Et enfin une personne qu'il avait connu là bas, une personne qui avait vécu la même chose que lui, une personne "comme" lui. Différente des autres, qui connait la souffrance et la douleur, le froid et la faim... Revenant à l'instant présent, il manqua de se retrouver en bas, dans la rue. Il ne se serait pas fait mal, m'enfin. Il ne se basait que sur sa vision, raison pour laquelle il ne sentit pas qu'il venait de dépasser sa cible. Il était tout à son ouvrage. Il ne pouvais le laisser disparaitre dans une ville dont il explorait les ruelles depuis plusieurs années maintenant.

Le choc le secoua au moment où il posait la patte sur un nouveau toit. Un peu plus fort, et il l'aurait sans doute déséquilibré, le précipitant quelques mètres plus bas. Il eu le reflexe de tendre sa mauvaise main pour rattraper l'objet qui l'avait frappé derrière le crâne, et l'examina rapidement. Une bonne vieille montre, voilà ce qui avait manqué de le faire dégringoler. Il se massait l'arrière du crâne, autant par réflexe que par réelle douleur. C'est que c'était petit mait ça faisait mal ce genre de chose.... Il se retourna, pour voir Dante qui lui faisait signe du toit qu'il venait de quitter. Soit il venait de lui passer à côté, et il avait l'air d'un couillon de première, soit il venait d'y monter. Il le vis qui s'asseyait sur le bord du toit, et décida d'en faire de même. Il s'approcha, lança la montre (souillé de son sang) a son propriétaire, et s'assis tranquillement au bord. Il dévisageait son ancien camarade. Il y avait si longtemps qu'il ne l'avait plus vu...

Il attendait qu'il commence la conversation, en faisant ce qu'il pouvait pour se concentrer sur lui et non sur le bout de verre qui restait fiché dans sa main et qui continuait à le faire souffrir.
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Dante Kilstrong
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MessageSujet: Re: Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?   Dim 17 Juil - 23:30

    Avant, arrière, pas en même temps. Avant, arrière, un rebond, un bruit, pas en même temps. Le talon du pied droit quittait le béton quand l'autre s'y posait seulement, tapant durement avant de rebondir à son tour.
    L'image rappelait celle d'un enfant assit sur un banc, dont les jambes trop courtes se balanceraient dans le vide. Qu'attend ce môme? Le vent balaie ses cheveux, il ferme ses yeux. Il n'y a peut-être plus rien à attendre, en fin de compte, et il reste pourtant assit à guetter ce que le temps lui apportera. Ou est-ce le vent.

    A entendre le sifflement, Dante lève le bras, se doutant légèrement de ce qu'il allait recevoir. Il ouvrit juste les yeux, pour ne pas rater le...
    Il ne tendit pas son bras, la montre passa à quelques centimètres du bout de ses doigts tandis que son regard suivit, par-dessus son épaule, cet objet auquel il tenait tant il y a encore quelques minutes de cela. Il finit par baisser son bras et lancer un étrange regard à Archibald, l'air dégoûté. L'odeur de sang s'étendait dans le sillage de la montre, forçant Dante à grimacer. Il cru presque que l'autre se moquait de lui, mais visiblement, il ne devait se douter de rien. C'était bien ça le problème.
    Sur toute cette étrange planète, il devait être le seul hybride artificiel loup à détester la viande. Un carnivore obligé qui devient un végétarien tout aussi forcé...Visiblement, la vie était ironique avec lui, et même s'il n'appréciait pas la blague, il devrait bien s'y faire. Ce n'était pas sa faute si soudain, cette odeur s'était mise à le dégoûter plus que le reste.
    C'était il y a quelques années. Avant cela, il n'avait jamais senti, jamais goûté, ni même réellement imaginé ce que pouvait être le sang. Jusqu'à ce que celui de son père éclabousse son propre visage, jusqu'à ce qu'on lui inflige sa nouvelle nature. Le sang, alors, n'était à ses yeux qu'un liquide qui lui rappelait douloureusement ses premières chutes, du haut de ses trois ans.

    Aujourd'hui, c'était bien autre chose. L'odeur lui infligea ce souvenir, image subliminale le propulsant presque un an dans le passé, un bond dont il se serait volontiers passé.
    Il ouvrait les yeux, le bras en sang s'affichait, près de lui, loin, près. Le sang coulait, se résorbait dans un bout de coton, le verre quitte la table et s'y repose brutalement.
    Ses mains, ensanglantées, une seconde propre puis sales, se rapprochent de son visage qu'il cache misérablement. Sec, le sang est sec, il s'écaille sur sa peau, s'humidifie sous les larmes.

    Il ouvre les yeux, face au visage d'Archibald, face à son air étranger et à ses yeux baladeurs qui scrutent ce qu'il est devenu. Pour sa part, Dante se relève, l'air maussade. Ce souvenir s'efface, lentement. Il sait que des bribes d'images se perdent, au fil du temps. Un jour, il ne se souviendra que du nom de cet homme, du nom de ce qu'il a fait, mais pas d'images. Plus d'images.
    Mais il reste le son, l'odeur. Et le sang dont il se rapproche, laissant mollement ses pieds glisser sur le toit de l'immeuble.
    Tout en s'accroupissant, il tire sur le bord de sa manche, saisit sa montre et se redresse. Plus tard sans doute, il demandera à Elisa de la nettoyer. Mais le moment n'est pas à cela. C'est pourquoi tout aussi lentement, il revient sur ses pas, se rassied face à Archibald pour le fixer à son tour. Sans le quitter des yeux, il retire une lanière de son sac, le fait glisser sur ses genoux et l'ouvre d'un geste vif.
    Ses yeux bleus scrutent l'autre loup, le quittent un instant, y reviennent aussitôt lorsqu'enfin, son bras ressort du sac, la montre abandonnée à l'intérieur, un carnet et une plume la remplaçant dans sa main. Puis doucement, il remet son sac, fait un signe à Archibald pour lui demander d'attendre. Et ses yeux, alors, se posent sur le papier qu'il se met doucement à gratter, de sa plume vibrante, de ses lettres déformées, telles celle d'un enfant.

    « Yo, Archi. Comment ça va, depuis le temps? »

    Il mâchouille la plume, tient le carnet à deux mains pour le tendre dans la direction de l'autre. Sous le texte figure un dessin approximatif d'une main droite faisant, de l'index et du majeur, un signe de victoire.
    Laissant le carnet dans cette position pendant un certain moment, il le repose sur ses genoux, indique à nouveau à l'autre d'attendre et tourne la page, reprenait sa plume pour continuer à poser les mots qu'il ne peut dire sur un papier que l'autre peut lire.

    « Déso', mec. J'ai perdu la voix, y'a un moment. »

    Cette fois, apposant le point à sa phrase, il a un doute. Montrer, ne pas montrer? Il dépose la plume contre sa cuisse, et elle roule sur le béton avant d'être ralentie, stoppée par le vent qui la freine dans sa fuite. Il la reprend, vainement, puis la repose et enfin, saisissant le carnet par le coin supérieur, le tend à l'autre homme. Il n'y a rien d'autre à écrire.

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MessageSujet: Re: Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?   

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Un tableau, une chope, deux bon amis, que demander de plus ?
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